Les Lyonnes de l’OL, version Michele Kang en propriétaire (2023) et Jonatan Giráldez, ex-Barcelone et multi-récompensé (3 WCL), ont rempli leur objectif et l’emportant sur Arsenal Ladies (3-1) au retour après être rentrées de l’Emirates Stadium sur un (2-1) anglais.

Voilà les Lyonnes en position de reprendre le leadership européen après deux éliminations en demi-finale, par le même Arsenal (2024 et 2025), championne d’Europe en titre face à Barcelone en 2025.

Un Barcelone qui s’est assez facilement qualifié pour la finale à Oslo (Norvège) en prenant le meilleur sur le Bayern de Munich au féminin (4-2 sur les deux matches). Un club allemand jamais finaliste quand celui catalan en est à sa quatrième finale (2019, 2022, 2025) et trois titres (2021, 2023, 2024).

Un beau parcours, plus actuel que celui des huit titres français (le dernier remonte à 2022) qui pose le titre d’un retour lyonnais face à une affirmation barcelonaise !

Les blaugrana qui auraient du mal à accepter une seconde finale perdue de rang (Arsenal 2025), … en cas de victoire lyonnaise, les qualifiant plus de finaliste (4) que de vainqueur (3), à l’opposé de l’OL (8 titres, 3 finales européennes perdues).

D’abord, à l’aller, par deux erreurs défensives à l’Emirate Stadium impliquant Christiane Endler et la norvégienne Ingrid Engen pour la seconde.

Ensuite sur le retour au Groupama Stadium, devant 22.505 spectateurs le coach Jonatan Giráldez a demandé à la ligne défensive lyonnaise de sauter le milieu de terrain pour relancer long sur Kadidiatou Diani le plus souvent. Rendant le pressing anglais du milieu de terrain inutile. Se retrouvant, pendant la première mi-temps, obligé à faire marche arrière, souvent en retard, compte tenu de la qualité du trio d’attaque lyonnaise (Brand, Hegerberg, Diani, Dumornay), ayant poussé l’action dans les trente mètres anglais.

A ce jeu, Melchie Dumornay, bien partie pour prendre le Ballon d’Or si les lyonnaises prennent le titre européen, s’est amusée à jouer de sa technique et de sa qualité, donnant à Wendie Renard le pénalty de l’ouverture du score (22’, 1-0) et le 3e but, scellant la qualification lyonnaise à la 86′, à Jule Brand pour un (3-1).

Entretemps, Kadidiatou Diani s’est offert un but artistique, sur un corner de Selma Bacha, allant chercher, en hauteur, du bout du pied, le trou de souris que Van Domselaar, avait laissé libre (2-0, 36’).

Les anglaises, très pauvre en première mi-temps ont subi la qualité physique des deux américaines Lindsey Heaps et Lily Yohannes, ne revenant dans la partie qu’au début du second acte. Enfin, elles se maintenaient dans le camp français sans pour autant présenter des difficultés à la gardienne lyonnaise, bien concentrée sur son rôle.

Sauf que le spirit anglais n’est pas seulement une ligne d’écriture, notamment quand il est exprimé par Alessia Russo qui réussit, au physique, à réduire le score (2-1, 76’), remettant les équipes à égalité sur les deux matches.

La force lyonnaise aura été de ne jamais douter de celle-ci et d’affirmer qu’en avançant, elles auraient plus de chances de l’emporter qu’en reculant. Le troisième but lyonnais est venu de cet état d’esprit à la 86’.

Lyon revient à la tête de l’Europe. Une bonne nouvelle pour les Lyonnaises, un casse-tête pour les barcelonaises. Les lyonnaises n’ont jamais apprécié que les catalanes leur passent devant et les empêchent de continuer à écrire leur espoir.

Les antagonismes vont être nombreux. Les deux coaches sont barcelonais. Les deux équipes ont perdu en finale contre l’autre. Lyon en 2024 (0-2) et pour Barcelone, en 2022 (1-3). Dans chaque équipe, il y a des norvégiennes, stars dans leur pays, rêvant de l’emporter dans un pays la Norvège, qui reçoit rarement les finales européennes. Caroline Grahan Hansen pour Barcelone, 2e au ballon d’Or 2023. Ada Hegerberg, ballon d’Or 2018 et Ingrid Engen, ex-barcelonaise lyonnaise depuis 2025.

Et depuis 2019 et la deuxième place de Lucy Bronze avec, l’année précédente, année du Ballon d’Or féminin pour Ada Hegerberg, aucune lyonnaise n’est apparue dans le Top 3 quand Barcelone aligne cinq Ballons d’Or avec Alexia Putellas (2021 et 2022) et Aitana Bonmati (2023, 2024, 2025), sans compter les troisième places de Jennifer Hermoso (2021), Salma Paralluelo (2023, 2024) et la seconde de Caroline Graham Hansen (2024).

Dans une année sans titre international, il va y avoir de l’envie et de l’émotion à Oslo, le 23 mai prochain.