En direct sur France4, 21 heures ce soir et samedi 18 avril, 21 heures sur W9. Le billet 2027 des Bleues pour le 10e mondial brésilien se décide cette semaine contre les Pays-Bas.

Parlons des Bleues de Laurent Bonadei, partie dans cette aventure au lendemain de l’Euro Suisse de 2025 (quart de finale) sans les expérimentées Wendie Renard (OL Lyonnes, 168 sélections et 39 buts) pour la défense centrale, Eugénie Le Sommer (club mexicain, 200 sélections et 94 buts) en attaque, et Kenza Dali (San Diego waves, 72 sélections et 13 buts), pour le milieu offensif ; puis après avoir vu les désistements de Sandie Toletti (Real Madrid, 72 sélections et 4 buts) et d’Amel Majri (82 sélections et 13 buts), l’heure est à la réussite ou à l’échec de cette stratégie d’accompagner de plus jeunes joueuses, moins fortes, vers le haut niveau, pour être prêtes au Mondial 2027, et passer le cap d’une première médaille internationale.

Avec six points et deux victoires (Pologne et Irlande du Nord), l’équipe de France féminine vire en tête dans ce groupe A2, comme l’Angleterre et l’Espagne du groupe A3), et l’Allemagne dans celui A4.

A la différence des trois autres groupes, le calendrier de l’UEFA impose aux françaises de rencontrer, Mardi (aux Pays-Bas) et Samedi (Auxerre), son concurrent direct, les Pays-Bas (11e FIFA), pour une double rencontre « coupe-gorge », qui confirmera ou pas, la première place des Bleues.

En cas de double victoires, la stratégie de Laurent Bonadei aura réussi sa première étape avec la qualification directe pour le Mondial 2027. En cas de difficultés, vu la notoriété des joueuses que le sélectionneur a sorti de la sélection, les critiques risquent de pleuvoir sur les joueuses et le staff de l’équipe française. D’autant que cela a touché des joueuses lyonnaises à forte notoriété.

Il s’agit pour des joueuses comme Sakina Karchaoui (PSG), Kadidiatou Diani (OL Lyonnes), Grace Geyoro (London City Lionesses), sur ces deux matches, de rassurer ses fans, prendre effectivement le « lead » aux yeux des supporters français, pas si nombreux, mais surtout dans l’esprit des « footix » de l’équipe de france féminine, bien plus nombreux, et spectateurs ponctuels des affiches de l’Equipe de France (audience qui peut aller jusqu’à 5 millions sur des compétition comme le Mondial)

Pour ce faire, les Bleues se présenteront avec un effectif qui a l’habitude maintenant de jouer ensemble, et dans lequel, il manquera pour la 3e fois consécutive, Selma Bacha (OL Lyonnes), dont on connaît l’impact sur le côté gauche, substituée par Perle Morroni, ex-PSG de 27 ans, partie depuis plusieurs années, dans le monde anglophone du football féminin (San Diego waves).

Les Pays-Bas ont plus un passé qu’un présent, avec un titre européen en 2017 et une place de vice-championne du monde lors du Mondial français de 2019. Sans championnat consistant (seules 4 joueuses sélectionnées), son groupe vient de partout, et notamment dans les championnat européens majeurs et surtout anglais (9 joueuses).

Le groupe des Pays-Bas se renouvelle et connait aussi ses absences sur blessures comme celle de Vivianne Miedema, star du championnat anglais sur le plan offensif, Jackie Groenen (PSG), Jill Roord, (ex-Manchester City), Danielle Von de Donk (ex-OL lyonnes) ou dominique Janssen (Manchester United).

C’est un groupe jeune dont on retiendra quatre noms : la gardienne Daphnée Van Domselaar (Arsenal, 37 sélections), Damaris Egurrola (OL Lyonnes, 49 sélections, 7 buts), les attaquantes Lineth Beerensteyn (121 sélections et 41 buts, Wolfsburg) et celle du PSG, Romée Leuchter (28 sélections et 5 buts), meilleure buteuse de l’Arkema Première Ligue.

La balance va dans le sens des françaises : la dernière victoire des néerlandaises remonte à 2015 et la dernière rencontre entre les deux nations, sur un volume de 32 matches, est favorable aux françaises. (5-2) pour les Bleues lors de l’Euro 2025 en Suisse.

L’équipe perdante devra batailler ensuite pour se qualifier. Les rencontres face à la Pologne comme contre l’Irlande du Nord, se sont gagnées sur la durée et le détail pour les Bleues, difficilement pour les Pays-Bas (match nul contre la Pologne et une victoire). Les deux ne sont pas garanties de ne pas commettre un impair contre ces deux nations au fort caractère, lors des deux dernières journées à venir.

Un challenge attend donc les Bleues. « Passer l’étape 1 du projet Bonadei« 

Dans le groupe A3, gros match ce soir entre l’Angleterre et l’Espagne. Toutes deux à six points, pour le lead du groupe.