Norvège (2-1) Finlande, spécialiste des 3 points et puis s’en va !
La Norvège prend les quarts de finale de l’Euro comme elle a pris les trois premiers points à la Suisse. Au forceps.
Un combat
Contre la Finlande qui nous présente des joueuses au physiques de lutteuses, les norvégiennes ont bénéficié d’un but contre son camp de la joueuse de West Ham, Eva Nyström dès la 3′, les plaçant sur la piste de décollage des quarts après la victoire (2-1) contre les Suissesses.
La Finlande, voisine et grand pays du Nord de l’Europe, ne s’amuse pas à vivre dans des conditions faciles. Leurs joueuses en ont le tempérament et le physique. Oona Sevenius, attaquante de de Rosengard (Suède) a autant le profil d’une footballeuse que d’une rugbywomen, lancée comme une trois-quart, direction la ligne d’en but.
Sa réalisation ne met pas plus de cinq secondes à s’effectuer. Une balle qui rebondit, dans la surface, et voilà la jeune femme qui envoie une mine d’égalisation , à la Finlande, l’espoir de buter les norvégiennes, qui, on ne sait plus pourquoi, ont été une référence mondiale dans le passé (Championne du monde en 1995 et médaille d’Or aux JO en 2000) mais un souvenir au présent.
(1-1) à la 32′ et des vagues qui viennent s’écraser sur le rocher des coéquipières d’Ada Hegerberg, dont on peut dire que l’équipe est maintenant une équipe de combat plus qu’une équipe de jeu.
Il faudrait le talent ou la chance de Caroline Graham Hansen, à bout de souffle de sa saison barcelonaise, pour qu’à la 86′, la Norvège prenne les devants et se qualifient pour les quarts de l’Euro (2-1).

En ayant aussi mal démarré dans le jeu, elle pourrait être un problème pour l’Espagne (groupe B), vu leur marge de progression.
Peut-être le seul ? Qui l’empêcherait de préparer déjà, une des demi-finales qui s’annonce pour elle.
La Suisse invente l’émotion en 90′
La Suisse, terre de consensus où tous les organismes internationaux se sont installés, prêts à tous les consensus dès lors que celui de l’argent soit bien encadré dans la notion d’épargne.
La jeunesse Suisse ne veut pas de consensus
La Suisse du football féminin (23e FIFA) ne veut pas de consensus, bâti sous le slogan « Vous avez bien joué mais vous avez perdu, normal vu votre classement FIFA ».
Notamment les jeunes suissesses qui n’en ont rien à faire des préjugés et ont proposé aux islandaises (14e FIFA) un combat d’abord, et une émotion ensuite que même la jolie Jonsdottir n’a pu challenger. Le plus souvent allongée dans l’herbe sous l’impact des suissesses, que sur la plage comme le dit la chanson.
Un premier but de Géraldine Reuteler, pour sa deuxième récompense de Meilleure joueuse du match, à la 76′ (1-0), sur un service de la jeune Sydney Schertenleib (18 ans, Barcelone), ayant fini de « bouder » pour ne pas avoir été alignée dans le onze de départ de Pia Sundhage au 1er match.
Puis un second d’Alayah Pilgrim (22 ans, entrée à la 78′), sur un tir détourné à la 90′, donnant de magnifiques espoirs à cette confédération de langues internationales (Allemande, Italienne, Française).

Une buteuse Reuteler, joueuse en Allemagne sous les couleurs de l’Eintracht Frankfurt. Une buteuse Pilgrim, joueuse de la Roma pour le second but. La prochaine buteuse est simple à trouver. Elle devra jouer sous les couleurs françaises.
Pourquoi pas la très jeune Leila Wandeler, entrée à la 56′ ? 19 ans, joueuse de l’Olympique Lyonnais qui présente la particularité d’avoir été une excellente passeuse du second but, et d’avoir joué plus de matches avec la sélection suisse (4), qu’elle n’en a joué avec l’Olympique Lyonnais. Un en Arkema Première Ligue.
Bilan, la Suisse met son coeur et ses jeunes sur le rectangle vert.
Avec de belles promesses.
William Commegrain Lesfeminines.fr
L’Islande est éliminée et jouera son dernier match contre la Norvège.
La Suisse jouera face à la Finlande le 10 juillet.