Combien de fois l’équipe de France féminine de Volley-ball s’est posée la question où était le bonheur ?

Un nombre incroyable de fois pour ces filles, placées dans des clubs européens, loin de leur famille, à se créer des liens autour du bonheur, en Italie, Turquie, France, mais à ne jamais le trouver avec les Bleues, rangées à la 14e place mondiale.

Un bleu pâle au regard de celui du drapeau français et des deux médailles d’Or des hommes (Tokyo 2020 et Paris 2024). Bleu Outremer pour eux, voire bleu Royal.

Christophe Mäe en a fait une chanson « Il est où le bonheur, il est où ? », le cherchant dans ses premières notes pour quelques mots plus loin, nous garantir « qu’il est là le bonheur, il est là ! »

Et pour les Bleues de France 2025, d’habitude jamais conviées aux Mondiaux des meilleures de la planète Volley, elles peuvent chanter à tue-tête « Il est là, le bonheur ! Il est là ! ».

A l’image d’une Lucille Gicquel, 27 ans, joueuse évoluant au Japon, fille de, tout juste entrée et qui saute de joie comme une Masaï après son contre qui donne le quatrième set aux Bleues et le match, face à la Chine 5e mondial qui n’a rien trouvé à chanter, sinon à penser au passé.

Un passé chinois qui lui donnait les portes d’un quart face au Brésil, avec ses deux victoires récentes face aux françaises, aux JO de Paris 2024 et en Ligue des Nations de Juin 2025, par deux fois sur le score sec de (3-0).

De s’écrouler les unes sur les autres en se demandant … quelles forces ont-elles trouvé pour gagner un second set qui se joue en 25 points, sur le score de 27-25.

Après leur tornade sur le premier, remporté avec cinq points de différence (25-20), face aux chinoises, deux fois championnes du monde (82 et 86), trois fois Or olympiques (84, 2004, 2016) et de multiples fois sur les podiums.

D’un (0-3) habituellement subit, elle mènent (2-0) dans une compétition internationale, à un set de les mettre dehors !

Amélie Rotar, réceptionneuse/attaquante et capitaine de l’équipe de France : On a commencé comme contre le Brésil en étant bien agressives sur les deux premiers sets, ensuite, on a encore eu cette rechute dans le troisième, dû en partie à l’excitation, à l’adrénaline de se dire qu’on avait pris deux sets à la Chine, mais cette fois, on a réussi à pratiquer un très bon volley dans le quatrième.

Il est là le bonheur d’accepter de perdre le 3e, (22-25) après quatre balles de match sauvés, sans se démobiliser, pour les terminer sur un (25-20) qui dit tout de la force de cette équipe féminine.

Un peu plus de 100.000 licenciées féminines de volley-ball en France, dans le dark-médiatique des sports collectifs féminins français, loin derrière le hand-ball, multiples médaillées ; éloignées du basket-ball féminin, éclairs de coeur des JO de Paris en tant que finaliste face aux USA mais devant le football féminin français, toujours attendu mais jamais arrivé.

Face à la Chine, dont Bruno Bini, sélectionneur français de la Chine du football féminin (2015-2017) me disait que le Volley-ball féminin était le premier sport féminin médiatisé en Chine avec 983 joueuses professionnelles et semi-professionnelles de recensées, précisé par Gemini, sans compter les amatrices.

« Il est là le bonheur ! » peuvent chanter les filles de France, qu’on appelle « Bleues ».

Bleue Outremer, bleue Royal, pour une performance collective, dont un résultat, avec des performances individuelles incroyables (voir la liste des joueuses ci-dessous) qui forment un tout. « Il est là le bonheur ! ».

A se dire que les Brésiliennes, 2e au classement mondial, par deux fois récemment contestées par les françaises sur des défaites serrées (2-3), sont peut-être les autres notes que les françaises chanteront, Jeudi 4 Septembre, dans ce quart de finale qu’elles vont jouer à 12 h.

Quand d’autres comptent leurs Euros sur des comptes en banque comme indicateur de bonheur ! Si elles savaient à quel point le sport de haut niveau peut donner corps aux plus beaux rêves ! Comme l’écrit une plaque à l’entrée du court principal de l’US Open, « la pression est un privilège ! »

Sélectionnées pour réussir et REUSSIR !

Rendez vous compte du bonheur que c’est d’éliminer la Chine (5e mondial) pour une France, jamais venue depuis 50 ans, en se disant que le Brésil (2e) peut encore plus les faire chanter et aimer ce bonheur, qui se propose à Elles.

Il est où le bonheur ?? Ben, « Il est là le bonheur, Il est là ! »

Passeuses :

  • Enora Danard-Selosse (177, 22 ans) (Mulhouse)
  • Nina Stojiljkovic (180, 29 ans) (Zaon Kifisia/Grèce)

Libéros :

  • Juliette Gelin (162, 23 ans) (Milan Italie)
  • Amandine Giardino (172, 30 ans) (Le Cannet France)

Réceptionneuses/attaquantes :

  • Sabine Haewegene (176, 31 ans) (Chamalières)
  • Nawelle Chouikh-Barbez (181, 20 ans) (Chamalières)
  • Amélie Rotar (188, 24 ans) (Götzepe SK Izmir /Turquie)
  • Héléna Cazaute (184, 27 ans) (VakifBank Istanbul/Turquie)

Pointues :

  • Iman Ndiaye (188, 23 ans) (Nilüfer Belediyespor Bursa/Turquie)
  • Lucille Gicquel (189, 27 ans) (Toray Arrows Shiga/Japon)

Centrales :

  • Amandha Sylves (194, 24 ans) (Pinerolo/Italie),
  • Fatoumata Fanguedou (186, 22 ans) (Chamalières),
  • Eva Elouga (191, 25 ans) (Béziers),
  • Camille Massuel (184, 25 ans) (Cannes) 

Le staff : Cesar Hernandez (entraîneur), Fikkret Ceylan, Marius Clerc et Félix André (entraîneurs adjoints), Romain Guivarch (statisticien), Thomas Guillaumond (préparateur physique), Jad Arbid (médecin), Guillaume Peyre (kiné), Marc Francastel (team manager)