Classement à la 5e journée. Un trio sans surprise avec l’OL Lyonnes, le Paris FC qui a pour objectif de renouveler sa performance de la saison dernière (2e) et le PSG, faible offensivement (moins 5 par rapport au PFC) et la surprise marseillaise (4e).
Du côté des relégables, sans surprise, les deux montants, Saint Malo (10e) et Toulouse (12e) avec le RC Lens (11e), sauvé la saison dernière.
Un classement qui devra bouger jusqu’à la 10e journée, dès lors que les clubs les plus malchanceux, ont rencontré deux des trois premiers voire trois des quatre premiers.
Après la 10e journée, il sera difficile de bousculer les 3 premiers comme de sortir des deux dernières places.
Les montées en difficulté
D’habitude, une des deux équipes montantes réalise un début de saison tonitruant et se trouve dans la première moitié du championnat. Pour la saison 2026-2027, on se retrouve plus dans le modèle de la décennie des années 2010-2015, avec Saint Malo, 10e sur 12 et premier non-relégable quand Toulouse, championnes de l’étage inférieur la saison dernière, pointe à la dernière place (12e sur 12).
On trouve intercalé le RC Lens (11e sur 12), promis à la descente la saison dernière et repêché en raison de l’arrêt professionnel de Dijon FCO pour cause de montée en Ligue 2 de sa section masculine. Le budget masculin de Ligue 2, actuellement 9e sur 18, ne permettant pas un investissement féminin.
Dans ces trois, se trouveront certainement les deux équipes relégables, notamment Saint-Malo, 10e mais faute à la 5e journée d’avoir rencontré l’OL Lyonnes, le Paris Saint Germain et le Paris FC quand les deux autres se sont déjà opposés à deux des membres de ce trio pour deux défaites.

FC Fleury mal classé mais quasiment libéré du trio Lyonnes, PSG et Paris FC
La surprise vient du classement du FC Fleury, 9e, souvent présent dans la première moitié depuis sa montée en 2017, que ce soit en début de championnat comme à son terme, depuis 2022 (deux fois quatrième et joueuses des play-offs, trois fois cinquième). A son avantage pour une remontée, elles ont joué les Lyonnes (1-7) et le PSG (1-3) à domicile. Ce que peu de concurrents ont fait, notamment Montpellier (7e), n’ayant pas encore joué l’un des trois.
Si Fleury remonte, Montpellier peut le payer mais cela ne sera pas au détriment du RC Strasbourg (5e), récent pensionnaire de l’APL (Arkema Première Ligue) en 2024, ayant passé déjà les orages parisiens (Paris Fc et Paris SG) comme marseillais (4e). Il faudrait voir plutôt du côté du Havre (6e), suivant leur résultat à venir contre les deux équipes parisiennes courant novembre.
Le FC Nantes (8e), à la recherche d’un nouvel équilibre depuis le départ de son coach et joueuse, passe incognito, ce qui est plutôt une performance après avoir perdu contre le PFC (2-0) et PSG (1-0). Le pire pouvait lui être prédit après le départ des deux gardiennes, sept défenseures, huit milieux de terrain, cinq attaquantes (source : footofeminin, comparaison liste 2025-2026 avec liste 2026-2027) et le coach. Equipe montante qui avait terminé à la 4e place la saison dernière pour une arrivée en 2024-2025.
La surprise marseillaise
L’OM féminin, appelée officiellement Les Marseillaises, déléguée dans une structure autonome capitalisée par l’OM masculin, est remontée en APL la saison dernière, pour finir difficilement, 9e, sous les directives de Corinne Diacre, venue en cours de saison avec l’objectif du maintien et partie à son terme.
Déjà venue dans la plus haute division de l’élite féminine en 2016-2017, 12e après huit journées pour finir à la 4e place du championnat après une remontée historique faisant de son coach de l’époque, Christophe Parra, le meilleur de la saison pour la FFF. La saison suivante débutera de la même manière mais fera finir le club à la dernière place.
C’est avec cet historique fluctuant que les Marseillaises pointent à la 4e place du championnat, fortes d’arrivées significatives (la gardienne canadienne Emily Burns, Claire Lavogez, Louise Fleury, Maelle Garbino) venant compléter des joueuses significatives de la division d’élite (Bourdieu, Salomé Esilor, Naomie Bamenga), n’ayant pas réussi à trouver la mayonnaise pour leur première remontée de la saison dernière et acceptant le départ de joueuses significatives n’ayant pas réussi (Chloé N’Gazi, Tess Laplacette, Laura Bourguoin, Margaux Le Mouël).
Du côté du trio qui semble indiscutable, on trouve l’OL Lyonnes, aucune défaite et match nul, 31 buts marqués pour 3 encaissés suivi du Paris FC, devant le Paris Saint Germain ayant tous les deux perdus contre l’OL Lyonnes. (7-1) pour le nouveau club de la capitale, (4-0) pour le PSG.
A noter cependant l’apport offensif du Paris Fc (13 buts) face à l’armada supposée du PSG qui parie sur la défense des jeunes (5 buts) et espère le résultat offensif de ses internationales africaines, mais bien loin du Paris FC avec seulement 8 buts de marqués.
Pour le Paris FC, la défense est à améliorer même si dans les 8 buts encaissés, … il y en a 7 lyonnais. Pour les supporters du club de Pierre Ferracci, ils feraient fort de rappeler leur 2e place de la saison dernière, une grande nouveauté, qu’ils doivent défendre cette saison.
William Commegrain Lesfeminines.fr