La sécurité fonctionne à plein pour les JO de Paris. 150.816 enquêtes de sécurité ont été réalisées par les équipes du Ministère de l’intérieur et 715 personnes ont été refusées, dont 10 fichiers S.

Depuis des mois, des enquêteurs-analystes épluchent en toute discrétion les centaines de milliers de demandes d’accréditation (bénévoles, porteurs de flamme, personnel de sécurité privée, prestataires) émanant du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), ou des préfectures impliquées dans le grand rendez-vous planétaire.

Leur objectif: s’assurer que celles et ceux qui sollicitent une autorisation ne constituent pas un risque pour la sécurité de l’événement, dans un contexte de menace terroriste « très élevée » en France.

Julien Dufour, chef du service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS), responsable du dossier pour les JO, explique la procédure qui touche les 10.500 athlètes sélectionnés pour les JO, les 4.400 qui viendront aux Jeux paralympiques, les coaches et pas loin de 26.000 journalistes venues de par le monde.

Sans oublier les 45.000 bénévoles et 22.000 agents de sécurité appelés à œuvrer pendant les JO du 26 Juillet au 11 Août.

« Il ne peut pas y avoir de délivrance d’accréditation du Cojo tant qu’il n’y a pas eu de résultat d’enquête de sécurité (…), c’est vraiment pour toute personne, sauf le spectateur », avait dit à l’AFP début mars Julien Dufour, chef du Service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas), chargé de cette mission pour les JO.

La demande d’accréditation passe déjà au tamis des fichiers possédés par la Police comme par les renseignements. A ce stade, si rien n’apparaît, le dossier prend la couleur du VERT et l’accréditation est donnée.

À l’inverse, si le nom de la personne apparaît dans un de ces fichiers, un enquêteur-analyste évalue alors si les faits qui lui ont valu cette inscription, sont de nature à représenter une menace dans le cadre de sa mission lors des JO.

En fonction de l’évaluation, le Sneas peut rendre un avis d’incompatibilité – « motivé », insiste Julien Dufour – et la demande d’accréditation doit être refusée.

William Commegrain Lesfeminines.fr