La semaine à venir va se clore avec la Coupe de France et ses quarts de finale. Sur les huit équipes en jeu, le Paris Saint Germain l’a remporté quatre fois, dont deux sur les trois dernières saisons (2022 et 2024). Saint-Etienne est la seconde équipe à l’avoir emporté en 2011, ce qui remonte à une ancienne ère en matière de football féminin.
Pour les autres, de par l’absence de Montpellier, habituel finaliste jusqu’en 2016 et surtout de l’Olympique Lyonnais, éliminée en 1/16e de finale, l’espoir ne peut qu’être au coeur des rêves légitimes. Il ne reste que deux matches pour atteindre la finale et jouer le titre.
Qui l’emportera ?
Paris Saint Germain est un finaliste en puissance.
Les joueuses de Fabrice Abriel se déplacent au Mans (comme l’a fait cette semaine le PSG masculin pour l’anecdote), en seconde Ligue Arkema et devraient se qualifier, bien que les challengers ont compris la tactique imparable pour éliminer plus fort : jouer le (0-0) et remporter les tirs au but. C’est d’ailleurs ainsi que l’Olympique Lyonnais, le Fc Fleury 91, le RC Strasbourg ont été éliminées.
Dans cette partie du tableau, les rouges et bleues sont appelées à rencontrer Saint-Etienne ou Lille, en seconde Ligue pour une éventuelle demi-finale.
Des amazones stéphanoises qui ont vu leur coach, Laurent Mortel, en mise à pied conservatoire, dans l’attente d’une enquête interne pour des faits de pressions psychologiques reprochées. Difficile de connaître leur état d’esprit, même si l’opposition face au FC Nantes de cette dernière journée (14e) s’est terminée sur un (2-2) et un doublé de Cindy Caputo.
Lille en seconde Ligue, a l’avantage d’avoir fait une finale en 2019, juste avant sa descente quand les lilloises jouaient au plus haut niveau mais se trouve en Seconde Ligue. Un gap normalement. Un gap encore plus prononcé face au Paris Saint Germain.
De l’autre côté du tableau, le Paris FC aura un match difficile contre Dijon, quatrième de l’Arkema Première Ligue. Une double difficulté compte tenu que les parisiennes sont celles qui ont le plus vécu avec l’espoir de la Coupe de France, butant souvent contre le Paris Saint Germain depuis 2012 (Sept défaites sur sept saisons), mais aussi contre Lille, dernier du championnat en 2019, laissant la finale aux joueuses du Nord.
Quand on regarde la liste des joueuses de football féminin, on se dit qu’il y aurait une superbe photo à faire avec Gaetane Thiney, 39 ans, en train de soulever la Coupe, pour sa dernière saison déclarée !
Un rêve que la troyenne d’origine ne s’amusera pas à rêver. Avec son expérience, elle se souvient de par trop, des rêves restées à la maison.
J’ai en mémoire un coup franc qu’elle avait rêvé contre le PSG pour une qualification européenne en 2012 à Bondoufle. A la 90′, tout le monde s’était levé pour voir cette balle prendre la lucarne quand Kiedrzynek s’était envolée pour la sortir du bout des doigts. Philippe Boindrieux dirigeant du PSG, s’était rassis en soufflant.
Ce serait une belle histoire que de voir cette Coupe levée par la française et ex-internationale (163 sélections, 58 buts) qui représente bien le football féminin de cette ère où les françaises jouaient avec talent, faisant peur au monde entier. Aucune de ses anciennes adversaires comme coéquipières ne le contesteraient. Elles seraient même heureuses.
Il faudra passer Dijon et après prendre, soit le HAC, en Arkema Première Ligue ou les joueuses de seconde Ligue du FC Toulouse.
Tout est possible dans des matches à élimination directe mais le groupe du Paris FC parait bien armé pour passer ces deux épreuves et porter Gaetane Thiney dans le futur rond central de cette finale qui se jouera, le 3 mai à Calais, au stade de l’épopée.
Il faut voir mais personne ne lui contestera le droit de jouer, pour le vivre avec son équipe.
Les bras levés de Gaetane Thiney, coupe à la main, en finale de la Coupe de France, ce serait une sacré photo à prendre.
Un Everest à gravir, mais un bel Everest.
William Commegrain Lesfeminines.fr