Les favorites marquent leurs présences
Les premières journées de la 10e Word Cup féminine montrent la réalité d’une Coupe du Monde qui se construit, faite de pays majeurs comme l’Angleterre (69-7 face aux USA), l‘Afrique du Sud (66-6 contre le Brésil), l’Australie (73-0 opposé aux Samoa) et le Canada (65-7 face aux Fidji).
Quelle est la place des Bleues en 2025 dans cette compétition où elle a terminé sept fois 3e (1991, 1994, 2002, 2006, 2014, 2017 et 2022) après la sévère défaite face aux anglaises lors du dernier match de préparation à Mont de Marsan (6-40) ?
Les Bleues, plus en retrait, opposées à l’Italie
Une place mitigée entre une faiblesse offensive du pack due à la défense italienne et une défense française, soit très forte si l’attaque italienne a de la qualité, soit non testée dans le cas contraire.
La vérité dépend en fait du niveau italien dont en saura plus face à l’Afrique du Sud, leur prochain adversaire.
En fait l’opposition contre les italiennes, pour ce premier match de groupe a surtout montré que le pack français n’avait pas la puissance des quatre équipes favorites de ce tournoi que sont l’Angleterre (69 points), l’Afrique du Sud (66), l’Australie (73) et le Canada (65), autrices de scores fleuves.
Il a fallu que la solution vienne de l’ailière Joanna Grisez, marquant ainsi son 9e essai en 10 sélections, pour que le score s’ouvre (27e, 7-0) pour les Bleues, après maintes tentatives du pack pour écraser une défense italienne qui n’a rien cédé dans cette première mi-temps.
Les Bleues, rentrant aux vestiaires en bénéficiant d’une erreur incompréhensible d’une italienne, à relancer le jeu alors que la sirène avait sonné, provoquant une pénalité permettant aux françaises de s’asseoir sur un (10-0) plus favorable.
Si la partie s’est terminée sur un (24-0) pour les Bleues avec deux autres essais d’Assia Khalfaoui (45′) et Charlotte Escudero (62′) dont un refusé de Morgane Bourgeois pour deux mains françaises et italiennes aplatissant au même moment dans l’en-but, l’une pour marquer, l’autre pour défendre ; la faiblesse des avants françaises en comparaison de la concurrence interpelle pour un podium éventuel.
Ce qui n’inquiète pas Gabrielle Vernier, nommée Meilleure joueuse du match, demandant plus de patience : « Jouer un match de Coupe du monde, c’est incroyable et nous sommes très heureuses du résultat. Nous avons beaucoup travaillé pour ce match, nous avons la victoire, et nous allons continuer à travailler dur pour le prochain. Les jeunes joueuses du groupe apportent énormément d’énergie sur le terrain. Parfois il faut les calmer un peu, mais elles font monter le niveau. C’est bien d’avoir une équipe avec des anciennes comme moi et des jeunes. »
Les Bleues, attendues contre le Brésil pour se rassurer !
Si les Bleues sont sereines, le public l’est moins. D’autant que l’Irlande, autre nation européenne, opposée au Japon, n’a pas fait dans la dentelle en s’imposant 42 à 14.
Les Bleues devront nous éclairer plus et mieux contre le Brésil (dimanche 31 Août) ayant pris une rouste de l’Afrique du Sud (66-6) et contre l’Afrique du Sud, le 7 septembre, pour le dernier match de poule.
David Ortiz, coach avec Gaëlle Migot de la sélection, sur le site de la FFR : « Je pense que les critiques étaient normales si l’on regarde nos performances lors des matchs de préparation. Mais je crois que cette victoire a montré que nous sommes là, que nous sommes solides et capables de nous défendre. Nous sommes une équipe qui aime jouer et le fait de jouer nous aide à corriger les erreurs que nous avons commises. J’espère que lors du prochain match contre le Brésil, nous pourrons encore progresser. Ce match a donné le tempo pour nous, il nous a permis de nous affirmer en tant qu’équipe. Les prochains matchs seront contre deux adversaires différents, avec des profils différents, et cela va nous aider. »
William Commegrain Lesfeminines.fr