Pour qui aime le sport, l’athlétisme est un RDV obligatoire tellement il nous renvoie à ce qui a crée notre première émotion sportive : courir, sauter, lancer. Seul ou en équipe. Que ce soit pour les pratiquants de football, tennis, padel, frisbee, etc …
La Fin du souffle court ?
L’image d’un fil vainqueur passé, veut que l’athlète au féminin comme au masculin s’écroule, épuisée, cherchant son souffle. Ventre pompant pour alimenter des poumons en recherche d’oxygène. Tête et cerveau concentrés à réalimenter un corps, ne gardant que pour seule fenêtre intellectuelle, une place voire un temps.
C’est ainsi qu’on voit les arrivées du 1.500 mètres et suivants, voire du 800.
Le visage impeccables des néerlandaises
Le 12 Août, s’est tenu à Budapest, un meeting international. Avant-dernier d’une série qui se jouera le week-end prochain (16 Août) en Pologne (Chorzow) pour finir par la Ligue des Diamants de Lausanne (20 Août). Derniers espaces pour se qualifier aux prochains Mondiaux de Tokyo (13 au 21 septembre 2025) pour ceux et celles n’ayant pas réussi les Trials de leurs championnats nationaux.
Les néerlandaises, gagnantes sur le 400 mètres haies par l’extraordinaire Femke Bol (52″24), Nadine Viser au 100 mètres haies (12″43) et Lieke Klaver (50″11) au 400 mètres plat franchissent la ligne avec un visage qui aurait pu être celui d’une statue d’un Rodin grec.
Sans marque, glabre, plein. Le corps est travaillé, masticoté par l’effort, transformé, mais le visage n’a rien. Pas une ride d’effort sur ce visage d’athlètes féminins qui aurait pu, tout autant, être l’imaginaire d’une IA pour une publicité de crème rajeunissante.
Au souvenir des courses féminines, l’ivoirienne Marie-José Ta Lou (36 ans), vainqueure devant trois jamaïcaines, respire la même sérénité.

Sur les épreuves courtes, les athlètes féminines ont trouvé une forme de sororité qui s’appelle sérénité.
Elles respirent l’effort instantané autrement. Il y a comme une pratique dans ce que le spectateur voit. Quelque chose qui ressemble à un entraînement tiré du yoga et de la gestion individuelle de son corps comme de sa tête.
Si on doit comparer avec les hommes, souvent leur visage se transforme à l’effort.
A comprendre pour tous les sports collectifs qui se jouent sur des courses d’intensité. Ils sont nombreux.
William Commegrain Lesfeminines.fr