Après 23 journées, le Paris FC occupe la 15ᵉ place sur 18 en Ligue 1, avec 23 points et un bilan, fait de seulement 5 victoires, 8 nuls et 10 défaites pour 27 buts marqués et 40 encaissés pour 23 matches joués et 11 à faire. A la surprise générale, le CA vote le départ de Stéphane Gilli (2023-2027), le 22 février 2026, pour annoncer l’arrivée d’Antoine Kombouaré (2027)

A première vue, si on regarde par le haut le classement, le club parisien, tout juste arrivé au plus haut échelon, vendu en décembre 2024 à la structure familiale de la famille Arnault (SCA Agache Sports), dispose d’une marge de sécurité relative sur la zone de relégation, six points sur Auxerre et Nantes, dix sur Metz.

A l’inverse, si on remonte le fil du classement -du plus bas vers le haut-, deux victoires de ces adversaires pour deux défaites parisiennes et le Paris FC devient relégable. Pire, une remontée inattendue du FC Metz face à une déconfiture du club de Pierre Ferracci (Pdt du CA) et Directeur Général, et les voilà embarqués dans le train de la relégation, à se battre pour en sortir.

Le bas de classement de la Ligue 1 montrant que le Paris Fc n’a pas connu sa période catastrophique par rapport à ses adversaires. C’est même l’équipe qui a le moins perdu (10) face à ses adversaires. ET si la période difficile arrivait ?

Un scénario pas si imprévisible compte tenu que les clubs d’Auxerre, Nantes ont déjà connu une mauvaise période (14 défaites) quand le Paris FC n’a pas atteint ce score (10 défaites), et s’est essentiellement empêtré dans les matchs nuls (8) ne les mettant pas à l’abri de connaître une véritable mauvaise période.

D’après les projections, le club a 30% de subir les barrages, 10 à 15% seulement d’être condamné à la descente et 60% de se maintenir en Ligue 1 à la 15è place voire mieux. (17 et 18 descendent, 16 fait les barrages avec un club de Ligue 2).

Faut-il continuer ainsi, selon le code sportif des Présidents, en subissant l’avenir, fort de ces 60%, sans modifier les moyens mis en œuvre ou faut-il changer en prenant la décision d’agir sur l’écosystème du Paris FC, pour s’éloigner de cette discussion, qui n’est pas à la hauteur de la famille Arnault ?

Les entrepreneurs des multinationales savent que lorsqu’ils subissent, potentiellement ils ne peuvent que descendre, subissant la force de leurs adversaires. Ils font donc tout pour anticiper. C’est dans le talent et l’innovation que se forgent leur force.

Sans avoir passé un doctorat scientifique qui leur prouvera que la notion de temps n’existe pas, que c’est une invention de l’homme démontrée par Albert Einstein, pour un entrepreneur, « hier est la construction de l’avenir, aujourd’hui commence l’avenir et demain se forge la force de cet avenir ».

La première problématique est claire : l’image de LVMH et de la structure familiale ne peut pas accepter, que dans le cinquième championnat européen, le Paris FC dont ils viennent de prendre le contrôle, soit dans la perspective intellectuelle de descendre en Ligue 2. Peu importe les raisons de cette éventualité, elle n’est pas acceptable.

La seconde problématique est dans le gain d’un public à Paris qui va se démotiver avec un Paris FC unijambiste face à un Paris Saint Germain, crocodile d’image, gentil envers son voisin mais riant sous cap si, dans les trois ans, le Red Star (4e de Ligue 2) prend la place du Paris FC en Ligue 1.

La troisième problématique est, qu’à l’évidence, la question s’est posée depuis un certain temps et qu’Antoine Arnault a déjà consommé son sens de la patience, aidé à l’évidence par le microcosme de la réussite et du succès, qui, d’habitude, l’entoure. Une nuit, peut-être s’est-il réveillé d’un cauchemar lui apprenant que son beau-frère, Xavier Niel, avec l’US Créteil, franchit le rubicond du maintien en Ligue 1, sans mettre une seule fois les pieds dans l’eau.

On ne sait par quelle création divine, les chefs d’entreprise des clubs de Ligue 1 et 2 française restent stoïques devant le risque. Sans bouger, armés d’une culture sportive qui fait que, comme au marathon, être Président de Ligue 1, « c’est accepter de souffrir pour espérer vaincre le malheur qui s’annonçait ».

Ils en perdent le sens de la réalité et se frottent à l’esprit sportif : « souffrir » et « espérer » dans des hommes qui leur pompent leurs millions d’euros allégrement (100 millions pour le Paris Fc), pour comme des artisans sans concurrence, leur dire : « ne vous inquiétez pas, on est du « bâtiment !« .

