En général, dans le football féminin comme dans le sport féminin, parler de discrimination morale vous emmène directement à l’échafaud des idées, vous qualifiant d’extrémiste pour les contres et de messie pour les pour.

L’affaire internationale du basket américain professionnel féminin en étant un exemple frappant, pour accepter ou refuser la déclaration de transgenre déclarée par l’ex-basketteur professionnel américain, Royce White (35 ans, Houston Rockets, Kings) pour participer à la draft féminine de 2027, sous menace d’attaquer le système pour discrimination.

Cette affaire montre même à quel point le sujet est sensible. L’homme se présentant aux élections du Sénat à venir et dont on ne sait s’il le fait à bon escient ou pour utiliser la couverture médiatique que tout sujet discriminant dans le sport féminin s’étale sur tous les supports médiatiques nationaux comme internationaux.

La liste du Ballon d’Or 2026 à l’avantage d’interroger les fans puisqu’Aitana Bonmati (FC Barcelona, espagnole), récipiendaire du trophée depuis 2023, 2024 et 2025 en est absente (blessée).

Faute de compétitions internationales (euro, JO, mondial), il est surprenant de constater que la CAN 2026, tout juste terminée en juillet et Août, ayant vu deux finalistes inattendus avec le Malawi et le Cameroun, ne comprend aucune joueuse de la compétition. La liste 2026 comprenant 30 noms, à égalité avec le nombre sélectionné des joueurs masculins depuis 2023, permettait des introductions dues à l’actualité.

Bien entendu, à l’exception de Temwa Chewinga, déjà retenue l’an dernier. On peut autant attribuer la présence de l’excellente malawite à son activité dans la NWSL, pour le compte de Kansas City Current, même si elle a terminé Soulier d’Or de la CAN avec 5 buts. De la même manière, la présence de Barda Branda (Zambie, 5 buts), est tout autant due a son importance pour ses couleurs d’Orlando Pride qu’à celle de sa CAN, éliminée en phase de groupe.

On aurait aimé que la gardienne Michaely (Cameroun, vainqueur du titre), nommée meilleure gardienne du tournoi suite à ses quatre arrêts de pénaltys (1 et 3 tirs au but) contre le Maroc en demi-finale -avec deux awards de meilleure joueuse du match-, apparaisse dans la liste des 30 et surtout des 5 gardiennes. On aurait salué que Hanane Aït El Haj (Maroc) soit reconnue pour sa qualité dans la performance marocaine (1 but et cinq passes décisives) alors que défenseure.

On aurait rien eu à écrire si l’un des deux coaches des deux équipes finalistes soient dans la liste des cinq pour avoir amené, pour leur première fois, le Cameroun au titre et pour le Malawi, en finale alors qu’il s’agissait de sa première participation, qualifiant les deux pour le Mondial 2027 à venir, et que le Nigéria (dix titres) et la Côte d’Ivoire restent à la maison.

Bien entendu que rien n’est discriminant en droit, sauf que la sélection du Ballon d’Or a oublié de regarder en bas, sur la carte mondiale. L’Afrique du football féminin existe et il mérite le choix sportif comme celui politique du Ballon d’Or, que toutes listes passées a compris depuis 2018.

N’oublions pas que 211 joueuses africaines sur les 413 de la compétition évoluent en dehors de l’Afrique.

Il serait drôle que les votes des 50 journalistes choisissent Temwa Chawinga (Malawi, Kansas City Current, Soulier d’Or africain). Essentielle à la réussite de son équipe pour sa première participation à la CAN et qualification au 10e Mondial féminin, brésil 2027.

Pour ma part, j’aurais voté pour Temwa Chawinga en 1 et Melchie Dumornay en 1 bis. Quant au coach, la réussite barcelonaise l’emporte.

le jury 2026 du Ballon d’Or

Chez les femmes, même modus operandi mais avec un casting différent : onze personnes au total, des membres de la rédaction de FF, de L’Équipe, d’un site spécialisé sur le foot féminin, cinq juré(e)s du BO (États-Unis, Angleterre, Espagne, Venezuela, Islande) et l’ancienne internationale allemande Nadine Kessler (source france-football fr).

la liste