Le Maroc, pays hôte pour la troisième fois consécutive de la CAN féminine ne peut pas s’autoriser de donner au peuple marocain le gain d’un titre quand l’équipe masculine s’est arrêté en quart du récent mondial américain, alors que 6e FIFA. D’autant que les deux dernières éditions ont vu l’équipe marocaine perdre en finale (2022-2024)

La force principale de l’équipe du Royaume se trouve, de manière surprenante, en défense. Sa capitaine, joueuse de l’ASFAR, club finaliste de la Ligue des Championnes africaines, HANANE AIT EL HAJ, défenseuses centrale a signé, sur les trois premiers matches, trois passes décisives, notamment lors de la dernière confrontation face à l’ALgerie, où tout s’est joué à l’intention de vaincre (84′, 1-0). Elle reprend une balle dégagée par le défense algérienne, issue d’un corner et place un plat du pied volontaire, vingt mètres de côté, pour que SANAA MSSOUDY, du même club, la mette au fond des filets, tuant l’exploit algérien qui s’annonçait.

Dans un stade comble, pour une opposition très physique face à « l’ennemi d’à côté », le peuple a chaviré et les joueuses avec.

La sélection marocaine est faite de joueuses à domicile (13) avec, nécessairement certaines issues de la FRance (6), mais aussi d’Espagne (3) et d’Arabie Saoudite (2).

C’est, en soi, une performance puisque les championnats féminins de chaque pays n’ont pas la qualité pour sortir vingt six joueuses homogènes ayant le profil d’une qualification au mondial.

Sauf l’Afrique du Sud, son adversaire du quart de Samedi en fin de journée (22h) qui présente une sélection faite de 22 joueuses sur 26 évoluant en Afrique du Sud pour deux mexicaines, une dans le championnat suédois et la dernière dans celui écossais.

Un choix peu payant vu la difficulté des africaines à se qualifier. Une seule victoire contre le modeste Burkina Faso par la plus petite des marges (1-0), un combat contre le Nigeria, multiple vainqueur (2-2) et une défaite pour commencer le tournoi contre la Tanzanie (1-2).

Leurs chances sont modestes, avec deux gardiennes testées, pour deux buts encaissés chacune.

Elles restent néanmoins et seraient explosives si elles passaient ce tour, réduisant à néant, tout le travail féminin fait par la fédération marocaine.

Si près d’être stars africaines dans un pays qui s’en cherchent. Ce serait révolutionnaire, mais l’Afrique du Sud est le dernier pays au monde à avoir réussi sa révolution avec Mandela comme président en 1990.