Les surprises du championnat 2023-2024, pour cette première moitié de la saison sont assez nombreuses. Sans que l’on sache si la nouvelle formule des play-offs donnant le titre 2024 après un second combat, opposant en mai, les quatre premières équipes de la D1FArkema, sponsor titulaire du naming du championnat depuis la Coupe du Monde 2019.

La régularité du Paris FC

Le Paris Fc occupe la seconde place du championnat en sachant que le Paris Saint Germain, à trois points derrière, n’a joué que neuf matches face au onze des Parisiennes de Charlety (PFC). Deux victoires de celles de Jean Bouin (PSG) et la règle quasi habituelle depuis 2012 se répétera : l’Olympique Lyonnais devant, le Paris Saint Germain, second derrière.

En fait, à bien y réfléchir, la surprise du Paris Fc est plus dans la régularité de ses victoires (8/11) que dans son classement. La saison dernière, elles avaient fini le championnat à la 3e place avec 12 victoires sur 22. Un petit 55% quand la première partie de la saison actuelle donne une statistique de 73% pour le club qui s’est créé un nouveau slogan en 2023 « Certifié Paris ».

L’équilibre du stade de Reims

La seconde surprise concerne le Stade de Reims. En D1F depuis la saison 2019-2020. Quatre saisons de D2F dans son historique, 6e, 7e, 6e puis une montée au plus haut niveau et quatrième à mi-course ! Voilà une performance d’autant que les scores sont souvent serrés à l’exception d’un 2-5 administré au Losc lors de la 11e journée. Visiblement, le Stade de Reims est efficient avec peu de joueuses internationales.

Les coaches féminins ont-elles une signature ?

Amandine Miquel (Stade de Reims) et Sandrine Soubeyrand (Paris FC), deux femmes coaches au parcours bien différent. La première, avec un bagage de mobilité internationale en suivant ses parents, sans antériorité importante dans le sport de haut niveau comme pratiquante sénior ; la seconde ayant le plus grand nombre de sélections en Bleues, hommes et femmes confondues (198).

Deux profils différents dans une D1F qui n’a jamais autant connu de femmes à la tête : quatre avec Sonia Bompastor à l’Olympique Lyonnais et Rachel Saïdi pour le Losc.

Bordeaux à bout de souffle ?

Du coté du bas de classement, condamnant les deux derniers clubs à la descente à l’étage inférieure, la place de 12e et dernier de Bordeaux avec Patrice Lair aux commandes depuis 2021 est surprenante. D’abord sur le profil du coach, connu dans le milieu féminin avec de nombreux titres européens et nationaux glanés avec l’Olympique Lyonnais, mais surtout pour avoir été l’un des seuls coaches féminin à avoir été embauché comme Head coach en Ligue 2 masculine (Chamois Niortais et EA Guingamp) !

Ensuite, sans surprise quand on connait la situation actuelle des Girondins de Bordeaux, descendu en Ligue 2 et englué dans les dernières positions pendant plusieurs mois (actuellement remonté à la 13e place), fournisseur financier et mental de la section féminine.

Juste dommage quand on sait qu’en 2021, elles se qualifiaient pour la Coupe d’Europe en prenant la 3e place du championnat et faisaient un début de programme européen enchanteur, fort d’un public d’Ultras prêt à faire de la concurrence aux Ultras parisiens.

Bordeaux, à bout de souffle ? Certainement un titre qui mérite l’interrogation pour ne pas avoir à écrire le point d’exclamation en fin de saison.

William Commegrain Lesfeminines.fr

source footofeminin