La Barclays Women’s Super League 2015 est la seule ligue féminine européenne faite de 12 clubs issus de leur première division (Premier League). Une particularité qui n’existera plus, d’ailleurs, la saison prochaine (voir à la fin de l’article).

Est-ce une des clés de leur potentiel réussite avec trois clubs qualifiés pour les quarts de finale de la compétition européenne et un titre de vice-championne du monde 2023 ?

Women’s Super League : Une transformation réussie

Il faut savoir que le championnat anglais s’est totalement transformé.

Le Championnat anglais, a été refondu récemment en 2011 puis est devenu exclusivement professionnel fin 2017 avec un système de franchises à l’américaine imposant un minimum financier peu élevé (500.000 livres), et donnant une garantie de maintien (pas de montée ni descente) justifiant d’investissements, après avoir fait sa mue (2016) passant d’un championnat d’été (avril-octobre) invisible à un championnat d’hiver (septembre à juin), identique à celui des clubs européens.

Un championnat commencé à 11 en 2018-2019 sur acceptation d’un cahier des charges (contrat minimum de 16 heures et création d’une Academy), pour finir à 12 en 2020 (relegation Sunderland et Yeovil Town, entrées Brighton, West Ham, Manchester United), et une première montée sportive faite seulement en 2020, par Tottenham Hotspur, leader du moment de la Women’s Championship (2020).

Le tout géré par une nouvelle organisation, NewCo, sous la direction de Nikki Doucet (CEO) intégrant les 24 clubs exclusivement professionnels de la Women’s Super League et de la Women’s Champions League, sous la direction du Chairman Dawn Airey et de la Directrice du Football féminin anglais à la FA, Lord Sue Campbell.

Une WSL issue uniquement que des clubs de Premier League.

Une situation qui donne une Barclays Women Super League 2025 faite que de clubs masculins issus de la Première League anglaise : Chelsea Ladies, ManU, ManCity, Brighton, Arsenal, Tottenham, Liverpool, Aston Villa, West Ham, Everton, Crystal Palace et Leicester.

Le championnat féminin bénéficie ainsi de la dynamique de la Premier League, qu’elle soit financière, médiatique, sportive et d’image.

Une raison des fans anglais ?

Les anglais sont des adeptes des fesses chauffées posées sur des gradins de l’Emirate Stadium, que ce soit pour les hommes comme pour les femmes. Voire non-chauffée, il n’est pas rare d’avoir une assistance de 10.000 personnes pour une troisième division anglaise (League One) quand en France (National) et en Europe, le chiffre dépasse rarement le premier millier.

Une situation dont bénéfice la WSL et qui fait rêver les fans européens pour les audiences obtenus sur certains matches avec plus de 50.000 spectateurs.

Par exemple, la dernière rencontre entre Arsenal-Tottenham Hotspur, du 16 février 2025 dernier, pour la 14e Journée s’est faite devant 56.784 spectateurs, signant la victoire des Gunners, sur un sévère (5-0), alors qu’elle n’opposait que le 3e du championnat, Arsenal Ladies (27 points), face au 6e .., assez loin car ne comptant que 17 points.

Une exclusivité européenne ponctuelle qui peut disparaître en 2026.

Un club est appelé à descendre, actuellement Crystal Palace, pour une seule montée de la Women’s Championship. Pour l’instant (14/22) Birmingham (29 pts) mène, talonné par London City (28 points mais un match en moins) possédée par Michele Kang, propriétaire de l’Olympique Lyonnais et suivis par Durham Women (26 points).

Un constat qui devrait ne plus exister plus la saison prochaine. Birmingham évolue en League One (3e division) anglaise comme Durham. London City étant un club professionnel exclusivement féminin, possédée totalement d’ailleurs par Michele Kang, propriétaire à 52% de l’Olympique féminin.

Une belle carte à jouer pour celle qui revendique une autonomie féminine la plus entière possible. Être le seul club exclusivement féminin en Barclay’s Women Super League, face à onze clubs professionnels masculins, cela aurait … « de la gueule » dirait Michel Audiard.

A moins que Newcastle (1 match en moins), club de Premier League ou Bristol City (deux matches en moins, Championship anglaise) ne remontent au classement.

Une force pour la WCL 2025 ?

Cette structure de championnat unique aura-t-elle une incidence sur le gain de la Women’s Champions League 2025 pour l’Angleterre, avec en quart, la présence de Chelsea Ladies, Arsenal Ladies et Manchester City ?

Nul ne le sait sauf à constater que depuis 2007 (Arsenal et son titre), la finale ne s’est jouée qu’une seule fois avec un club anglais, Chelsea en 2021.

Cela fait peu et les anglaises ont faim.

A voir.