Le sport écrit des histoires. Venue de nulle part, l’athlète monte au firmament de la performance individuelle, brille sous les sunlights des étoiles, montrant à tous et toutes, l’espoir que l’origine humaine et sociale s’efface devant la volonté humaine.

Les Jeux Olympiques sont le cadre idyllique de ces exploits.

Surtout dans les sports de l’ombre, à qui ont donne la label olympique, pour lui attribuer les lumières de la ville et des médias.

Que pouvait-il arriver de pire à Ysaora Thibus, de se voir contrôler positif à l’ostarine pour un rapport avec son ami, l’américain Race Imboden, ex-escrimeur de haut niveau, lors d’une épreuve de la Coupe du Monde qui se tenait à Paris, le 14 janvier dernier ! Une histoire d’amour commencée aux Jo de Rio en 2016, condamnant la guadeloupéenne de 32 ans, à son dernier rêve olympique, après avoir été vice-championne Olympique par équipe à Tokyo et championne du monde individuelle en 2022.

Un déballage de l’intime pour obtenir, le 21 mai dernier, l’absolution du tribunal disciplinaire antidopage de la Fédération internationale d’escrime, mettant un terme à sa suspension commencée le 8 février dernier.

Elle semblait repartir sur des bases solides puisque le délai d’appel de la FIE ou de l’agence mondiale antidopage (AMA) qui disposent de 21 jours pour faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) à compter de la notification de la décision motivée, n’avait pas été utilisé et elle n’avait plus qu’à gagner de la confiance lors de la dernière compétition que le calendrier lui proposait : le championnat d’Europe à Bâle.

Malheureusement, le sort est venu tester, une seconde fois, sa confiance.

A la fin de son premier assaut, Thibus a été touchée au genou gauche (celui de sa jambe arrière) en reculant dès son premier assaut des poules, contre la Turque Irem Karamete, remporté 5-3. Elle n’a pu disputer que brièvement le duel suivant contre la Grecque Maria Stamos. Après de longs soins et des bandages appliqués sur son articulation, elle a fini par renoncer, en pleurs, poussée en cela par le directeur des équipes de France, Pierre Guichot.

L’idée est de la préserver en vue des Jeux qui débuteront le 28 juillet pour la fleurettiste. D’après le Monde, les examens cliniques classiques laissent penser à des blessures qui peuvent être très différentes et avec des évolutions différentes, reprenant les propos de Pierre-Yves Robin, Je ne sais pas si on est victime d’un mauvais sort ou s’il y a un chamane quelque part qui s’acharne sur elle, mais on aura eu toute la panoplie de la poisse qui s’est accumulée. » 

Un constat difficile du directeur technique national de la Fédération française d’escrime pour une belle chance de médaille dans un sport qui en apporte souvent (2 en Or, 1 Argent, 1 bronze à Tokyo).

Une IRM est en cours.

William Commegrain Lesfeminines.fr