L’Angleterre, royale contre les Pays-Bas
Il fallait gagner face aux Pays-Bas pour que Sarina Wiegman croient en ses chances d’obtenir une troisième récompense mondiale « THE BEST » après la défaite contre les françaises.
C’est ce qui fut fait, avec les mêmes arguments que face aux Bleues, c’est à dire, une présence extraordinaire d’Alessia Russo, meilleure joueuse de la rencontre, pour tenir le ballon haut dans la défense des bataves, qui au contraire n’arrivaient pas avec leur milieu, à remonter le moindre ballon qui puisse poser un problème à la défense allemande.
Les buts se sont donc enchaînés comme les vagues se suivent les unes après les autres, et Laura James s’amusa de son talent à la 22′ (1-0) puis de ses opportunités à la 60′ (3-0) pour entrer dans l’esprit des journalistes appelés à voter pour le prochain Ballon d’Or.

Stanway y est allée de son but juste avant la mi-temps (45’+1, 2-0) alors qu’Ella Toone, ressuscitée aura l’opportunité du 4e (70′) qui aurait pu en compter un 5e si Alessia Russo ne s’était pas vu refuser, pour la seconde fois, un but en raison d’un hors jeu d’une de ses partenaires.
Les jeunes Bleues assurent contre le Pays de Galles.
Si le Prince de Galles William est bien en Suisse, c’est pour aller voir les anglaises jouer leur rencontre alors qu’il aurait pu tout autant, voir les Galloises, crier à pleine bouche, le chant de leur hymne, pour leur donner un courage qu’elles ont comme d’habitude, pu montrer.
Un courage pour égaliser à la 13′, sur un cafouillage digne d’un champ de patates, (1-1), par Jess Fishlock qui n’eut rien de commun avec la superbe reprise de volées de Clara Mateo, à la 7′, consécutive à un contrôle de poitrine de légende. (1-0, 7′) sur un corner de Selma Bacha.

La première mi-temps fit monter les neurones françaises, faute de trouver une solution et bien que le changement d‘Alice Sombath à droite en tant que défenseure centrale, calma les ardeurs galloises qui utilisaient ce champ, un peu trop à leur convenance.
Cette rencontre qui se termina sur le score de (4-1) fut riche d’enseignements en montrant que la jeune Alice était très souvent utilisée par ses partenaires, au contraire de ses débuts où la balle avait du mal à lui venir.
Elle a montré aussi, que le coach Laurent Bonadei voulait utiliser toutes ses forces pour que le maximum de joueuses entrent et donnent, en retour, une qualité de performance.
Ce que Clara Matéo avait bien compris.
Décidée à jouer une place dans ce trio d’attaque (Baltimore, Katoto, Cascarino) qui avait si bien brillé face à l’Angleterre.
A la base d’un but, à la base d’un pénalty, à la base d’une passe décisive, à la base du dernier but. Elle a dit : je suis là.
Comme les jeunes Bleues l’ont aussi dit. Une équipe avec sept changements dans le onze et quatre autres en cours de rencontre.
La vraie compétition commence. Celle des matches mais aussi celle des places.
William Commegrain Lesfeminines.fr