FC Barcelona – Vfl Wolfsburg (10-2)
Les surprises de Mercredi n’ont pas été celles de Jeudi, et tant le FC Barcelona que Chelsea Ladies, bien que dominatrices dans le premier acte avec un (3-0) à domicile pour les deux futures qualifiées, elles n’ont jamais laissé le moindre espoir de « remontada » à leurs adversaires, tels que les matches de mercredi de l’Ol (0-1) comme d’Arsenal (0-0), avaient été ouvertes aux risques.

Les Louves de Wolfsburg n’ont pas existé, ne marquant leur seul but au stade Johan Cruyff qu’à la 72’, par l’intermédiaire de leur buteuse habituelle, la néerlandaise Lineth Beerensteyn (4-1), tout juste entrée à la place de Sveindis Jonsdottir (70′).
Un doublé de Salma Paralluelo (10’ et 20’) ont lancé les catalanes, fortes d’un capital significatif pour avoir remporté l’aller en Allemagne (1-4), le tout suivi par Brugts (41’). Pina (62’, 77 ‘) entérinant le sujet en portant l’avantage barcelonais à un sévère (9-2) cumulé.
C’est le dixième cumulé (10-2) qui restera dans les mémoires avec un superbe coup franc direct de Maria Léon (90’+1) à qui il avait été reproché des gestes masculins sur la puberté d’une espagnole en championnat.
Celui de Pina n’était pas mal non plus, la gardienne Borbe, se demandant où était la balle. Là pensant sortie par le poteau. Elle avait tout simplement fait, par sa puissance, dans son dos, le tour des filets.
Avec la magnifique réalisation de la très jeune suissesse Scheirtenleib à l’aller, Chelsea, le futur adversaire en demi-finale, devra se méfier des coups francs et tirs aux vingt mètres.
Chelsea Ladies – Manchester City women (3-2) « on aggregate«
Quelles sont les raisons pour lesquelles Chelsea a mené (3-0) à la mi-temps ? S’assurant la qualification européenne et un renversement !
Surprenant Manchester City qui, jusqu’à dimanche dernier, fin de première mi-temps, dominait le leader de la Women Super League, Chelsea, avec une victoire (2-0) européenne et un (1-0) à domicile en championnat. Ensuite, comme lors d’une crise boursière, tout s’est retourné. En quatre jours, une seconde mi-temps et un match.

La première raison vient de la performance de la colombienne Ramirez, que la France avait découvert lors de la Coupe du Monde 2023 en Australie, et qui, dans la foulée, avait bénéficié d’un transfert en urgence auprès d’un Chelsea, pourtant bien fourni en joueuses (plus de quarante), selon le principe que « si tu es chez nous, tu n’es pas chez nos adversaires ». Un principe couteux qui ne pose pas de problèmes à ceux qui en ont. Et Chelsea, en a.
Mairy Ramirez a un physique d’avant-centre de niveau régional, qui a le mental pour jouer plus haut mais dont le déficit de vitesse empêche de le faire, ajouté au fait qu’il préfère jouer avec ses copains que de se soumettre à la règle du professionnalisme.
Une vérité dans le monde masculin qui n’existe pas encore dans celui féminin et quand l’attaquante tourne auprès de sa défenseuse et accélère balle aux pieds, « tu ne comprends pas pour quelles raisons elle ne la rattrape pas« . « Ladite joueuse aussi », sauf que les deux mètres d’avance, deviendront trois et qu’elle est capable d’aller jusque devant la gardienne, avec les mêmes états d’esprit et certitudes dans son action.
Un rouleau compresseur avec un moteur de Ferrari. Bénéficiant d’un autre rouleau compresseur, Laura James, perforant, pour d’une passe en retrait, offrir un troisième but heureux (43′, 3-0) salvateur pour Chelsea, puisque permettant de se qualifier.
La seconde joueuse du match, qui aurait dû bénéficier de la reconnaissance de la MVP est Erin Cuthbert. La milieu anglaise, à elle-seule, et pendant toute la durée du second acte, a empêché toutes les tentatives de possession et contre pressing des « citizens », reprenant le ballon pour relancer, apporter, vingt mètres plus loin, un ballon qu’elle devait penser, qu’il n’avait de raisons d’être, que dans les vingt mètres des citizens.
Un bouledogue à qui tu renvois la balle et qui te la ramène à chaque fois. Infatigable.
Sandy Baltimore, Tom pouce française, a vite compris, qu’avec Miss Sonia (Bompastor), il ne fallait pas rater les moments de titularisation et la jeune joueuse, propulsée arrière latérale gauche, a fait du Crystal Dunn à sa meilleure époque, soit lors de Coupe du Monde 2019 en France.
Là, pour bloquer la fusée brésilienne Kerolin à qui il manque « un commandant de bord » dirait Elon Musk. Elle n’a jamais pu déborder et sur la fin de la rencontre, n’a plus voulu déborder. Regardant, le dos de sa latérale française, Sandy Baltimore, exPSG, mettre le premier but anglais (1-0, 14′), d’une frappe bien maitrisée, direction lucarne.
Voilà une joueuse française qui sait pourquoi elle sera dans les onze de Chelsea.
Le coup dur, pour les Citizens, a été l’égalisation de Bjorn, sur corner (2-0, 38′).
Joueuse sans éclat, qui renverse le match et son enjeu en mettant les deux équipes à égalité (2-2 sur les deux matches). Cela fait toujours mal quand une joueuse neutre fait la balance d’une rencontre. C’est plutôt un signe de domination alors que « les buts marqués par les stars » sont plutôt des signes de puissance.

Pour les Citizens, la gardienne, Keating, prise par Sarina Wiegman (sélectionneuse des Trois Lionnes), a du talent qu’elle a démontré plusieurs fois dans les deux matches européens. Une grosse inquiétude pour Mary Earps, venue au PSG, pas loin de perdre son poste dans le onze anglais.
L’ex-montpelliéraine et australienne, Mary Fowler a pris du volume, de l’efficacité dans les dribbles, des envies de Samba mais avec un système défensif sans talent ni force, elle n’a rien pu faire. Comme Vivianne Miedema, qui nous a montré qu’un tir, bien préparé, caché, peut-être une arme incroyable. Sauf que là, il passe à dix centimètres des poteaux.
Au final, les deux équipes allant en demi-finale sont deux équipes qui le méritent et il semble impossible de nommer un favori entre Barcelona et Chelsea, tant elles ont montré des qualités avec une gestion réfléchie de leurs points faibles.
William Commegrain Lesfeminines.fr