La première Coupe de la Ligue, opposant l’OL Lyonnes et le PSG pour la 11e fois de leur histoire, se jouera demain, 18h30, à Abidjan (Côte d’Ivoire), diffusée en direct par l’Equipe. Le stade sera certainement plein, enjoué et interpellant.

Les supporters français, peu adeptes de changement, condamnent cette délocalisation africaine, dont on peut imaginer que pour les stratèges du football féminin (LFFP), elle correspond à mettre un premier pied français dans un continent, fournisseur habituels des footballeurs masculins, qui commence à poindre son nez chez les filles.

Le profil économique des clubs féminins, co-brandés par ceux professionnels de L1 ou Ligue 2, les amènent à animer cette ressource féminine, déjà mise en place pour les hommes.

D’autant que la malawite Tabitha Chawinga (PSG (2023-2024, OL Lyonnes (2024-)), meilleure joueuse de l’Arkema PL en 2024, 10 buts en 2026, 16e au Ballon d’Or 2024, est certainement la nouvelle étoile africaine comme l’a été, au milieu des années 2010, la nigérianne Asisat Lamina Oshoala (Liverpool, Arsenal, Dalian Quanjian, FC Barcelone, Bay FC).

Avec une finale faite de l’Olympique Lyonnais, il est difficile d’être crédible en se posant la question du risque de la perdre. Sur 20 finales internationales jouées depuis 2010, l’historique OL n’en a perdu que cinq (2010, 2013, 2018, 2021, 2024) pour 15 titres dont 8 européens.

Sur les 17 finales françaises depuis 2005, wikipedia nous dit qu’elles n’en ont perdu que quatre (2005, 2006, 2007, 2018) ! Dans leur opposition directe, l’OL a gagné, sur les 13 dernières rencontres, 12 fois pour un nul. La dernière victoire parisienne remonte à 2022 en championnat.

Elles ont donc 75% de chances de gagner et 25% de la perdre.

Le PSG possède des internationales africaines (Diakité, Ajibade, Diarra, Echegini, Kanjinga). Elles jouent à domicile. C’est une chance de motivation non négligeable.

Le PSG est actuellement 4e de l’Arkema Première Ligue, potentiellement hors de l’Europe. Même si elles produisent un jeu agréable, elles ont encore du mal à s’imposer comme peut le faire l’OL Lyonnes dans ses matches, et donc, la possibilité d’avoir un titre dans une saison sombre (élimination européenne très tôt, neuf points de pénalités, problèmes de jeu), est un second argument à mettre en valeur.

La dernière finale perdue par le Paris Saint Germain a été celle de la Coupe de France compte le Paris FC. Après, il y a eu dramaturgie sur dramaturgie. Pour celles qui sont restées (départ de Grace Geyoro, Korbin Albert), notamment Sakina Karchaoui, et Jackie Groenen, si elles trouvent un trou de souris pour l’éviter, elles le feront.

Romée Leuchter (PSG) est meilleure buteuse du championnat (14 buts), devant Tabitha Chawinga (13 buts). C’est pas si courant, voire plutôt rare même si la diversité des buteuses lyonnaises en est la raison principale.

Le dernier argument, je le trouve à l’image des Bleues de Laurent Bonadei. Une équipe qui ne peut plus dire qu’elle est forte mais qui sait courber le dos et l’emporter sur des détails qui basculent en sa faveur.

C’est un peu de cette manière que Marie-Antoinette Katoto, maintenant à l’OL Lyonnes, avait marqué le but vainqueur pour le PSG de la finale de la Coupe du France en 2018, dans un match épique qui avait vu Jean-Michel Aulas entrer sur la pelouse pour demande l’arrêt de la rencontre (pluie, orage) et pour le PSG, un changement de coach de dernière minute, juste avant la finale : Patrice Lair avait envoyé un arrêt maladie, annonciateur de son licenciement, et son adjoint, Bernard Mendy avait coché l’équipe sur le fil, pour la victoire.

Visiblement quand cela bouge, le PSG a plus de chances. « Coup de pot », la formule change pour l’année prochaine. Fini, les 1/8e, quart et demi. On passera par un système identique à celui de la Ligue des Champions (classement vertical).

Émeline Rochebilière sera accompagnée à la touche de Mélissa Rossignol et Siham Boudina, tandis que Clémence Goncalves endossera le rôle de quatrième arbitre. Enfin, Élisa Daupeux (VAR) et Maïka Vanderdtichel (AVAR) auront la charge de l’assistance vidéo, activée pour cette rencontre. 

Bilan fait. On ramènera tout cela a du 60% pour l’OL compte tenu de son appétit de titres et 40% pour le PSG, compte tenu de son besoin de titres.