Islande-Finlande (0-1), match insipide.

Dans un match insipide, entre l’Islande (14e FIFA) et la Finlande (26e), qui ne restera que pour le beau but de Katariina Kosala, attaquante de Malmoe (Suede), pour commencer la petite histoire de cette 14e édition de l’Euro 2025, en étant le premier but de la compétition.

L’Islande, classée en Ligue A de la Ligue des Nations actuelle, -ayant fait partie du groupe de la France d’ailleurs- habituée aux matches nuls (4 dans cette compétition à six matches), n’a jamais donné l’impression de pouvoir revenir au score, sans que l’expulsion d’Antonsdottir à la 58′ (deux cartons), n’en soit la cause !

Un jeu stéréotypé, fixé sur la vitesse de l’ex-joueuse de Wolfsburg, Jonsdottir, ne pouvant donner autre chose, bien que cet oiseau, si fine, ait bénéficié d’un duel face à la gardienne, qui s’est évaporé à droite. Largement éloigné des buts.

Jonsdottir, Islande-Finlande Euro 2025

De l’émotion et de l’envie pour les Suisses, battues par la Norvège (1-2)

A l’inverse, la Suisse attendait fermement sa rencontre face à la Norvège, qu’elle connait bien pour s’être opposé aux partenaires d’Ada Hegerberg, dans le même groupe de la Ligue des Nations. Un groupe que la France connait tout autant pour en avoir fait partie, ce qui explique peut-être les 500.000 téléspectateurs de l’audience communiqué sur TMC.

Des téléspectateurs qui n’ont pas commis d’erreurs en regardant le pays hôte de la compétition sortir le grand jeu face à la Norvège, sans couleur, subissant, et sans fond de jeu à proposer face à la « grinta offensive des Nati », manifesté par Nadine Riesen de l’Eintracht Frankfurt, buteuse à la 28′ et surtout de l’offensive de Géraldine Reuteleur, du même club, autrice de plusieurs tirs cadrés et surtout d’une transversale puissante.

Elue meilleure joueuse de la rencontre, elle a failli perdre cette reconnaissance, fautive d’une main dans la surface face à Ada Hegerberg, ne sachant pas comment arrêter la puissance de la norvégienne, autrice de l’égalisation dès le retour des vestiaires (1-1, 58′), qui tira le pénalty hors cadre pour un (1-3) et un doublé qui aurait condamné définitivement les Suisses.

Sauf que le Dieu du football féminin a certainement voulu que ce match reste en termes d’émotions pour les plus de 34.063 spectateurs venus au stade (record suisse).

D’abord, en laissant l’arbitre valider l’égalisation d’Ada Hegerberg, sans pénaliser Engen, qui plus que de bloquer la gardienne Peng, l’avait poussé pour que sa sortie soit décalée sur la gauche, laissant l’impact de la tête d’Ada, sans adversaire ! (Hegerberg, 1-1, 58′).

Une suissesse inférieure en expérience

Après ce premier but encaissé par un manque d’expérience, quatre minutes plus tard, les Natis nous font constater que la Suisse a été une équipe de groupe B de l’avant-dernière Ligues des Nations et, pour celle en cours, … a terminé dernière de son groupe. Un gap de niveau qui devait s’exprimer dans ce match.

La jeune latérale droite, Iman Benney (18 ans), plutôt bonne quand tout est clair, est perdue sur le contre-appel de Caroline Graham Hansen, tournant autour d’elle pour se lancer sans hors jeu et, avec deux mètres d’avance sur cette balle en profondeur de sa partenaire, servir Ada Hegerberg, au courant de la méthode, bien en avance sur une lourde Stierli (Freiburg), condamnée à essayer de sauver l’impossible, faute de voir Peng commencer sa sortie.

Il arriva ce qui devait arriver. Un tacle glissée de la Suissesse qui finit dans ses propres buts, quatre minutes après le but égalisateur.

Revenue des vestiaires avec un (1-0) prometteur, les voilà, en quatre minutes menées (1-2) et à l’aube d’un troisième but sur pénalty (70′), heureusement raté par la lyonnaise.

Mais un coeur incroyable de la part de la Suisse

Equipe Suisse – Suisse-Norvège- Euro 2025 (source UEFA)

Il ne fallut pas un minute de plus pour que l’heptathlonienne, Reisen, partie de sa ligne de cinq défensive, jouant pour une iénième fois son rôle de piston, se trouve bousculée dans la surface par la jeune entrante Mathilde Harviken.

L’arbitre roumaine Alina Peşu désigne le point de pénalty quand la VAR, passionnée à tirer des lignes droites, trouve « 3 métatarses » d’une suissesse pour indiquer un hors jeu et annuler l’égalisation potentielle, largement méritée.

La Norvège prend donc les trois points de la victoire sur l’expérience et surtout sur la faiblesse suisse qui lui « donnera » deux autres occasions fermes, et promet mieux sur instagram à travers le message de Caroline Graham Hansen, bien partie pour finir en tête du groupe.

En raison d’un prochain face à face contre la Finlande, équipe B en Ligue des Nations, pour le tour suivant quand les Suissesses auront du mal contre une Islande, mieux classée, auprès desquelles elles devront renouveler la même qualité de prestation.

Ce qui n’est pas évident, tant elles ont bien joué leur première rencontre.