2018 en Corée du Sud, aux JO de PyeongChang, la moisson française avait été la plus fructueuse, faite de 15 médailles dont 5 d’Or. Au milieu des JO de Milan-Cortina, la récolte française n’est pas si loin de pouvoir créer une surprise avec 10 médailles dont 4 d’Or, 5 d’argent et 1 de bronze.

Tableau des médailles en fin de journée du 13 février 2026

Les filles ont eu leur part avec la famille du biathlon et la performance de Julia Simon ! Auteure d’un doublé rare chez les tricolores, quatrième relayeuse de l’équipe mixte (4×6 kms), réalisant un sans faute parfait pour valider une médaille d’Or collective et surtout, deux jours plus tard, une performance incroyable en individuelle (15 kms), réussissant à prendre l’Or malgré une faute au tir (19/20) pour une rapidité et précision incroyable dans cet exercice.

Pour ces jeux d’hiver, elle est certainement celle qui restera dans l’histoire sportive de ce sport, pour lesquels elle possède dix titres de championne du monde. Quatre en individuels, six en collectifs.

Elle montre que le sport met en valeur des personnes qui sont fragiles dans d’autres domaines (condamnée pénalement pour utilisation frauduleuse de la carte bancaire d’une coéquipière).

Lou Jeanmonnot, incroyablement pragmatique dans ses analyses, skieuse la plus rapide des compétitrices fautive pour un excès de tension, prend deux minutes sur deux tirs ratés (18/20), réussissant néanmoins à prendre l’argent. Avec deux médailles (une d’or par équipe et une d’argent individuelle, elle assure et rassure sur sa qualité, largement reconnue, comme leader de la Coupe du Monde.

On retiendra de cette sportive, en plus de ses performances, sa qualité d’analyse et de précision. Impressionnante.

En ski alpin féminin, il est rare de voir des noms français briller, et ce depuis belle lurette. Marion Miradoli, en descente, passe au travers avec une 16e place. Les commentateurs parlant, pour les trois françaises, Laura Gauché 13e, Romane Miradoli 16e, Camille Cerutti 23e, plus d’un manque de confiance que de moyens.

Dans un super-G assassin avec 10 abandons sur 46 partantes, dont seulement quatre arrivées sur les dix premières, la française Romane Miradoli (31 ans) a vécu un rêve en prenant la seconde place, passant de celle qui rate les occasions à la future référence du ski alpin ! Remporter une médaille aux JO (une course directe tous les quatre ans) relève tant de la haute performance.

Les autres françaises ne sont pas si loin. Malorie Blanc (10e), Laura Gauché (12e), N. Begue (22e).

Pauline Laffont est la miraculée des médailles. Qualifiée sur le fil pour la finale, elle prend une 3e place à Jakara Anthony, celle qui, aux derniers jeux, lui avait retiré le bronze en 2022 (Pékin) ! Le tout, sur une faute dans l’épreuve du ski de bosse.

Le ski de bosses, heureux pour la France. La première des épreuves olympiques alpines que le CIO avait intégré dans son programme de renouveau en 1992, avec le Président actuel des prochains JO des Alpes françaises, Edgar Grospiron (Or aux JO d’Albertville en 92) et dont la française, en 2018, avait aussi pris l’Or.

La française, canadienne, à qui la France a donné très rapidement la double nationalité (2025) s’est lancée avec le champion olympique en titre, Cizeron Guillaume, vers une aventure peu garantie de résultat, tant un couple en danse, se doit de s’entraîner comme d’être identifié par les juges, sur une période de plusieurs années.

Vainqueur à l’arraché de l’Or olympique, face à des américains qui s’entraînent dans le même centre canadien, cela ne peut que poser des questions ?

Pour la presse outre-Atlantique, la note très haute d’une juge française fait gagner l’Or alors que dans le même temps, elle note défavorablement le couple américain. D’un autre côté, pour les spécialistes français, la rapidité et la puissance du couple vainqueur, justifient techniquement comme artistiquement, leur première place.

La grande perdante est Gabriella Papadakis, Or olympique en 2022, auteur d’un livre qui reflétait ses émotions, notamment son ressenti sur la main mise de Guillaume Cizeron sur les choix, obligeant ce dernier à lui demander des comptes en justice et de ce fait, -indirectement- à lui retirer le rôle de consultante que NBC lui avait octroyé – pour manque potentiel d’objectivité lors des passage du couple français –

Voilà une performance qui montre que le résultat, l’Or, est aussi un principe de base que l’Etat et ses délégataires du service public (les fédérations) ne négligent pas. Il nécessite de prendre des décisions. Le choix sportif de Julia Simon dans le relais mixte en est un exemple. Celui de la naturalisation de Laurence Fournier-Baudry en est un autre.

Deux médailles d’Or au final.

Cinq filles pour sept médailles dont 2 mixtes.