Rares sont les victoires du Paris FC sur le Paris Saint Germain en championnat. Même cette saison où le Paris FC termine la saison régulière 2026 à la seconde place du championnat (2e, 48 pts), à un point du Paris Saint Germain (3e, 47 pts), les deux rencontres s’étaient jouées sur le score de (0-0) en décembre et (3-0) en février 2026 pour le PSG international.

En Coupe de la Ligue, le PSG avait atomisé le Paris FC (3-0) en février comme en demi-finale de la Coupe de France (2-1), un peu plus tard.

On pouvait reprocher au Paris FC de n’avoir jamais bousté hors du championnat son voisin, qui dans l’histoire, avait été derrière l’ex-Juvisy jusqu’en 2012, année de la professionnalisation du « club de la capitale » masculine.

Depuis 2012, le PSG se baladait face au Paris FC.

Imaginez déjà la fête de l’année dernière lorsque le Paris FC avait pris le titre de la Coupe de France 2025 au Paris SG, sur l’épreuve des tirs au but et voilà que maintenant, les joueuses de Sandrine Soubeyrand (coach), Gaetane Thiney (directrice sportive) et Marie Terroni (Présidente de la section féminine), groupe de football limité mais solidaire, se tapent le plaisir d’éliminer le Paris Saint Germain, meilleur sur le papier, avec une âme d’équipe depuis janvier 2026, face à un derby qui en demandait encore plus : un truc qui s’appelle le détail.

Il a suffit d’un but à la 88′, d’une joueuse Hawa Sangaré, qui piétinait sur le banc, entrée à la 74′, partie à la limite du hors jeu pour crucifier le PSG, fort de deux buts refusés par la VAR et un tir sur le poteau d’Elisa de Almeida, ancienne joueuse de Juvisy (ex-Paris FC)

A l’évidence, il s’agit d’un hold-up mais pouvait-il en être autrement quand de telles différences existent entre les deux équipes ? Pouvait-il en être autrement quand le Paris Saint Germain occupe les premières pages des anecdotes féminines depuis cinq saisons alors que le silence s’impose au Paris FC ? Pouvait-il en être autrement quand le contenu de début d’année 2026 du PSG avait été aussi catastrophique ? 17e européen sur 18 ! Pouvait-il en être autrement quand les juristes ou responsable sportif, du Paris SG pénalisent le parcours chaotique de leur section féminine en faisant jouer une joueuse canadienne, au dossier incomplet, pour neuf points de pénalités !

Arithmétiquement, le Paris SG est derrière le Paris FC en 2026. En championnat, sportivement, le Paris SG est derrière le Paris FC.

Inutile de se dire de quoi vont être faits les échanges SMS entre les joueuses des deux camps, qui se connaissent d’équipe de France, à clubs respectifs. L’intervention twitter d’Elisa de Almeida le montre.

Le finaliste sans surprise de l’autre côté, est l’OL Lyonnes qui a explosé le FC Nantes en seconde période avec huit buts dont un triplé d’Ada Hergerberg.

Le Paris SG n’est pas une équipe comme l’est le Paris FC. C’est certain.

C’est certainement un adversaire plus limité que le Paris SG pour l’OL Les Lyonnes, mais plus redoutable en terme d’équipe. Il n’est pas rare que les joueuses du Paris FC soient sorties avec un match nul face aux lyonnaises.

Le truc, c’est qu’elles sont légitimes à penser que sur un match. Elles peuvent être championnes de France.

Une « secte féminine » sur le principe d’un PACS dont la rupture est quasiment interdite ou impossible. Un trio féminin à trois. Des joueuses battantes « sans en avoir »… La même ligne droite qui continue jusqu’à l’horizon.

Même Michele Kang, Présidente de l’OL Lyonnes, appréciera.