L’Olympique Lyonnais renverse le Bayern de Munich en seconde mi-temps
Le Bayern de Munich n’a rien pu faire contre la tornade lyonnaise, magnifiquement illustrée par la prestation déterminée de Kadidiatou Diani, passeuse sur le but égalisateur de Dumornay dès le retour des vestiaires (46′, 1-1) puis pour Chawinga (60′, 3-1) et son tacle vainqueur, donnant un superbe but, sur une faute technique de la latérale Giulia Gwinn (2-1, 54′), qui n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était avant ses deux ruptures du ligament au genou. L’allemande, élue, meilleure jeune joueuse du Mondial 2019 en France.
La fête lyonnaise a été totale lorsqu’Ada Hegerberg marqua le 4e et dernier but du match (90’+4, 4-1), non pas tant sur l’incidence acquise de la qualification lyonnaise en demi (6-1 sur les deux rencontres) mais pour le renouveau de la Norvégienne qui aurait certainement demandé la nationalité lyonnaise (arrivée en 2014) si Lyon avait été une autorité indépendante comme Monaco ou Andorre.
Arsenal, en seconde mi-temps, renvoie le Real Madrid à ses études

Pourtant si on doit trouver une similitude avec la rencontre suivante entre Arsenal, défaite à Madrid (2-0) et qui recevait le récent Real Madrid (crée en 2017) à l’Arsenal Stadium devant le record de 22.000 spectateurs, venus espérer un renversement, on le trouvera dans le gain d’une rencontre obtenue sur la seconde mi-temps.
Lyon a été menée par le Bayern dans le premier acte sur un tir en coin de Buhl (33, 0-1) rentrant aux vestiaires sous la colère de joueuses lyonnaises et une minute plus tard, Dumornay obtient l’égalisation, pour que, en quinze minutes, les lyonnaises aient assommé leurs adversaires (3-1, sur le match, 5-1 sur les deux rencontres).
Il est arrivé la même chose aux gunneuses, bloquées à (0-0) à domicile à la fin du premier acte et marquant trois buts en quinze minutes (Russo, 46′ et 59′, l’ex-barcelonaise Mariona à la 49′), avec en plus deux buts de Russo refusés pour hors jeu, dont un qui s’est joué à quelques centimètres.
Mais que se passe-t-il dans les vestiaires féminins à la mi-temps ?
Pour cela, il se passe quelque chose aux vestiaires qui ressort d’une sorte de « vandou féminin » ou de « danse secrète » voire de mots « qui entrent dans les corps » pour s’insinuer au plus profond de chacune d’elles.
Je crois qu’elles ont faim d’Europe.
Ce n’est pas un petit trouble digestif.
C’est carrément une envie carnassière et si les adversaires ne comprennent pas qu’elles risquent leur peau, alors elles tombent sous le joug de la motivation collective.
C’est exactement ce qui s’est passé pour le Real qui n’a pas manqué de présence individuelle mais qui n’a rien pu faire sous la poussée collective anglaise qui les a ratiboisé, les faisant disparaître et nous faisant relever que même les rentrantes avaient les deux mètres de retard qui font qu’elles ne pourront jamais revenir.
Et elles ne sont jamais revenues.
Contraintes à laisser les émotions redescendre, assises au fond d’un avion, en se demandant simplement ce qui s’était passé ? Contraintes à penser que, match terminé, il ne leur restait plus qu’à identifier leur comportement pour s’armer d’une force, afin de ne pas le revivre. Source trop forte de frustration.
D’autant plus frustrées qu’elles avaient surpris le dimanche précédent, le grand Barcelone, en l’emportant pour la première fois de leur histoire chez elles (1-3).
Le football féminin nous confirme que la stratégie est insuffisante face à l’envie collective des adversaires et qu’il suffit d’une mi-temps pour passer de l’enfer au Paradis.
Il n’y a pas que pour l’Europe. Il en est de même en championnat. Exactement ce qui était arrivé à Manchester City en championnat face à Chelsea, le dimanche d’avant. Menant logiquement (1-0) à domicile pour perdre logiquement la rencontre (1-2), match gagné par Chelsea. En France, le Paris FC avait subi la même situation. Menées par Strasbourg à Charlety (0-1) pour l’emporter (3-1) au second acte.
Une mi-temps suffit à renverser un match.
Mais que se passe-t-il à la mi-temps dans les vestiaires féminins ?
William Commegrain Lesféminines.fr
L’Olympique Lyonnais et Arsenal se rencontreront en demi-finale de la WCL 2025.