Rien à craindre si les résultats sont négatifs face à la Pologne (28e FIFA, match à l’extérieur) comme à domicile contre l’Irlande à Grenoble, le pire passera par un système de barrage pour les sept équipes restantes à prendre une place pour la 10e Coupe du Monde féminine 2027 au Brésil et ;
au mieux, fera que la France, passant de deuxième actuelle à première de son groupe, sera qualifiée directement pour la compétition à venir, comme les trois autres leaders des quatre groupes de qualification de la Ligue A de l’UEFA.
Une place occupée actuellement par les Pays-Bas (10e FIFA) dans le groupe français et pour laquelle, les Bleues de Laurent Bonadei (7e fifa) comme la surprenante équipe d’Irlande (23 FIFA) peuvent postuler.
Le classement avant les deux dernières journées.

L’attente sans stress des résultats par le milieu féminin.
En écoutant la conférence de presse de Laurent Bonadei, on comprend que l’environnement de l’équipe de France féminine est peu concerné par le résultat des deux rencontres, aucune question n’étant posée directement à ce sujet, mais plus à savoir qui entre ou sort des vingt-six convoquées et quelle est l’opinion du sélectionneur sur les avancées sportives du football féminin en général, à travers la Ligue des Champions comme sur la dernière journée de play-offs.
Ce qui fait que le coach français apparait plus comme un coach de club, avec une dimension sociale et humaine forte, tant dans l’approche de la sélection des joueuses comme de celles qui en sortent. Un costume qui lui sied bien mais qui l’éloigne un peu plus, de la compétition, l’obligeant à la montrer de manière plus convaincante, lors de la Coupe du Monde 2027, dès lors que la France gagnera son ticket.
Une sélection expliquée techniquement par le sélectionneur
Les reproches ne manquent pas sur le sélectionneur depuis qu’il a décidé de se séparer des cadres de l’Equipe de France des années 2010-2024 avec la non-sélection de Wendie Renard, Eugénie Le Sommer, Kenza Dali puis le retrait de Sandie Toletti et d’Amel Majri, sans compter l’incompréhension des trois retraits successifs de Selma Bacha pour des blessures au mollet alors qu’appelée quand on voit la rigueur de l’explication du souci de Griedge M’Bock.
Il faut lui reconnaître la connaissance précise des joueuses et depuis maintenant pas loin de deux ans de mandat en tant que coach principal, l’organisation et la maitrise de la pyramide des sélections françaises.
Apparaissent quatre joueuses nouvelles : une légitime mais surprenante du fait de son jeune âge (17 ans, 2007) comme de sa place en Arkema Première Ligue (10e sur 12), Justine Rouquet (Montpellier) apportant dans le groupe des appuis et une vitesse quasi similaire à celle de Delphine Cascarino, avec une décennie en moins.
Une intéressante sur le plan de l’analyse avec l’intégration de deux nantaises, donnant du corps et une réalité à la quatrième place nantaise en championnat, quelquefois seconde d’ailleurs, pour une équipe qui est montée très récemment (deux saisons). Avec une milieu, SWIEROT Julie (2006) et une attaquante (Lucie CALBA, 2005). Enfin, une dernière, issue du club du Paris FC, MENDY Maéline (2006), prêtée par l’OL Lyonnes, montrant que les play-offs ont un sens.
Que faut-il attendre ?
Il manque des joueuses sur blessures, Diani et Griedge M’Bock, Anais Ebayilin ; d’autres pour des raisons de déplacements, Perle Morroni et Laurina Fazer.
D’une équipe de France que tout le monde craignait pour son intensité, sa technique et son allant dans les années 2010 à 2023, pour la nouvelle décennie -encore plus sous le coaching de Laurent Bonadei- l’équipe de France est plus une équipe de club, avec une nouvelle hiérarchie et des joueuses qui doivent monter en compétences et qualités, « encore plus » avec les Bleues qu’avec leurs clubs respectifs.
La véritable inconnue sera le choix de la gardienne. Avec Constance Picaud-Inconnu titulaire à Fleury face à Pauline Peyraud-Magnin, non-titulaire dans son nouveau club de Denver.
William Commegrain Lesfeminines.fr
Pour son dernier rassemblement de la saison, l’Équipe de France féminine (7e au classement FIFA) va boucler sa campagne de qualifications à la Coupe du monde 2027 de la FIFA. Pour ces deux rendez-vous, en Pologne (28e FIFA) le dimanche 5 juin (18h00, sur W9) et face à la République d’Irlande (23e FIFA) le mardi 9 juin (21h00, sur France 4) au Stade des Alpes de Grenoble,
La liste
| Joueuse | Âge | Club |
|---|---|---|
| Mylène Chavas | 26 ans | Paris FC |
| Constance Picaud-Inconnu | 25 ans | West Ham (ex-Fleury) |
| Pauline Peyraud‑Magnin | 34 ans | Denver (USA) |
| Joueuse | Âge | Club |
|---|---|---|
| Selma Bacha | 25 ans | OL Lyonnes |
| Lou Bogaert | 21 ans | Paris FC |
| Elisa De Almeida | 26 ans | Paris SG |
| Maëlle Lakrar | 24 ans | Real Madrid |
| Melweend Ndongala | 20 ans | Paris FC |
| Thiniba Samoura | 20 ans | Paris SG |
| Wassa Sangaré | 19 ans | Paris SG |
| Alice Sombath | 23 ans | OL Lyonnes |
| Joueuse | Âge | Club |
|---|---|---|
| Sandy Baltimore | 26 ans | Chelsea |
| Grace Geyoro | 28 ans | LONDON CITY LIONESSES |
| Oriane Jean‑François | 24 ans | Aston Villa FC |
| Sakina Karchaoui | 30 ans | Paris SG |
| Anaële Le Moguédec | 22 ans | Paris FC |
| Maéline Mendy | 19 ans | Paris FC |
| Julie Swierot | 20 ans | FC Nantes |
| Joueuse | Âge | Club |
|---|---|---|
| Vicki Becho | 22 ans | OL Lyonnes |
| Lucie Calba | 21 ans | FC Nantes |
| Delphine Cascarino | 27 ans | LONDON CITY LIONESSES |
| Kelly Gago | 26 ans | Everton FC |
| Marie‑Antoinette Katoto | 27 ans | Ol Lyonnes |
| Melvine Malard | 26 ans | Manchester United |
| Clara Mateo | 28 ans | Paris FC |
| Justine Rouquet | 18 ans | Montpellier |