En signant un score lourd de (5-0, 11e, 17′, 22′, 60′, 89′)) contre le Paris FC, en finale des play-off 2026 de l’Arkema Première Ligue , les Lyonnes -version Michele Kang- impose à la France du football féminin, sa puissance et son autorité, ne laissant à personne le droit de penser que dans l’hexagone, elles pouvaient être discutées.

Face à un Paris Fc ambitieux cherchant à pratiquer un pressing haut dans les cinq premières minutes, elles ont juste pris le temps de l’adaptation pour récupérer la quasi-totalité des ballons en assurant, elles aussi, un contre pressing du niveau d’une finale européenne, faisant disparaître le jeu parisien qui n’avait plus comme solutions, soit de courir latéralement ou défensivement, soit de perdre la balle au bout de quatre passes, faute de joueuses ayant les moyens, techniquement et physiquement, de faire la différence avec le système défensif lyonnais.

Un doublé de Chawinga, 11e et 17e, acquit sur la puissance de la joueuse. Le premier en s’enroulant sur la défenseuse centrale Célina Ould Hocine, pour placer un gauche dans le coin opposé de Mylène Chavas. Le second en s’imposant physiquement sur la même défenseuse parisienne, plaçant un tacle vainqueur devant la défenseuse sur un centre de l’américaine Lindsey Heaps, capitaine de l’USWNT.

Que faire contre le 3e de Melchie Dumornay qui finit en pleine lucarne, d’un intérieur brossé du droit réalisé au coin opposé da la surface de réparation. L’haïtienne, candidate passée du Ballon d’Or au podium de ce dernier qui se fera à Londres en 2026, réalise un triplé sur une ouverture de Vicki Becho (60′) suivi, trente minutes plus tard, par son troisième but sur un centre de Jule Brand.

Je ne pense pas qu’il s’agisse, pour les lyonnaises, d’une revanche suite à la finale européenne perdue (4-0) contre Barcelone.

C’était juste le constat que l’OL Lyonnes est nettement supérieur à la concurrence hexagonale, qu’elle vienne du nouveau FC Nantes (6-1 et 1-1 en championnat), du Paris Saint Germain (6-1 et 1-0) comme du Paris FC (1-0 et 0-0), notamment quand un titre est en jeu, avec un 4-1 pour l’OL en finale de Coupe de France contre le Paris SG.

D’autant plus quand ses joueuses évoluent avec l’intensité et l’implication d’un match international. Là, malheureusement pour le Paris FC, la finale perdue de Barcelone, le samedi précèdent, a dû jouer dans le contenu de cette opposition.

A domicile, devant 27.301 spectateurs, les Lyonnes, leader en France, gagnent donc leur 19e titre de championnes de France et limitent l’intérêt sportif des Play-off pour le titre mais l’arrivée du FC Nantes, la montée historique du Paris FC à la seconde place (jamais atteinte depuis 2011) et les difficultés du Paris Saint Germain, qualifié difficilement pour l’Europe, lui donne une raison pendant la saison.

Pour relever l’expression de Wendie Renard disant qu’avec trois titres, elle n’était pas à la casse, ni aujourd’hui, ni demain. On en est certain, la martiniquaise ne s’arrêtera que lorsqu’elle mettra, à nouveau, les mains sur la Coupe d’Europe.

La fiche technique

Le vendredi 29 mai 2026 à Décines (Groupama Stadium) – Finale de l’Arkema Première Ligue

OL LYONNES – PARIS FC : 5-0 (3-0)

Spectateurs : 27.301 environ
Arbitre :  Élisa Daupeux
Buts : Tabitha Chawinga (11e, 17e), Melchie Dumornay (22e, 60e, 89e) pour l’OL Lyonnes.
Avertissements : Damaris Eggurola (72e), Sofie Svava (79e) à l’OL Lyonnes ; Sharlie Yerro (90e+1)  au Paris FC

OL LYONNES : Endler – Lawrence, Renard (cap., Tarciane, 58e), Engen, Bacha (Svava, 69e) – Yohannes (Shrader, 75e), Heaps (Katoto, 75e), Eggurola – Becho, Chawinga (Brand, 70e), Dumornay.
Entraîneur : Jonatan Giraldez
Remplaçantes : Belhadj (g), Fathallah, Rafalski, Sombath.

PARIS FC : Chavas – N’Dongala (Yerro, 67e), Ould Hocine (Azzaro, 85e), Davis (Greboval, 67e), Bogaert – Korosec, Picard – Jedlinska (H. Sangaré, 46e), Le Moguédec, Garbino (Scott, 46e) – Mateo (cap.). 
Entraîneure : Sandrine Soubeyrand
Remplaçantes : Marques (g), Haheim, Liaigre, Tae.