Les plus heureuses de cette seconde journée sont sans contexte les Parisiennes du Paris Saint Germain, vainqueures à la maison de Oh Leuven sur le score de (5-0). Une première victoire européenne depuis presque trois ans ! Est-ce la fin du purgatoire avec leur match nul de la J1 contre le Real Madrid, la suite le dira mais on peut penser qu’elles seront là en février pour les quarts.
Pour l’OL Lyonnes dont j’ai vu la seconde mi-temps, il y a des questions à se poser pour donner une réalité à une prochaine finale européenne, voir un titre européen à remporter. D’habitude dominatrice, l’équipe lyonnaise a joué par rapide verticalité sans pour autant être dangereuse, hors une excellente tête d’Ada Hegerberg en toute fin de rencontre.
J’ai trouvé pleine de potentiels Jule Brand mais l’association avec Dumornay ne fonctionne pas au mieux et le coach n’a pas réussi à proposer un travail mettant en valeur les qualités de la malawite Tabitha Chawinga. En fait offensivement, il y a des noms mais pas d’équipe. Sur le plan défensif, j’ai du mal à comprendre le salaire et la présence de Tarciane, supérieure à 70.000 euros mensuel, payée peut-être aux centimètres ?
L’OL Lyonnes a un passé extraordinaire. Pour l’instant, pas d’avenir européen.
Pour le Paris FC, tutti va bene. Seconde du championnat, on aurait pu attendre ce qui avait été proposé par le Paris Saint Germain dans le passé, à venir concurrencer l’OL de l’époque pour finir par deux finales de Ligue des Championnes en 2015 et 2017. Il n’en sera pas le cas et cela convient très bien au club parisien.
Faire quelques matches historiques pour alimenter les arrivées et ne pas se brûler aux ailes de l’espoir, comme Icare.
L’histoire sera toujours bonne à raconter avec ce pénalty incroyable leur permettant d’égaliser à Charlety contre Arsenal (2-2) à la 87′. Une gardienne qui joue son 5,50 d’un plat du pied pour que la capitaine de la sélection anglaise, Williamson, interprête cela comme une passe, pour qu’elle le joue côté droit plutôt à gauche, et la prenne, paresseuse de la main quand un pied aurait suffit pour arrêter le ballon et le replacer.
Pénalty non discutable. Il y avait longtemps qu’on avait pas vu une main dans la surface sanctionner un pénalty. Les nouvelles règles ne faisant même plus lever un cil tant que la VAR n’infirme pas la main et la balle.
là, un bonheur de pénalty pour l’arbitre qui sera, pour la dizaine d’année à venir, dans toutes les formations pour arbitre et un point pour la Paris FC qui attend maintenant des adversaires à sa portée après Barcelona (vainqueur 2026) et Arsenal (vainqueur 2025).
William Commegrain Lesfeminines.fr
