Il faut être sourd et aveugle pour croire que le Paris FC pourrait prendre la place du Paris Saint Germain, dans le classement comme dans la réalité.

Voilà ce que nous a dit le Paris FC, battue (3-0) sur le terrain du Paris Saint Germain féminin, après avoir déjà subi une correction inattendue en championnat à Charlety (0-3) début février pour la 15e journée.

Avec un handicap de neuf points infligés aux PSG, on pensait que le Paris FC était à l’abri d’un retour des parisiennes, section féminine du club champion d’Europe.

Pourtant, un regard sur le classement du championnat montre que le Paris FC se trouve quatrième (27 points), juste un point devant le PSG (26 points), encore qualifié pour les play-offs (les quatre premiers), mais sans garantie pour le reste des journées à venir (7) et surtout, sorti des trois places européennes, prises par l’OL Lyonnes (43), le FC Nantes (29 points), FC Fleury (28 points).

Le Paris FC n’arrive pas à distancer voire avancer devant le Paris SG. C’était le cas auparavant, c’est encore le cas maintenant. Cela donne toute la mesure de l’exploit lors de leur victoire en Coupe de France la saison dernière.

Bilan : Paris aime Paris.

Visiblement, Sandrine Soubeyrand a décidé de jouer son va-tout dans la rencontre retour face au Real Madrid, mettant au repos l’intégralité du onze qui avait joué le match aller (2-3) pour laisser des plus jeunes, connaître la joie de la titularisation face au PSG.

Un choix risqué compte tenu qu’il s’agissait d’une demi-finale, à un match d’une potentielle victoire.

D’autant que la finale se jouera, mi-mars, face à l’Olympique Lyonnais en Côte d’ivoire et que le Paris FC est le club du championnat ayant le mieux réussi face aux lyonnaises (une coute défaite en Novembre et un nul récent le 18 janvier en championnat)

La vérité de cette défaite montre un souci pour le Paris FC. Le manque de joueuses en devenir.

Rien n’est sorti de cette demi-finale comme source de talent et cela pose un problème pour l’avenir du Paris FC, dans un milieu professionnel qui se charge de plus en plus en compétitions nouvelles et matches importants. Il faut un banc, et pour ce qui a été montré, il n’est pas encore là au Paris FC pour être dans les quatre premiers du championnat.

De son côté, Dijon a joué sa carte dans les quinze premières minutes puis s’est écroulé le reste du temps. Ne pouvant rien face à l’Olympique Lyonnais qui n’a connu aucune défaite pour l’instant, un seul match nul face au Paris FC et treize victoires.

La finale se jouera le 18 mars, en Côte d’Ivoire, mettant à mal le fanatisme des supporteurs lyonnais, bien que Jean-Michel Aulas, leur père spirituel, Président de la LFFP, a parlé de « réussite », d’une « médiatisation en direct et gratuite par l’Equipe », et d’un développement du football féminin.

Ces derniers ont même écrit une lettre ouverte parlant des obligations de vaccination et des risques épidémiques importants. Pour les joueuses comme pour les fans. A titre personnel, dans un passé récent, une jeune étudiante africaine est partie pendant les congés scolaires en Afrique, elle est morte du paludisme avant son retour (15 jours).

Le Paris FC s’est éloigné de ces interrogations pour en avoir une essentielle : se qualifier face au Real Madrid, malgré une défaite à domicile (2-3) la semaine dernière.

Le club de Pierre Ferracci et Antoine Arnault joue une carte importante s’ils veulent recruter en qualité, sans budget particulièrement conséquent. La qualification leur donnerait des tickets d’intérêts. Sinon, soit c’est le carnet de chèque, soit c’est le gap avec l’OL et le PSG qui s’étend, créant un espace européen dans lequel pourrait s’infiltrer Nantes, Fleury et pourquoi pas Strasbourg.

Quitte ou double.