La Côte d’Ivoire de Reynald Pedros sort de cette CAN 2026 sans rien.
Pourtant, rien ne le laissait présager avant la compétition. Le Français, ex-coach de l’OL Lyonnes et du Maroc avait pris dans ses vingt-six, des joueuses évoluant au Fernabach de Turquie, au Bayern de Munich, au FC Valence, même au Washington Spirit de Michele Kang, propriétaire de l’OL Lyonnes et de l’OL masculin, comme .à NIce et Strasbourg pour la France et même l’éloigné Danemark.
Avec huit buts marqués, des jeunes qui flambent comme Ouedraogo (18 ans, 2 buts), recrutée maintenant par l’OM, la jeune Grace Ruth Sery (18 ans, 2 buts), MVP contre la Tanzanie, actuellement au froid du Danemark dans le club NORDSJAELLAND, et surtout avec la strasbourgeoise Konan (5 buts), tout était fait pour être au vert.
Sauf que quart de finaliste, les voilà rattrapées par le score en deuxième mi-temps (1-2) par l’Algérie, perdant ainsi le ticket pour le Mondial pour vivre une seconde sanction, contre le Ghana, dans la course au barrage intercontinentale (six équipes pour deux places), perdant encore (1-2) après avoir mené au score.
Philippe Bergeroo, coach des françaises au Mondial 2015 canadien et aux JO 2016 brésilien avait dit de son équipe. Elles n’arrivent pas à revenir au score comme à le tenir. Il était parti sur ses mots.
Reynald Pedros pourrait dire la même chose en quart comme pour le barrage intercontinental, la Côte d’Ivoire menant. Mais le constat le plus exact de cette déconvenue s’impose : tu ne peux rien faire sans gardienne.
Pourtant en phase de groupe tout se passait correctement avec deux victoires et un nul. Sauf qu’au niveau des éliminatoires, le jeu offensif se reserre et les faiblesses défensives de certaines éclatent au soleil de l’ambition des autres.
Diakite a joué quatre matches, elle en a pris six et l’autre Konan, sur le seul match qu’elle a joué, en prend deux contre un faible Ghana.
Il reste à Reynald Pedros d’examiner l’arbre généalogique des quelques bonnes gardiennes encore disponibles et chercher un lien ivoirien dans la parenté, sinon cela passe par de la professionnalisation qui prend du temps, notamment pour le poste, par essence, le moins bien pourvu du football africain.
William Commegrain Lesfeminines.fr