La finale va opposer les deux meilleures nations européennes.

Qui sont les deux finalistes ? Les deux meilleures nations européenne du moment.

Un pouvoir européen espagnol confirmé avec le titre du championnat du monde 2023, validant la présence du Fc Barcelone vainqueur de la Women’s Champions League (2021, 2023, 2024) avec trois finales (2019, 2022 et 2025).

Face à une Angleterre des clubs qui, « ramait » (une seule finale) malgré un Chelsea, « gargantua » des joueuses européennes (45) de niveau mondial.

Réussissant son leadership grâce à une politique plus structurelle au niveau anglais, reconstruisant son championnat, pour se mettre au niveau de l’équipe nationale.

Une Fusée anglaise qui s’est lancée en 2015 avec une médaille de bronze au Mondial, une quatrième place mondiale en 2019, le titre européen en 2022 et celui de vice-championne du monde en 2023 … face à l’Espagne (0-1).

Les fans lyonnais (8 titres) et français (France souvent 3e mondial) comme ceux allemands (8 titres des Nations et sept pour les clubs) crieront au scandale, mais cette réalité s’impose.

Quelle ont été les forces de ces deux nations ?

L’Espagne a une patience lancinante. Il y a, chez les ibériques, un peu de ce que possède « le chirurgien dentiste quand il vous passe la roulette, bouche grande ouverte ». Cela semble ne jamais s’arrêter quand il commence son ouvrage.

Leurs vagues d’attaques s’intensifient souvent à partir de la trentième minute, pour revenir, vagues après vagues, buter sur une défense qui n’a, comme seule solution, que de dresser un mur inviolable, comme le patient, larmes aux yeux, n’attend qu’une seule chose : une inattendue grève EDF qui n’arrive jamais.

Selon les statistiques de l’UEFA, la moyenne offensive de l’équipe de Montse Tomé est de 74 attaques sur une rencontre de 90′.

L‘Angleterre pointe cependant à peu de distances. 64 attaques en moyenne mais avec un écart important.

Une Angleterre amorphe face à la France (42) et le record de la compétition, 90 attaques quand elle court après le score, menée depuis la 36′, en demi-finale contre l’Italie, en tenant compte des prolongations.

Le point faible des espagnoles ? Si l’Espagne est buteuse, avec quatorze buts en phase de groupe, elle l’est beaucoup moins lors des matches à élimination directe. La Suisse (24e FIFA) en quart n’a encaissé que deux buts et l’Allemagne, un seul et encore à la 113′.

Il y a là, la chance de l’Angleterre, l’Espagne, plus les matches avancent, plus elle perd en efficacité.

Les stats ont le mérite de la clarté.

Les anglaises sont capable d’être très offensives avec ce record d’attaques contre l’Italie (90), mais surtout, en faisant entrer des joueuses remplaçantes « supers sub », influençant le résultat directement par des buts !

Lors des quarts et demis, la réussite de Michele Agyemeng, 19 ans, entrant souvent après la 70′, avec deux buts essentiels contre l’Italie (90’+6, demi) et la Suède (81′, quart), n’est pas unique puisque Chloe Kelly, entrée à chaque match, a marqué le but vainqueur à la 119′ face à l’Italie, quand Beth Mead, a été buteuse contre le Pays de Galles (72′) comme Beever-Jones entrée à la 57′, dans le même match.

Si on totalise le tout, cela fait cinq buts sur quatorze réalisations anglaises marqués par les SUPERS SUBS. Soit un peu plus du tiers.

Pour l’Angleterre, La force des remplaçantes anglaises risque d’être la clé de voûte de sa victoire, à la condition que l’Espagne bloque sur le volume de ses attaques, n’ayant qu’Athénea (2 buts) comme remplaçante influente sur le résultat et Martin Prieto face au modeste Portugal (5-0).

Du côté Espagnole, comment finaliser des attaques autrement qu’en comptant sur la fatigue des adversaires face aux vagues qu’elles savent créer ? A l’évidence, il faut que Paralluelo Salma, entrée dans les cinq rencontres, oblige les commentateurs à oublier son passé d’athlétisme pour s’imposer en tant que footballeuse (0 but).

L’Angleterre ayant perdu un titre mondial qui s’annonçait gagnant en 2023 face à une équipe espagnole diminuée par des conflits internes de cette période. L’Espagne pour affirmer une position de leader qu’Arsenal vient de mettre à mal en l’emportant face à Barcelone dans la finale européenne des clubs de 2025 (0-1).

L’Euro, depuis 1997, a donné le titre à un coach féminin.

Tina Theune (1997-2001-2005) et Silvia Neid (2009-2013) pour l’Allemagne suivies par Sarina Wiegman pour les Pays-Bas (2017) et l’Angleterre (2021 joué en 2022).

Une stat qui aurait été un titre, la décennie passée.

La finale de 2025 ne changera pas ce principe, sauf que Montse Tome n’en a pour l’instant aucun (adjointe, Coupe du monde 2023) quand Sarina Wiegman en comptabilise deux (Euro 2017 et 2022) pour deux finales (Monde 2019 et 2023) et joue pour un triplé, en direction d’une quadruplé unique.

Reconnaissance individuelle avec les Best FIFA. La néerlandaise en a déjà trois (2017, 2020, 2022) et est sur le podium depuis 2017. L’Espagnole, à la tête de la meilleure équipe du monde pour beaucoup, aucun.

Il y a dans ces deux coaches une ambition personnelle. La force espagnole contre la Pirate anglaise. Opposition de femmes.

Sans nul doute, le match de dimanche, 18h00, aura certainement de cette couleur.