L’opposition entre le Maroc et l’Algérie pour le second match de ce groupe de la CAN féminine 2026 en fin de soirée (22h) a son potentiel de piment. Farid Benstiti a choisi une sélection évoluant dans les clubs français alors que le Maroc a bénéficié de la force des clubs marocains, titrés dans la Ligue des Championnes africaines.
Une opposition marquée entre les deux pays
D’abord historique, puisque l’antagonisme entre les deux nations remonte à de nombreuses décennies, chacun des deux « frères » du Maghreb ayant choisi une voie économique, politique et sociale différentes depuis sa désunion avec la France.
Sur le plan du sport féminin, le Maroc a quelques pas d’avance, fort de ces deux dernières finales de la CAN (2022 et 2024), même si elles ont été perdues, des deux titres de l’AS Far pour la compétition africaine des clubs (2022 et 2025), de sa finale perdue de 2024 comme celle du SC Casablanca féminin (2023)
Plus globalement, la place marocaine dans l’Afrique du football, organisateur des deux dernières CAN féminines (Coupe d’Afrique des Nations), de celle-ci, de la CAN masculine 2026, et de la future Coupe du Monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, montrent son influence mondiale, finalisé par une 6e place FIFA masculine.
Sur le plan FIFA féminin, la différence est minime. Le Maroc pointe à une 64e place quand l’Algérie n’est pas si loin, à la 74′. Un Rien à ce niveau.
Quelles sont les armes algériennes pour lutter contre ce vent d’Ouest marocain ?
La sélection algérienne est celle qui comporte le plus de joueuses issues des championnats de France de cette CAN. Quatorze formées et habituées à jouer un championnat français dont les méthodes sont similaires. Cela forme une homogénéité identique à celle marocaine, dont 14 joueuses sont issues du championnat marocain.
Le coach algérien Farid Benstiti a été le premier à sortir son ancien club de l’OL féminin (2006-2010) de la compétition européenne lorsqu’il a été le coach du PSG (2012-2016). A deux occasions « aller-retour », il a réussi la performance qu’un championnat de vingt deux matches ne lui permettait pas.
Il sait gagner « sur des coups ».
Il sait comment faire pour ne pas prendre de buts face à une équipe plus forte et piquer, pour sortir vainqueur, d’un « hold-up » du passé, devenu aujourd’hui, une stratégie normale de jeu, à pratiquer parmi d’autres.
Le résultat de ce match sera une réponse à la question suivante : les championnats français valent-ils la performance marocaine de ces clubs dans une compétition africaine des clubs récents (2021) ? Ou l’inverse ?
William Commegrain Lesfeminines.fr