Le Danemark y a cru mais l’Allemagne ne l’a pas voulu
Lorsque l’ex-parisienne Vaansgaard marque le premier but de la rencontre à la 26′, les rouges danoises sont prêtes à mettre leur sang sur la pelouse, tant l’avance au score est inattendue (0-1, 26′) face aux 3e FIFA. C’est d’ailleurs ce qui arrivera à l’attaquante, quelques minutes plus tard, sur un coup de bras, pas loin d’être volontaire de la petite Elisa Senss de l’Eintracht Frankfurt.
Tout cela aurait pu être vrai, sans Klara Bühl.
L’attaquante allemande, maltraitée par la VAR sur un premier but refusé puis une seconde fois sur un pénalty pas accordé lui a fait chauffer le sang et c’est dans toute son expression américaine de son nom que le taureau allemand alimenta cette partie, en rentrant à chaque fois dans les lignes danoises, avec une telle force qu’elle en fut élue, la meilleure joueuse de la rencontre.

Pourtant le score fut obtenu sur un pénalty accordé pour une faute de Veje sur la meneuse de jeu allemande, Linda Dallmann que Sjoeke Nüsken, responsable du but refusé à Bühl pour hors jeu, réalisa (1-1, 56′). Un « ouf » de soulagement pour cette Mannschaft qui court après l’Euro perdu depuis 2013 et qui se transforma en cri de victoire, quand l’invisible Léa Schuller, marqua à la 66′, le (2-1), pour sortir à la 70′.
Une habitude pour cet avant-centre qui touche très peu de ballon et qui avait marqué, lors du premier match, à la 66′ pour sortir à la 70′. Pourtant, meilleure buteuse des qualifications.
Suéde-Pologne : la balade suédoise malgré le combat des polonaises.
S’il y avait un prix de la combativité, la Pologne n’aurait pas été loin de l’obtenir tellement elles jouent le jeu impossible du contre en étant assailli dans ses vingt mètres !
La Suède est une école de patience qui doit venir de la météo de ces grands pays du froid. La nature impose ses choix comme la défaite impose la sienne. Il ne sert à rien de la regretter comme il ne sert à rien de lutter contre la Nature et ses excès. cela fait partie de la vie, il faut juste l’éviter.
Les suédoises jouent toujours pour éviter la défaite sans la regretter.
A ce jeu, les vagues suivent les autres vagues et la Pologne a craqué, logiquement, trois fois. Blackstenius (28′ Arsenal, championne d’Europe et buteuse, 29 ans), Asllani (London City (D2), capitaine, 35 ans, 201 sélections) et Lina Hurtig (29 ans, Fiorentina). Toutes des grands noms du football européen, dans une équipe qui a fait le choix de l’expérience, comme d’habitude.

Le prochain match qui opposera la Suède à l’Allemagne le 12 Juillet à 21 heures, vaudra son pesant d’intérêt. Ce groupe croise avec la France, bien parti pour se qualifier.
William Commegrain Lesfeminines.fr