Les mondiaux de Volley-Ball vont-ils permettre de faire connaître les françaises au grand public comme la bande à Laurent Tillie l’a réussi en réalisant l’extraordinaire performance de gagner deux médailles d’Or consécutives aux JO de 2020 à Tokyo puis à Paris en 2024.

Des réussites présentes dans l’esprit de chacun permettant même en 2021 d’être à la première place mondiale, après une remontée sur une décennie, démarrée dans les années 2010 avec une place entre le Top 15 et 10 mondial. Un peu la situation féminine actuelle, classée 14e mondial pour ce Mondial en Thaïlande, 18e nation mondiale.

Tout a démarré plus tôt. Le phénomène déclencheur à été le gain en 2015 de la Ligue Mondiale des Nations, appelée VNL (Volley Nation League). Les « Experts » sont entrés dans le Top 10 pour ne plus en sortir, voire avancer avec une seconde (2017) et troisième victoire (2022) dans cette compétition, pour être actuellement 4e mondiale.

Les féminines n’en sont pas encore là ce qui donne tout le sel de l’exploit qu’elles commencent à réaliser en obtenant, pour la première fois depuis 1974, une qualification historique en 1/8e de finale d’un mondial 2025 qui se joue en Thaïlande et qu’elles n’avaient plus joué depuis cinquante ans.

Des 32 équipes qualifiées pour ce mondial (une première avec huit groupes de quatre), les françaises ont su gagner contre celles qui devaient plier face à elles.

Puerto Rico, 19e mondial (25-22, 25-18, 21-25, 25-14) a craqué devant l’envie des françaises de ne pas commettre d’impairs dès l’ouverture de la compétition. Le Brésil (2e mondial) a donné des ailes aux Bleues, en ne gagnant qu’en cinq sets ! La France menant même deux sets à zéro (25-21 et 25-20), pour craquer sur le fil au tie-break (13-15).

La force nouvelle française s’est jouée contre la Grèce, 31e mondiale, qui avait réalisé sa performance en l’emportant sur Puerto Rico.

Les françaises n’ont pas tremblé, laissant aux grecques courageuses le premier set (25-17) pour prendre les trois autres (25-21, 28-26, 25-17), gagnés au talent, à la compétitivité et sur la durée.

Des indicateurs qui leur laissent espérer mieux et plus, bien que beaucoup d’équipes soient bien mieux classées qu’elles dans ce mondial.

La hiérarchie mondiale, dans l’ordre, étant la suivante : Italie, Brésil, Pologne, Japon, Chine, Turquie, USA, Serbie, Pays-Bas, République dominicaine pour les 10 premières places. Les suivantes étant celles de l’Allemagne, du Canada, de la Belgique et de la France (14e).

Il reste que 2025 a bien commencé pour les françaises. Après deux étapes, elles n’ont réalisé qu’une seule contre-performance, face à la Thaïlande, 18e mondiale (14-25, 25-19, 23-25, 13-25) en VNL, pour l’emporter contre la Belgique (13e mondial). Durement face aux Pays-Bas (9e mondial 3-0) et sur le fil contre la Serbie (8e, 3-2, 15-13 au set décisif). Des résultats réussis face à des équipes mieux classées.

Le 13-15 du cinquième set face au Brésil, seconde au classement mondial, laisse rêveur et donne droit à plus et mieux.

Il s’agit cependant, de ne pas attendre à l’excès, de la sélection de César Hernandez, en poste depuis décembre 2014.

Les bleues, dans le registre de l’impossible, ont été battues aisément dans le Top 5 mondial (Chine 3-0) mais bousculant au-delà ! Avec dans le registre du « tout est possible », une défaite contre la Turquie (6e, 1-3), mais des scores serrés face aux USA (7e, 2-3) et contre l’Allemagne (11e, 2-3).

Une sélection où les petites ont un droit à exister et à performer comme la libero Juliette Gelin (162, 23 ans) autant que les grandes, dont les plus grandes sont Iman Ndiaye et Amélie Rotar (188). A noter, pour les aficionados du sport qu’on trouve la fille de Jean-Charles GICQUEL, Lucille, dans cette équipe. Toujours recordman de saut en hauteur en salle avec un saut à 2,35, et dont sa soeur cadette, qualifiée aux JO de Paris et aux mondiaux 2023, évolue à (1,92).

Une équipe française qui vient de réaliser une performance, dont on peut leur souhaiter un exploit avec une qualification en quart de finale.

Il faudra bien un exploit car la Chine (vainqueur 3-0 des françaises en VNL) , actuellement 2e de son groupe, compte bien finir première en battant la Republique Dominicaine et sera alors l’adversaire des françaises au 31 Août. (A l’écriture de cet article, les chinoises mènent, en live 2-0 (25-15, 25-21).

Si les françaises passent la Chine, tout résultat au-dessus dans ce mondial mériterait la première page de l’Equipe !

Passeuses :

  • Enora Danard-Selosse (177, 22 ans) (Mulhouse)
  • Nina Stojiljkovic (180, 29 ans) (Zaon Kifisia/Grèce)

Libéros :

  • Juliette Gelin (162, 23 ans) (Milan Italie)
  • Amandine Giardino (172, 30 ans) (Le Cannet France)

Réceptionneuses/attaquantes :

  • Sabine Haewegene (176, 31 ans) (Chamalières)
  • Nawelle Chouikh-Barbez (181, 20 ans) (Chamalières)
  • Amélie Rotar (188, 24 ans) (Götzepe SK Izmir /Turquie)
  • Héléna Cazaute (184, 27 ans) (VakifBank Istanbul/Turquie)

Pointues :

  • Iman Ndiaye (188, 23 ans) (Nilüfer Belediyespor Bursa/Turquie)
  • Lucille Gicquel (189, 27 ans) (Toray Arrows Shiga/Japon)

Centrales :

  • Amandha Sylves (194, 24 ans) (Pinerolo/Italie),
  • Fatoumata Fanguedou (186, 22 ans) (Chamalières),
  • Eva Elouga (191, 25 ans) (Béziers),
  • Camille Massuel (184, 25 ans) (Cannes) 

Le staff : Cesar Hernandez (entraîneur), Fikkret Ceylan, Marius Clerc et Félix André (entraîneurs adjoints), Romain Guivarch (statisticien), Thomas Guillaumond (préparateur physique), Jad Arbid (médecin), Guillaume Peyre (kiné), Marc Francastel (team manager)