L’OL Lyonnes a remporté la première finale de la Coupe de la Ligue féminine (compétition entre les 24 clubs de la Première et seconde Ligue française), délocalisée à Abidjan en s’imposant 1-0 face au PSG grâce à un but de l’haïtienne Melchie Dumornay à la 57e minute.
Une première mi-temps (0-0) poussive pour les deux équipes, après 7 heures de vol et une chaleur de fin d’après-midi (30°C au coup d’envoi) n’ont pas aidé le Paris Saint Germain à faire une performance, en réussissant à challenger l’équipe lyonnaise, favorite.
Des duels physiques qui n’ont donné aucun sens stratégique au jeu de passes. Le milieu parisien, inférieure sur le plan physique aux tailles et à l’impact de l’américaine Lindsey Heaps, gagnant là ses derniers trophées avant de terminer sa carrière à Denver, une nouvelle franchise de la NWSL.
Une autre force physique lyonnaise, Egurrola a empêché Sakina Karchaoui, petit lutin parisien habituel à se retourner alors que Melchie Dumornay, Tabjtha Chawinga et Kadidiatou Diani arrivaient toujours à se lancer vers le but, supérieures en puissance et technique, aux défenseures parisiennes.
Sur le plan offensif, seule Merveille Kanjinga a réussi à impacter le côté droit, ne pouvant néanmoins aller plus loin, compte tenu de son déficit technique.
Au final, un penalty pour Lyon annulé par la VAR (35e) pour hors-jeu de Tabitha Chawinga ; un autre pénalty initialement sifflé et annulé encore par la VAR (53e) pour Lyon ; un poteau pour Kadidiatou Diani (74e) qui aurait pu alourdir le score et très peu d’occasions franches pour Paris.

Le Paris Saint Germain, nettement inférieur à l’OL Lyonnes
Le Paris Saint Germain perd sa seconde finale, après celle de la Coupe de France 2025 contre le Paris FC.
Il est loin le temps où le club N°1 de la capitale pouvait inquiéter les lyonnaises, incontestablement indiscutables en France. En attendant de voir leur niveau en Europe.
Pour ce qui concerne le niveau de l’Arkema Première Ligue, il fut un temps où le PSG pouvait inquiéter les lyonnaises, et où le niveau du PSG était une demi-finale européenne (2020, 2021), voire une finale connue par deux fois (2015 et 2017).
Aujourd’hui, elles en sont loin. Les ambitions parisiennes ont bien baissé sans que cela ne leur pose un problème. D’autant que les jeunes entrées manquent réellement de contenus, au niveau proposé par l’OL Lyonnes.
Sakina Karchaoui (capitaine du PSG) : L’objectif était de s’imposer ici. Nous avons tenu une bonne partie de la rencontre. Le but concédé dix minutes après la mi-temps nous fait un peu mal mais on a continué d’y croire. Les filles ont tout donné, nous n’avons rien lâché, mais la fatigue s’est accumulée. Aujourd’hui, pour franchir un cap, il faut que tout le monde progresse, et c’est ce que nous sommes en train de faire. C’est une belle compétition, on n’oublie pas l’accueil qu’on a eu, c’était une belle expérience.
Une ambiance africaine
La Côte d’Ivoire est éloignée sur le plan FIFA (72e) comme africain (7e nation), dominé par le Nigérie (37e).
L’essentiel du public présent est venu, émerveillé de pouvoir voir les couleurs du PSG à domicile. Une marque mondiale qui fait bouger les foules.
Heureux de voir un match de duels, n’attendant pas autre chose, répondant au bonheur des joueuses de jouer dans cette ambiance positive, dynamique, enjouée et porteuse de bienveillance. Pour un football féminin français qui joue de plus en plus avec des binationales africaines, comme avec des joueuses du continent, le voyage a été agréable et positif.
Ada Hegerberg (OL Lyonnes, Norvège). « Il y a eu une ambiance incroyable pendant tous le match. Franchement, cela a été un moment inoubliable pour nous de venir ici et d’être accueillies de cette façon. Merci beaucoup au public et aux supporters, c’est vraiment classe.
Pour le téléspectateur, entre une compétition de biathlon qui se joue aux détails, et ensuite un « crunch » incroyable entre la France et l’Angleterre pour le second six Nations remportés par les Bleus, malheureusement, il a fallu retourner aux archives de l’internet pour pouvoir écrire quelques lignes d’intérêts sportifs sur cette finale.
Rien de partisan dans cet écrit. C’est juste une réalité.
C’est le souci du football français féminin. Avec le temps et malgré des moyens multipliés par dix -voire plus-, elles n’ont pas amélioré leur compétitivité.
Et sérieusement, elles s’en fichent. Le football féminin est un métier d’abord et ensuite, à l’impossible nul n’est tenu.
William Commegrain Lesfeminines.fr
LA FICHE TECHNIQUE
OL Lyonnes – Paris-SG : 1-0 (0-0)
Stade Felix-Houphouët-Boigny à Abdijan (Côte d’Ivoire).
Affluence : 27 900 spectateurs.
Arbitre : E. Rochebilière.
But : Dumornay (59e) pour l’OL Lyonnes.
Avertissements : Kanjinga (16e), Ebayilin (31e), Karchaoui (90e+4), Ajibade (90e +7) au Paris SG; Heaps (23e), Egurrola (51e) à l’OL Lyonnes
OL Lyonnes : Endler – Lawrence, Renard (cap) (Sombath, 64e) , Engen, Bacha (Tarciane, 81e) – Egurrola (Yohannes, 65e), Heaps, Dumronay – Diani (Katoto, 79e), Hegerberg (Brand, 64e), Chawinga. Entraîneur : J. Giraldez.
Paris-SG : Earps – De Almeida (Isabela, 79e), Samoura, Mbock, Carmona – Ebayilin, Karchaoui (cap.), Groenen (Echegini, 65e), Elimbi Gilbert (Morissaint, 79e), Kanjinga – Leuchter (Ajibade, 65e). Entraîneur : P. César.