Et quand vous posez la question, « quand ? comment ? » En évitant de poser celle « combien ? » qui relève de l’amateurisme, le monde du football, joueurs, coaches, médias, public, tous en fait, lancent le PDG multimillionnaire dans le grand 8 des sensations vertigineuses, avec deux mots : « Billets pour les renforts -en premier lieu-« , et « ne vous inquiétez pas, on n’en meurt pas ! »

Se mettant bien à l’aise sur le banc de la vie, en commentant les rougeurs inévitables de l’actionnaire principal à chaque tour supplémentaire.

Sérieusement qui peut vouloir accepter cette sensation alors que Bernard Arnault, le père, a mis en place un business-model où il achète 10 pour vendre 100 ! là, c’est tout l’inverse et le contraire. On dépense 100 pour récolter 10 !

Et pourtant certains peuvent en devenir assez fou, pour descendre vainqueur, sur le champ vert du combat, au soir du dernier match de la saison, « embrassant les uns et les autres » ! « Qu’est-ce qu’on a kiffé les gars ! ». 15e sur 18. Le pied !

Je ne sais pas pour quelles raisons tous ont ce comportement de laisser les choses couler ? Histoire de voir. Histoire d’écrire. Histoire de raconter.

Tous, médias, joueurs, condamnent la décision d’Antoine Arnault de se séparer du coach, Stéphane Gilli qui a fait la montée en Ligue 2, disant que les renforts ont été n’importe quoi, sans condamner Antoine Kombouaré, le nouveau coach, lui proposant le meilleur.

Mesurent-ils l’impact médiatique et d’image du dernier match (34e journée), à domicile, contre le Paris Saint Germain, champion d’Europe en titre, si le Paris Fc jouait sa place en Ligue 1 ? Enterrés par le voisin ! Avec Paris au cœur, l’importance de la famille Arnault, naviguant dans le Top 5 des milliardaires mondiaux, cela ferait le tour du monde !

A mon avis, le Paris FC a juste anticipé dans un monde qui n’a pas vu le problème venir. Ils ne veulent plus entendre parler d’un club de Ligue 2 qui vient de monter en Ligue 1 ou de cette histoire de montée. C’est du passé. Ils veulent que le Paris Fc soit sans discussion un club de Ligue 1 et pour cela, Antoine Kombouaré a le profil pour l’affirmer. Et les joueurs, pour le cinquième championnat européen, ont le profil pour l’affirmer.

Une amitié de combat s’est crée autour de la montée en Ligue 1. Les joueurs, jeunes (20-30 ans) auront-ils la maturité que possèdent les cadres supérieurs des entreprises de la Galaxie LVMH quand un chef part ?

LVMH trouvera-t-il le talent qu’il sait comprendre dans un monde du football corporatiste, suceurs de dollars ou d’euros, dont ils savent que leurs capacités d’en avoir, aujourd’hui et demain, dépend directement de l’application des codes du vestiaire ? Avec pour principe majeur, l’actionnaire paie et le football joue. Sans lien de subordination dessus. On peut être borderline, mais un peu et pas trop.

Ce qui est certain, c’est que L’éco système du football n’aime pas l’anticipation qu’il n’ont pas vu venir !

Dans cette décision, L’anticipation a pris le pas sur l’expérience du football. Il sera intéressant de voir le résultat de ce choix. Une leçon pour l’avenir certainement.

JournéesParis FC (23p)AUxerre (17p)FC Nantes (17p)FC Metz (13p)
24OGC Nice (D)FC Lorient (E)Lille OSC (E)Stade Brestois (D)
25OL (E)Strasbourg (E)Angers SCO (E)RC Lens (D)
26Strasbourg (E)OM (E)Paris SG (E)Toulouse Fc (E)
27Le Havre (D)Brest (D)Strasbourg (D)Stade Rennais (E)
28FC Lorient (E)Le Havre (E)FC Metz (E)Fc Nantes (D)
29AS Monaco (D)FC Nantes (D)AJ Auxerre (E)OM (E)
30Fc Metz (E)Monaco (E)Brest (D)Paris Fc (E)
31Lille (D)OL Lyon (E)Rennes (E)Le Havre (E)
32Brest (D)Angers (D)O. Marseille (D)Monaco (D)
33Rennes (E)Nice (D)RC Lens (E)Lorient (D)
34Paris SG (D)Lille (E)Toulouse (D)Nice (E)