Une finale du Tournoi des six nations contre l’Angleterre ne peut avoir qu’un goût spécial mais lorsqu’elle se joue pour un grand Chelem jamais obtenu par les Bleues, face à des Roses, toutes professionnelles, impératrices européennes dans ce jeu, et hôte du futur mondial 2025 à venir (22 Août-27 septembre), elle ne peut avoir que la saveur espérée de l’exploit. 

Tous les “Dates” ne sont pas des rendez-vous qui vous laisse pantois.  

Et celui face à l’Angleterre 2025 laissait présager des difficultés après la rencontre difficile des joueuses de Gaël Mignon et David Ortiz (duo de sélectionneurs) face aux italiennes de la semaine dernière, menées, pour finir par vaincre 24-31 s’offrant une quatrième victoire ouvrant le RDV avec l’Angleterre, pour un potentiel premier grand chelem français, face à la série de six réalisée en continu par l’Angleterre. 

D’autant que les Roses avaient un palmarès de vingt-cinq essais de marqués dans cette campagne 2025 soit une moyenne de six par rencontres (Italie, Ecosse, Pays de Galles, Irlande). Les Bleues n’étant distancées de quelques unités : vingt et un essais, dont les meilleures marqueuses marqueront d’ailleurs dans cette finale.  

Une finale avec treize essais !  

Le terrain confirmait rapidement avec un premier essai concédé à la 3’ sur une percée d’un TGV féminin, Zoé Aldcroft reprenant une balle jouée comme au football, dans un espace, qui laissait libre cours à son talent de vitesse (7-0)  

On aurait pu croire à une valise offerte aux françaises par les 40.000 spectateurs de Twickenham bien qu’il ne fallut pas plus de deux minutes pour que les Bleues égalisent sur un beau travail du pack par Carla Arbez (6’, 7-7) ravisant les 3 millions de téléspectateurs français.

Mais les Bleues n’ont rien pu faire contre la puissance supérieure des anglaises qui ont mené (26-7) avec trois essais (Emma Sing, Holly Aitchison, Maud Muir, 12′, 18, 24’) avant que Pauline Bourdon-Sansus, ne saute sur l’occasion inespérée d’une mauvaise passe dans l’enbut anglais (29’) pour aplatir et remettre de l’ordre dans le score de la rencontre (26-14).  

Un écart de douze points qui diminuera à la mi-temps (31-21), avec la réponse de Marine Meranger (40’, 31-21) en réponse à celui d’Ellie Kildunne (36’, 31-14), ayant frissonner les Bleues que la rencontre ne garde un tel écart de dix-sept points !  

Les Bleues répondent coup pour coup. 

La seconde mi-temps sera toujours dans un combat, mot clé utilisé par les coaches français en demandant aux joueuses, “d’être toujours dans le combat”.  

Kelly Arbez fait rêver les français (51’, 31-28) en ramenant les Bleues très près du score (-3) mais Sarah Beckett les ramène à une réalité (55’, 38-28) que conteste Morgane Bourgeois, excellente au pied (70’, 38-35), ayant passé tous les points que le jeu lui a proposé (17, plus un essai). 

L’Angleterre veut son septième grand chelem continu et pense l’obtenir avec le dernier essai anglais d’Abby Dow (67’, 43-35) mais Joanna Grisey réussi en solo, une attaque croisée de quarante mètres, boutant deux adversaires à la vitesse, pour marquer son sixième essai du tournoi et ramener les françaises à un point (78’, 43-42).  

Un match qui se joue à treize essais pour une finale du tournoi des six nations, et le grand chelem au vainqueur nous fait croire que la dernière possession française sera celle de la victoire ! Malheureusement, un en-avant sur le renvoi anglais laissera les yeux des française entre larmes et joie.  

Larmes de l’occasion perdue qui se présentait, constatant néanmoins que les anglaises avaient toujours mené au score. Joie de penser que pour le prochain Mondial, elles sont sur la bonne voie.