L’Europe, tu en rêves. Douze clubs en général, dix pour l’Italie et seize pour la Liga espagnole, peuvent potentiellement y rêver à chaque début de championnat. Une récompense donnée aux trois premiers des championnats majeurs féminins.

Déjà, coupons court à tout rêve excessif. La comparaison des cinq grands championnats, Angleterre, Espagne, Allemagne, Italie et France montre que les qualifications européennes de l’élite féminine passent par :

  • l’obligation d’être la section féminine d’un club masculin de la division d’élite domestique. soit la Premier League anglaise, La Liga, La Bundesliga, la Série A et la Ligue 1 pour la France.

Seul, le PARIS Fc réussit pour la deuxième fois consécutive, à être la seule équipe féminine qualifiée pour l’Europe (au 19 février 2025 mais assez d’avance sur la quatrième pour renouveler cette année), provenant d’un club de deuxième division. Pour la France, la Ligue 2.

Cela montre l’exploit.

Toutes les autres, Chelsea, Manchester United, Arsenal, Barcelone, Real Madrid, Atletico Bilbao, Bayern de Munich, Eintracht Frankfurt, Vfl Wolfsburg, Juventus, Inter de Milan, As Roma, Olympique Lyonnais, le Paris Saint Germain proviennent de la meilleure division masculine de leur championnat.

Existe-t-il un lien direct entre la performance féminine et le classement du club masculin qui les a absorbés.

La Liga espagnole et l’Europe

L’adéquation quasi parfaite entre la performance de la section féminine avec celle masculine provient de l’Espagne.

Quatre clubs féminins premiers issus de clubs masculins installés en Liga. La différence n’existe qu’entre la 3e et 4e place. Les madrilènes (50) ont une avance assez confortable de 5 points sur les basques (45) pour la Liga masculine (à droite du tableau) alors que chez les femmes, Bilbao (35) est à un point devant l’Atletico Madrid (34). Une différence mince qui aurait pu faire une égalité parfaite entre le classement masculin et féminin.

La google Pixel Bundesliga allemande et l’Europe

Pour la Google Pixel Bundesliga qui est le naming de la division d’élite allemande féminine, les quatre premières équipes (colonne de gauche) se retrouvent, à trois, dans les trois premières places du classement de la Bundesliga masculine. Seuls Wolfsburg, habituel milieu de tableau masculin et phare féminin, est éloigné. Le Bayern Leverkusen aura du mal à intégrer le trio masculin, avec cinq points de moins que le Vfl Wolfsburg (2 titres et quatre finales européennes).

Ces deux championnats semblent donner corps à l’idée que la qualification européenne dépend de la force de l’équipe masculine qui la soutient.

L’Angleterre, la Barclays Women’s Super League et l’Europe

Arsenal 3e chez les filles est second en Premier League. Manchester City de Guardiola a réussi à se placer 4e malgré les difficultés connues. Chelsea, leader féminin, peine à la 6e place chez les hommes quand ManUnited est perdu à la 15e place anglaise.

On ne peut pas affirmer que le lien est indiscutable mais, on observe que les clubs féminins qui se qualifient pour l’Europe, dans ces cinq grands championnats, sont de renommés internationales et font partie de l’élite de leur championnat.

La Serie A italienne et l’Europe

Voyons avec la Série A italienne, en retrait dans les résultats européens (aucune demi-finale depuis 2010) quand les trois précédents championnat ont tous envoyé des clubs en demi, finales et titres européens.

Chez les filles, la Juventus domine (45), suivi de l’Inter (38). L’AS Roma est à une portée (35) quand la Fiorentina aura du mal à prendre la 3e place européenne (28). Du côté masculin, les quatre premiers de la Série A masculine sont le Napoli (56), l’Inter (54), l’Atalanta (51) et la célèbre Juventus (46). Là, on voit que l’on a des têtes de championnat masculine, présent en Europe, à l’exception de l’AS Roma, classée 9e en Série A masculine.

Au vue de ces quatre comparaisons, on peut affirmer que les places européennes sont pour les sections féminines issues des clubs de la division masculine d’élite de leur championnat, et qu’il vaut mieux être dans une équipe qui domine chez les hommes si on veut prendre l’avion européen.

L’Arkema Première Ligue, le Paris FC et l’Europe

Sauf en France qui écrit une autre histoire.

Avec l’Arkema Premier Ligue, démontrant la performance incroyable du Paris FC, dont la section masculine est actuellement dans les trois premiers de la Ligue 2 française alors que les parisiennes de Sandrine Soubeyrand, assure une seconde place du championnat de France féminin depuis la défaite du PSG à domicile face à l’OL. Ne leur laissant que l’espérance d’une défaite face aux lyonnaises, pour reprendre cette seconde place qu’elles possèdent depuis 2013, ne l’ayant laissé qu’une seule fois à Montpellier. Retour se jouant le 12 avril prochain (OL-PFC)

Ce qui n’est pas aussi évident puisque le Paris FC a réussi un match nul à Charlety contre l’OL (0-0), possède un nombre de buts marqués (49), supérieur au PSG (35) au 19 février 2025, faisant tout dépendre du goal average particulier, pour une rencontre qui se jouera le 15 mars prochain (PSG-PFC).

Un calcul qui ne retirera pas la troisième place qualificative, à moins de suites malheureuses.

Bilan

Pour être dans les places européennes, les clubs des cinq grands championnats doivent tous être issus de la division d’élite masculine domestique.

Seul le Paris FC (Ligue 2 française), issu d’un club de seconde division, a réussi l’exploit en Europe de le faire depuis deux saisons. Une véritable performance légitimée sur le terrain, dans ses oppositions avec ses adversaires que sont l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint Germain, avec deux nuls de réalisés en 2024-2025. Une performance quand on rappelle que les parisiennes ont éliminé en 2023, Arsenal Ladies et ensuite le Vfl Wolfsburg pour leur premier retour européen. Butant néanmoins, sévèrement, l’année suivante sur Manchester City.

On peut penser que les dirigeants parisiens souhaitent que cette observation n’existe pas la saison prochaine… Actuellement troisième à un point du second le Fc Metz, travaillant pour valider un accessit direct en Ligue 1 donné aux deux premières places !

On peut aussi conclure que les exploits féminins ne se font qu’en Arkema Première Ligue, avec Dijon, descendu en National et quatrième du championnat féminin français quand le championnat français comprend Montpellier, Guingamp, Saint-Etienne, Nantes, le Stade de Reims, Le Havre et Strasbourg, tous des clubs de Ligue 1.

Une réalité qui existait, encore plus, avec Fleury FC 91, quatrième de l’Arkema Première Ligue en 2022-2023 et dont le club masculin se trouve en National 2, quatrième division française, présent encore cette saison, avec une 5e place au 19 février 2025 et une finale de Coupe de France en 2024.

Le Paris FC, Dijon et Fleury passent par des trous de souris.