Certes, la qualification française doit beaucoup, voire énormément à l’initiative de Melvine Malard (Manchester City), autrice d’une bicyclette qu’elle s’est auto-créée (40′, 1-0) comme aux arrêts de Constance Picaud-Inconnu, vainqueure de plusieurs duels avec les attaquantes irlandaises, mais plus que cela, ce qui ressort de cette dernière journée de qualification au Mondial 2027, c’est le combat d’une équipe.

Il faudrait être aveugle d’amour ou d’intérêt pour parler de talents pour cette équipe de France, affaiblie en comparaison de son passé par les erreurs de relance d’une Thiniba Samoura, comme celle de la madrilène Maëlle Lakrar, jamais vainqueure de son adversaire mais toujours présente. Qui a vu la jeune lyonnaise Alice Sombath dédoubler sur la droite saura qu’il a rêvé quand à la défense de Selma Bacha, sur ce match, on était pas loin d’un MMA grandeur nature.

Grace Geyoro a oublié ses envolées lyriques qui ont permis au Paris Saint Germain de prendre le titre en 2021. Sakina Karchaoui a joué comme une défenseuse latérale joue, essentiellement à défendre alors qu’elle revendique la lumière de l’attaque et pour la jeune guyanaise, Jean-François, pour une fois, elle a dominé son sujet.

Que dire de Delphine Cascarino, incroyable de talents et qui aujourd’hui, perce sur vingt mètres sans savoir si le centre trouvera preneur. Reste Sandy Baltimore qui aujourd’hui, remet le jeu en arrière plus qu’elle ne perce à gauche avec ses dribbles qui racontaient une histoire dont on ne connaissait pas la fin.

Cette équipe de France ne fait pas ressortir un talent. C’est évident. Cela donne du crédit à ceux qui s’en inquiète.

Mais il faudrait être aveugle pour ne pas reconnaître à ces onze joueuses une qualité qui leur a donné la victoire face à l’Irlande. C’est une équipe qui se bat. Elle aime se battre, sait se battre et mieux même, elle gagne en se battant.

Et là, toutes les joueuses citées ci-dessus sont allées chercher quelque chose d’immatérielle qui s’appelle la victoire. Avec ce qu’elles sont mais totalement en étant ce qu’elles sont.

C’est une qualité incroyable pour se créer une histoire. Leur histoire.

Après, où tout cela mènera, c’est encore bien tôt pour l’écrire ou en parler.

Et si, en plus, la pièce tombe du bon côté et les autres, Pays-Bas compris, commettent les erreurs qui leur ouvrent la porte. Qui sait ce que cela peut donner ? Pour elles, à l’évidence, beaucoup d’émotions et de joie.

La France (6e FIFA), avec le Danemark (12e FIFA), l’Espagne (1ère) et l’Allemagne (3e FIFA) se qualifient directement pour le Mondial.

Toutes les autres équipes de la Ligue A de l’UEFA (12, Suède, Italie, Serbie, Pays-Bas, Pologne, République d’Irlande, Angleterre, Islande, Ukraine, Norvège, Autriche, Slovénie) passent par des barrages en deux tours pour sept places, soit face à des équipes de la Ligue C ou B voire A de l’UEFA pour les 4e de la phase de groupe, en octobre-novembre 2026.

La fiche technique

Le mardi 9 juin 2026 à Grenoble (Stade des Alpes).
Qualifications à la Coupe du monde féminine 2027 de la FIFA – Groupe A2 – 6e journée 

FRANCE – RÉPUBLIQUE D’IRLANDE : 1-0 (1-0)

Arbitre : Désirée Blanco (Suisse)
Affluence : 7 559 spectateurs
But : Melvine Malard (40e) pour la France. 
Avertissements : Delphine Cascarino (32e), Thiniba Samoura (60e, 72e) à la France ; Marissa Sheva (41e) en Irlande.
Expulsion : Thiniba Samoura (72e) à la France.

FRANCE :  Picaud-Inconnu – Sombath, Samoura, Lakrar, Bacha (N’Dongala, 69e) – Geyoro (cap.), Karchaoui (Gago, 89e), Jean-François – D. Cascarino (Katoto, 69e), Malard (Le Moguédec, 75e), Baltimore (Sangaré, 89e). 
– Remplaçantes : Peyraud-Magnin (g), Chavas (g), Bogaert, De Almeida, Mendy, Mateo, Becho.
– Sélectionneur : Laurent Bonadei.

RÉPUBLIQUE D’IRLANDE : Brosnan – Mannion (Barrett, 89e), Hayes, Patten, Mustaki, McCabe (cap.) – Connolly (Ziu, 61e), Sheva (Noonan, 89e), O’Sullivan – Murphy, Carusa (Larkin, 70e).
– Remplaçantes : Whitehouse (g), Moloney (g), Stapleton, Nolan, Finn, Toland, Littlejohn, Noonan, Quinn.
– Sélectionneure : Carla Ward.