L’évolution des genres et notamment sa compréhension sociétale fait ressortir dans les actualités des sportives de haut niveau, la question du genre, masculin ou féminin.
En recherchant le genre masculin SRY pour un test de féminité, on pose déjà la question « à contrario », ouvrant la porte à cette vérité. Difficile de dire qui est une femme ?
Imane Khelif, symbole du genre
L’image symbolique la plus récente est certainement celle de la boxeuse algérienne, Imane Khelif, vainqueure de l’Or olympique de Paris 2024 dans la catégorie welter des (-66 kgs). Un parcours gagnant ayant vu le refus de l’italienne Angela Carini de continuer son combat face à elle après seulement 46″, d’autant que la boxeuse algérienne avait été refusée au dernier championnat du monde 2023.
Dans les mêmes jeux, la question s’était posée pour la boxeuse thaïlandaise Lin Yu-ting. Les plus anciens se souviennent de l’africaine du sud, coureuse de 800, Caster Semenya qui a des hormones masculines bien plus importantes que la moyenne féminine.
Baisser le taux de testostérone
En 2018, l’athlétisme par World Athletic , touché par la question avait mis en place un test spécifique pour les athlètes atteintes de « différences de développement sexuel » (DDS) en leur demandant de baisser leurs taux de testostérone en dessous d’un seuil plafond (2.5 nmol/L).
L’athlète sud-africaine s’est refusée à baisser médicalement son taux et donc à ce genre de test.
Le test SRY
En Septembre 2025, pour le championnat du monde de boxe, un test de féminité à été demandé à toutes les boxeuses, recherchant le gène SRY, typique du genre masculin, par prélèvement buccal ou sanguin.
Une pratique interdite en France depuis 1994 et la loi Bioéthique avec les fécondations in vitro, anticipant les avancée en bioéthique avec par exemple, la brebis clonée en laboratoire appelée « Dolly » (1996).
Une interdiction obligeant les françaises à faire ledit test en Angleterre dont le retour, fait au lendemain de la date butoir des championnats du monde (4-14 septembre 2025), a empêché leur inscription au tournoi. La question est alors revenue inévitablement sur le tapis médiatique.

Ce qui n’a pas été le cas pour les championnats du monde de Tokyo (13 au 21 Septembre) où toutes les athlètes ont présenté ledit test.
Un test utile mais imparfait
Un test utile mais imparfait. Les critiques, notamment de la part de spécialistes comme la chercheuse Anaïs Bohuon, dénoncent cette approche comme une « dénégation de l’histoire » et posent la question de ce qui fait une « vraie femme ». La détermination du sexe biologique est complexe et ne se limite pas à la présence d’un seul gène.
Certaines personnes peuvent être biologiquement des femmes tout en portant des chromosomes XY masculin.
On voit, au football, que le problème de genre se pose avec des comptes twitter de joueuses commençant par « He » and « She ». Lors d’une CAN féminine où est apparue la joueuse zambienne Barbra Banda, au physique très masculin et dont le taux de testostérone s’est révélée bien supérieur à celui habituel des féminines. Elle est devenue une star en Afrique, joue en NWSL sous les couleurs d’Orlando Pride et est nommée au Ballon d’Or 2025.
La question est aussi présente dans d’autres sports, obligeant l’athlète féminine, à pousser sa performance en utilisant ses particularités communes aux hommes. Un fort taux de testostérone.
Une question qui touche peu d’athlètes mais qui intéresse la société
Un test pour une avancée imparfaite qui ne manquera pas d’évoluer avec le temps. Ce qui est le principe d’une règle, qui n’est pas là pour donner raison à tous mais pour fixer une ligne rouge convenant au plus grand nombre, pour respecter le principe de l’intérêt général, laissant aux tribunaux, le soin de déplacer la ligne créée pour l’adapter aux évolutions des sociétés.
En effet, si le problème ne touche que peu d’athlètes féminines, le public est sensible comme intéressé par la question. Le problème soulevant des partisans des deux côtés de la réponse, ce qui représente à l’évidence un marché et un intérêt médiatique et sociétal.
S’il y a de l’intérêt sociétal, alors il y a un marché. L’exemple de la création d’une compétition pour les athlètes dopés « Enhanced Games » (ou « Jeux Améliorés ») prévue en 2026 montrent bien que le marché s’intéresse à tout dès lors que l’audience médiatique est là.
Comment va évoluer ce problème ? Juridiquement comme médiatiquement ? Administrativement, c’est une question qui se réglera dans les années à venir quand on sait que sur les numéro de SS française, après le 1 pour les hommes et le 2 pour les femmes, le « 3 » pourrait être utilisé et prêt à sortir après que le « 7 » et « 8 », peu connus, ont déjà été crées pour les gens sans papiers.
William Commegrain Lesfeminines.fr
La compétition qui a été créée pour les athlètes dopés est appelée les « Enhanced Games » (ou « Jeux Améliorés »).
Il s’agit d’un événement sportif très controversé, dont la première édition est prévue pour 2026 à Las Vegas, aux États-Unis. Contrairement aux compétitions sportives traditionnelles, les « Enhanced Games » ne prévoient aucun contrôle antidopage et encouragent même les athlètes à utiliser des substances améliorant la performance.
Les promoteurs de cette initiative, menée par l’entrepreneur australien Aron D’Souza, affirment vouloir repousser les limites de la performance humaine. Ils soutiennent que le sport devrait récompenser les performances, quelles que soient les méthodes utilisées pour les atteindre, et que les règles antidopage sont obsolètes.
Ce concept a suscité de vives critiques de la part des organisations sportives officielles, comme l’Agence mondiale antidopage (AMA), qui le qualifient de « dangereux et irresponsable », compromettant l’intégrité du sport et la santé des athlètes.