Après avoir vu le résumé de cette demi-finale aller entre Arsenal, championne 2025 en titre et 3e du championnat anglais (- 2 matches) et l’Olympique Lyonnais, la sempiternelle référence européenne en football féminin avec ses huit titres mais dont le dernier nous ramène en 2022, soit trois finales sans lyonnaise, le résumé montre les cadeaux incroyables de la défense lyonnaise au canonnières anglaises.
Le football a choisi le football d’attaque anglais
Pourtant Jule Brand avait bien pris l’intérieur pour se trouver face au but et assurer le premier but lyonnais à l’Emirate Stadium (18′, 0-1) mais l’état d’esprit du championnat anglais a pris le dessus sur celui de l’Arkema première Ligue et les initiatives des Gunners furent nombreuses pour revenir.
La chance aurait pu rester du côté lyonnais cependant, ce soir là, le football a choisi celui qui entreprend plutôt que l’autre qui contre. Deux erreurs fatales d’Endler, pourtant parmi les meilleures gardiennes du monde, ont permis aux anglaises de venir à Lyon avec un but d’avance (2-1).
L’intermède favorable aux anglaises
Dans la foulée, elles ont collé un 7-0 en championnat. Une équipe forte faite des filles du Nord de l’Europe avec Stina Blackstenius et Frida Maanum, fêtant leur 100e maillot anglais quand Smilla Holmberg était élue meilleure joueuse du match.
De son côté, l’Olympique Lyonnais revisité pour reposer les titulaires, s’en est tiré avec un score nul (1-1) contre le FC Nantes, quatrième et futur adversaire en play-off pour le titre. Soit son 3e nul en championnat, pour deux défaites européennes. Les deux en quart et demi, à chaque nouveau tour.
Plus le niveau monte, plus le résultat est disputé.
C’est avec ce constat que les lyonnaises devront répondre à l’interrogation légitime.
Plus le niveau européen monte, plus le résultat lyonnais est difficile
Elles ont réussi à s’imposer face à Wolfsburg en quart (4-0) malgré une défaite en allemagne (0-1), arriveront-elles au même résultat face aux Championnes d’Europe ? La réponse sera-t-elle dans le constat d’une fin de cycle lyonnais et la descente alors du football français en Europe ou dans la force d’une stratégie du coach barcelonais à proposer aux joueuses un plan tiré au cordeau, accepté et intégré ou non par celles-ci.
Quel est le coach qui est le plus dans la tête de ses joueuses ?
On le voit avec les demi-finales européennes masculines, l’impact du coach dans la force collective d’une équipe prend une importance déterminante.
Ce qui nous amène à développer cette interrogation : quel est le coach qui est entré le plus dans la tête de ses joueuses ?
D’un côté Renée Slegers, vainqueur 2025 de la Coupe européenne, qui maintenant a passé ce cap qu’elle aurait pu connaître l’année précédente de son introduction pour de l’autre, Jonatan Giráldez, en cours de « certification », multi-récompensé au FC Barcelone, testé par Michele Kang dans sa franchise américaine Washington Spirit en 2025, et arrivé en début de saison pour trois années, avec l’objectif de remettre l’OL à la Tête de l’Europe.
Réponse, Samedi 2 mai 15h00 au Groupama Stadium et sur l’Equipe en direct.
William Commegrain Lesfeminines.fr