Le Portugal, bien trop vert dans cet Euro !
Dans un Euro qui aura fait vibrer la Suisse (23e FIFA), vu la motivation incroyable des danoises (12e FIFA), l’abnégation des polonaises (27e FIFA), et le battant du Pays de Galles (30e Fifa), toutes quasiment issues de la Ligue B, le Portugal, rangée à la 22e place, fait grise mine.
Rien de bien dramatique sur le plan statistique avec un nul pour deux défaites, deux buts de marqués pour huit encaissés dont le sévère (5-0) de l’Espagne ; mais beaucoup plus sur celui du contenu. Rien n’est apparu dans leur rencontre, laissant croire à un espoir pour la deuxième place dans un groupe qui le permettait : Italie (13e), Belgique (20e) et Portugal (22e).
Il aurait fallu une victoire face à la Belgique, qui a montré depuis plusieurs saisons, son déficit en buts encaissés. Sauf que le match face à l’Espagne avec un (2-2) en cours de rencontre, déjà connu dans le passé, a ouvert l’esprit aux Red Flames qui par ses deux joueuses stars, a remporté le match (2-1).

Un premier but de Tessa Wullaert (Inter Milan) à la 3′ tenu toute la rencontre, pour une égalisation de Telma Encarnacao (Sporting) à la 87′, tout de suite repris par Janice Cayman, bien connu en France (Ex OL et ex- Paris FC) et maintenant Leicester.
A l’évidence, le Portugal n’a pas encore fait sa mue. Trop peu de joueuses sont sollicitées à l’international.
L’Espagne, au-dessus de l’Italie et peut-être du tournoi !
L’Italie a fait ce qu’elle a pu, et même plus à la différence du Portugal, en menant au score dès la 10′ par la latérale droite Oliviero (Lazio).
Devant l’équipe championne du monde, la performance ne pouvait pas durer trop longtemps. Comme face à la Belgique, les espagnoles n’ont besoin qu’une partie de leur talent et il suffit d’une percée d’Athénea sur le côté droit pour qu’elle trouve les filets, sur une passe décisive d’Alexia, difficilement battable pour le Ballon d’Or si l’Espagne continue son chemin européen.
Le nul tint jusqu’à la mi-temps et le retour fut plus délicat. Patri (Barcelona), toujours calé aux seize mètres, attrape un ballon mal dégagé et l’envoie exactement au pied du poteau de la gardienne pour un (2-1) quasiment normal et qui deviendra réel en toute fin de rencontre, avec Esther Gonzalez (90+1, 3-1).

On n’a jamais vu autant sourire des perdantes italiennes, trop contentes d’être qualifiées pour les quarts en raison de la défaillance portugaise mais surtout de l’implication belge alors que de l’autre côté, on regarde le plan Suisse en se disant qu’avec la meilleure buteuse de l’Euro, Esther Gonzales et la meilleure passeuse, Alexia Putellas, les armes sont assez aiguisées pour continuer.
Sauf qu’avec le public et la jeunesse suisse, il peut y avoir des surprises dans un match sec. L’Italie rencontrera, de son côté, la Norvège.
William Commegrain Lesfeminines.fr