Dans ces quarts de finale, les clubs encore qualifiés de l’Arkema Première Ligue n’auront pas laissé d’espoirs aux petits poucets encore en liste, tous issus de la Seconde Ligue.
Paris Saint Germain coche la case, Saint-Etienne s’impose sur le terrain
Saint-Etienne aura pris le temps de construire sa victoire (0-3, Pierre-Louis 47e, Caputo 79′, Cambot 84′) contre le Losc, sixième de Seconde Ligue. L’avantage ayant été pris en seconde mi-temps. C’est ainsi que présente son coach intérimaire, le résultat final les opposant pour une prochaine demi-finale face au Paris Saint Germain.
Une rencontre qui pourrait paraître aisée pour le club parisien, troisième de la première Ligue avec surtout quatre Coupes de France (2010, 2017, 2022 et 2024) lui donnant le titre de favori de ce dernier carré, mais qui autorise l’interrogation malgré le (0-4, Echegini 2′, Albert 14′, Geyoro 54′, Leuchter 75′) assuré contre Le Mans (second de Seconde Ligue) pourtant bien placé pour monter, du fait de la force de Cindy Caputo, souvent buteuse dernièrement, au jeu proche d’un Cantona. Incisif et direct.
Le Paris FC sérieusement, HAC la chance aux débutants
De son côté, le Paris FC (2e), seul club de Première Ligue à rencontrer un adversaire du même championnat, son prétendant (4e), le Dijon Football Côte d’Or a assuré sa qualification sérieusement en première mi-temps.
Un pénalty de Gaetane Thiney à la 8e (1-0) suivi d’une balle contrée et finalisée par la meilleure buteuse du championnat, Clara Mateo à la 31′ (2-0) ont suffi à la qualification, assurée par une défense parisienne sereine qui a rendu impossible les chances de succès des dijonnaises, réduites à dix (59′, Carage), autrices de belles remontées collectives mais butant que le dernier mur parisien, peu inquiet des tentatives adverses.
Prêtes à la vitesse des attaquantes, certaines d’aller aussi vite et démontrant l’impossibilité des joueuses de couloirs de déborder latéralement. Une victoire acquise sérieusement, avec le malheur de perdre Clara Matéo sur blessure, indisponible pour une à deux semaines.
Le moment « Coupe de France » est venu de l’opposition entre le Havre, récent en Première Ligue (3e saison de suite) qui recevait Toulouse, troisième de Seconde Ligue, cherchant le succès collectif qui les porteraient en championnat, à postuler à une seconde place qualificative à l’échelon supérieur (-3).
Une rencontre serrée (1-1, Cardia 49′, Solanet 81′) jusqu’à la 90′ (Enguehard) avec un but havrais détourné dans les buts adverses, réduisant l’espoir d’une qualification toulousaine aux tirs au but, faute de prolongations en Coupe de France, réinstallée seulement pour la finale.
La place à des surprises pour les demi-finales ?
Une chance qui laisse les normandes dans l’espoir d’une qualification face au Paris FC, remettant au goût du jour, l’intégration d’une finaliste inattendue quand la raison porte à penser que la finale à Calais devrait se jouer, le 3 mai prochain, à Calais, entre le Paris Saint Germain et le Paris FC.
Une opportunité que l’histoire autorise puisque en 2018, c’était le Losc, dernier du championnat qui avait joué et perdue la finale face à l’Olympique Lyonnais. En 2022, on avait eu le FF Yzeure, club de seconde division opposé au Paris Saint Germain ; alors que c’était le FC Fleury 91 qui avait joué sa finale de Coupe de France face aux même parisiennes la saison dernière.
Ce qui n’est jamais arrivé, c’est qu’aucun club du Top 4 du championnat de France ne soit pas en finale. Alors ce serait une très grande surprise si les deux équipes qui se qualifieraient pour la finale soient : Saint-Etienne, vainqueur du PSG et le HAC, vainqueur du Paris FC !!
Le verdict se jouera le 8 et 9 mars, le HAC recevant le Paris FC alors que Saint-Etienne ira jouer sa demi-finale au Paris Saint Germain.
William Commegrain Lesfeminines.fr