L’Arkema Première Ligue va bientôt faire tomber le rideau de la saison 2025-2026 et jamais, sur le haut du tableau, il n’y a eu autant de bouleversement.

Commençons par la surprise du FC Nantes, juste après avoir vu tourner une séquence incroyable d’un troisième but construit « à la nantaise » face à Strasbourg, la journée précédente. Repris même par des personnes éloignées du football féminin comme Marie Tondelier (cheffe du partie des écologistes),

Et les voilà, bataillantes, vaillantes, mais soumises à la loi du Paris Saint Germain, devant 13.333 spectateurs à Marcel Saupin (1-2), sur un pénalty très discutable et une merveille de Sakina Karchaoui, un gauche pleine lucarne opposée.

Qu’a-t-il manqué aux nantaises ? La qualité de la dernière passe qui fait que le mouvement enclenché prend tout son ampleur et déstabilise l’équipe adverse. De quoi ont bénéficié les parisiennes ? D’une meilleure maîtrise dans leur présence adverse, avec des opportunités que la gardienne canadienne, Emily Burns, a su néanmoins déjouer.

Quelles joueuses retenir dans cette course finale ? L’algérienne Melissa Béthi pour Nantes. Un poison continuel en sentinelle, exemple rare chez les filles, d’un box to box. Elle doit faire le bonheur de Farid Benstiti, le sélectionneur algérien. pour la CAN à venir.

Pour les parisiennes, l’apport de Sakina Karchaoui, décisive sur ce match, comme elle l’a été face à Montpellier, la journée précédente, marquant à la toute dernière minute du match (90’+6), les larmes aux yeux, formée pendant toute sa jeunesse dans le Sud.

Le Paris FC attend depuis un certain temps, que le FC Nantes craque sur la durée. Raisonnement logique dès lors que le club nantais est arrivé en Première Ligue, juste la saison dernière. A force d’attendre et de jouer sur son expérience, sans espoir excessif mais sans doute, elles se sont faites un peu peur à Charlety, ne marquant le second but que sur une main, aussi discutable, à la 90’+3, face à Fleury FC 91, son voisin direct à quelques kilomètres.

La défaite de Fleury, initialement 5e, a donné une couleur très positive à la victoire de Dijon (2-1), bien que menée par le Havre (29′), mais revenues pour apparaître dans le Top 5 de la PL (51′, 64′). Une belle réussite alors que son club support masculin, est en 3e division française et que son Président, à chaque semestre, publie une annonce dans « le bon coin », pour trouver acheteur de sa section féminine.

Pour terminer sur la tête de ce championnat, les allemandes de Wolfsburg, futures adversaire de l’OL Lyonnes en quart retour de la Women’sChampions League, doivent se frotter les mains en lisant que les Lyonnes ont terminé sur un match nul (2-2). Seulement, le second d’une saison qui n’a été faite que de victoires, et se demander si elles ne rêvent pas, quand elles entendront que les lyonnaises ont été menées par deux fois (21′ et 76′)

Elles qui mènent (1-0) suite à l’aller européen et dont la problématique est de savoir si elles pourront marquer face à Lyon. Elles ne peuvent qu’espérer !

Il faut cependant qu’elles refroidissent leurs ardeurs. La plupart des titulaires étaient au repos. Juste pour les spécialistes, il est surprenant que l’OL ait été menée, même avec des non-titulaires, alors qu’elles ont en contrat vingt-quatre joueuses au moins internationales.

Le championnat a bougé : l’OL avait plusieurs TGV d’avance qu’elle conserve. Le Paris FC a un point de plus que le Paris Saint Germain qui avait perdu neuf points sur tapis vert, et le FC Nantes, normalement quasi- certain de faire les play-offs, fait le quatrième. Place qui oblige à rencontrer l’OL pour le premier tour des play-offs mais surtout qui les fait tomber de la course à l’Europe.

Il reste trois journées pour que les places changent.

Paris FCFleury 2-1 : Mateo 2′, Azzaro 90’+3 ; Ngock 18′

MarseilleMontpellier 1-2 : Bourdieu 51′ ; Kbida 1′ (csc), Rouquet 49′

StrasbourgLyon 2-2 : Bruna Lourenço 21′, Barrett 76′ ; Albert Shrader 25′, Yohannes 81′

NantesPSG 1-2 : van de Ven 90’+4 ; Leuchter 23′, Karchaoui 48′