Lorsque le sport masculin nous propose la force comme rêve, Naomi Osaka, 17e joueuse mondiale, vainqueure de l’Australia Open en 2019 et 2021, est entrée sur le court Rod Laver, comme une Reine devant ses sujets !
Ayant réussi l’incroyable de transformer ses 1m80 en subtilité, vent et légèreté. Nous faisant comprendre, quand tout est toujours à apprendre, que l’être est bien différent de son physique et apparence.
Sa tenue ? Un mélange subtil de puissance et de douceur, à son image : audacieuse sans jamais crier, élégante sans jamais forcer. Le tissu semblait danser avec le vent australien, comme si chaque fibre savait qu’elle avait déjà soulevé ce trophée mythique.

Osaka, c’est cette contradiction fascinante : une force tranquille, un sourire timide qui cache une détermination de fer. Il est loin le temps où elle subissait sa notoriété, enfouissant sa douleur dans le silence, à l’image de sa tristesse lorsqu’elle alluma la vasque de Tokyo 2020, fait en 2021.
Une rencontre remportée face à Antonia Ruzic (6-3, 3-6, 6-4) pour filer au 2e tour du Grand Chelem de Melbourne, expliquant : « Nike m’a permis de dessiner la robe. Elle est inspirée d’une méduse ».
Il y avait dans son allure quelque chose de magnétique, comme si le Grand Chelem lui-même se penchait pour l’admirer. Une élégance sportive, une assurance discrète, et ce regard qui dit : « Le jeu commande mais je suis. »
Dans la lignée de sa confrontation au second tour où son adversaire lui a vivement reproché ses « Come on » même quand elle ratait son premier service. Loin des usages de ce sport réglé comme du papier à musique. Elle expliqua, après coup, être désolée de ses réponses lors de l’interview sur le court, justifiant que ce qu’elle faisait n’était fait que pour elle, et non pas pour la déstabiliser.
A l’image de la jeunesse qui arrive. Naomi Osaka fait ce qu’elle pense bon pour elle, non pas contre la société, et ou mais, juste pour elle, et seulement pour elle.
William Commegrain Lesfeminines.fr