Inutile d’espérer faire des week-end tranquilles pour les fans des clubs concernés, l’exception de Strasbourg (26 points). Le Havre (17), L’OM dite les Marseillaises (16), Saint-Etienne (12), le RC Lens (12) et enfin Montpellier (12) vont avoir des cernes marquées sous les yeux, à force de lister si tout à été bien préparé, bien fait, et bien réussi pour les trois dernières journées restantes.
Le « cut » de la descente se fait sur les deux derniers et certaines auraient aimé que la LFFP présidée par JM Aulas, nouvellement créée, suive l’exemple allemand en montant à quatorze pour la saison prochaine, ramenant les descentes à zéro et les montées à deux.
Marseille se met les pieds dans le tapis montpelliérain.
Cela eut une forme de logique, voire d’égalité. Un mot compliqué à appliquer et bien plus aisé à dire. Egalité car lorsqu’on voit Montpellier, dernier, planter deux buts devant le nouveau record de spectateurs en Arkema PL, 35713 spectateurs marseillais médusés, pour finir la rencontre sur un contenu très « La Paillade », au combat (1-2).
Après avoir, la journée précédente, cru croire en la victoire, menant à domicile (2-1) contre le grand Paris Saint Germain pour perdre (2-3) en deux minutes dans les arrêts de jeu, on se dit que le dernier de la PL française, même s’il a des faiblesses, joue un contenu qui peut faire peur aux meilleures.
Qu’a-t-il fallu à Montpellier pour vaincre Marseille ? Une efficience qui enverrait un astronaute sur Mars. Deux tirs, quatre entrées dans le surface adverse, un but sur la vitesse du contre et une erreur marseillaise à la 40″ du match. Qu’a-t-il fallu à Marseille pour chuter à domicile dans un stade bien rempli ? La finition dans la dernière passe, avec trop peu d’occasions réelles par rapport à leur domination alors que Mathilde Bourdieu a tout fait pour les rendre encore meilleures, comme une meilleure défense centrale.
Saint-Etienne fait une remontada des années 70
La nature donne ses premiers fruits au Printemps. Il faut croire que cela pousse dans le forez. Saint-Etienne, collée à la douzième place depuis le début de la saison, comme l’était le chewing-gum du capitaine Haddock dans Tintin, se retrouve à la dixième place par le jeu des goals averages !
Une place inattendue, d’autant qu’elles étaient menées, sur ce match, dès la 11′.
Il faut croire, que le jeu des chaises musicales, n’a pas été de la flûte. Yannick Chandioux, ex-coach de Montpellier démis il y a moins d’un mois, prend le banc de Saint-Etienne et, les « Amazones », retrouvent des couleurs d’antan.
Pour LENS, c’est compliqué alors qu’elles ont le meilleur calendrier pour la fin. L’équipe montante n’arrive pas à se maintenir au-dessus de la ligne de flottaison de la descente et malgré le coeur du Nord, il manque quelque chose pour s’assurer un maintien en Première Ligue. Sauf, pour la prochaine journée, si elles gagnent contre le Havre, quand Montpellier (12e) joue Paris FC (2e). Marseille (9e), le FC Nantes (4e) et Saint-Etienne (10e), le Paris Saint Germain (3e).
Montpellier (12e) n’a aucune chance de se maintenir dans ce combat à trois. Paris FC (2e) et l’Olympique Lyonnais (1er) sont les deux rencontres qui les attendent sur les trois dernières. Sauf que Montpellier est certainement l’équipe qui ressemble le plus aux Trois Mousquetaires. « Un pour tous et tous pour un ». Le combat, elles adorent et avec cette qualité, elles pourraient donner réalité à cette maxime : « Impossible, n’est pas montpelliérain »
Le groupe de la Mort, expression si connue dans le football va se transformer, pour la 21e journée, en « journée de la mort ». Les quatre joueront leur vie en Première Ligue : Le RC Lens (11e) reçoit Marseille (9e) et Montpellier (12e) attend Saint-Etienne (11e). Cela ne pourra pas être plus chaud.
Marseille, normalement, a une marge comme Le Havre. Sauf que l’OM a pris un but stupide dès la quarantième seconde du match. Que la défense centrale n’a pas été top sur cette rencontre, qu’il y a des choix faits par Corinne Diacre qui sortent du bois et que chaque victoire adverse, donne trois points à l’adversaire. Quatre d’avance, n’est pas suffisant pour être serein, comme pour Le Havre (cinq points de différence).
WIlliam Commegrain Lesfeminines.fr

- Saint-Étienne–Lens 2-1 : Ali Nadjim 11′, Kelley 62′ ; Gbedjissi 37′
- Paris FC–Fleury 2-1 : Mateo 2′, Azzaro 90’+3 ; Ngock 18′
- Marseille–Montpellier 1-2 : Bourdieu 51′ ; Kbida 1′ (csc), Rouquet 49′
- Strasbourg–Lyon 2-2 : Bruna Lourenço 21′, Barrett 76′ ; Albert Shrader 25′, Yohannes 81′
- Nantes–PSG 1-2 : van de Ven 90’+4 ; Leuchter 23′, Karchaoui 48′
- Dijon–Le Havre 2-1 : Gay 51′, Krezyman 64′ ; Nassi 29′