Alizé Cornet, ex-numéro 11 mondial, nommée capitaine des Bleues en Billie Jean King : une transition féminine pour monter en Première division.  

Fraîchement retraitée du circuit WTA (2025), Alizé Cornet prend les rênes de l’équipe de France féminine de Billie Jean King Cup (ex-Fed ) au lieu et place de Julien Benneteau, avec l’objectif de passer du deuxième groupe mondial à l’échelon supérieure de l’élite dès 2026.  

 Une joueuse d’expérience pour un poste à haute intensité 

À 35 ans, Alizé Cornet n’est pas seulement une ancienne 11e mondiale. Elle est une figure du tennis français, connue pour son endurance au sport de haut niveau symbolisée par le record de ses 69 participations consécutives aux tournois du Grand Chelem, réservées au Top 100 mondial.

Après une tentative de retour sur le circuit féminin clos en septembre 2025, elle a laissé l’impression d’un amour au jeu, d’une combativité en faisant face à des joueuses bien plus jeunes dans un sport féminin, où l’âge a ses raisons d’être et s’est proposée pour laisser place à une autre forme d’engagement : celui de la transmission. 

La FFT, après avoir étudié plusieurs candidatures, dont celle relayée par la presse, d’Amélie Mauresmo, en doublant avec son poste de Directrice de Roland Garros, a été séduite par son profil : expérience, motivation, disponibilité et surtout, une volonté affirmée de construire un esprit d’équipe fort.  

Elle succède à Julien Benneteau, dont le mandat s’est terminé dans la tension, marqué par des absences de joueuses cadres et des critiques internes. 

Une mission claire : reconstruire et fédérer 

Reléguée en 2024 au deuxième échelon de la Billie Jean King Cup, l’équipe de France féminine doit retrouver l’élite.  

Cornet aura pour tâche de reconstruire un collectif, de préparer les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, et d’encadrer les jeunes talents. 

Sa première déclaration donne le ton : « J’ai à cœur de construire un esprit d’équipe fort, fondé sur l’exigence, la solidarité et la passion du maillot bleu ».  

Une ligne claire, qui tranche avec les tensions passées et qui rappelle que la Coupe Billie Jean King, comme la Coupe Davis, est avant tout une affaire de cohésion. 

Une nomination qui dépasse le terrain pour se situer sur celui de l’émotion.  

 Cette nomination est aussi symbolique. Elle marque le passage d’une génération de joueuses à une génération d’athlètes où les émotions ont le droit à la parole comme à celui de l’écoute. 

Cornet, passionnée d’écriture et d’expression, autrice de deux romans “La Valse des Jours” parue chez Flammarion en 2020 et celui plus récent de 2022, “Ce qui manque à l’amour” chez Albin Michel, incarne cette forme de leadership émotionnel, dans lequel le tennis n’est pas loin, en publiant “Sans compromis” en 2020, une sorte de carnet de bord autobiographique de ses émotions en carrière.  

Elle arrive à un moment où le sport féminin, et plus particulièrement, le tennis féminin français cherche une nouvelle dynamique.  

Un objectif avec une équipe nouvelle.  

Après la retraite de Caroline Garcia, son groupe devrait être composée entre Lois Boisson (36e WTA, demi-finaliste à Roland Garros et titrée à Hambourg WTA 250), Elsa Jacquemot (60e, demi-finaliste WTA 500 à Gwadelaraja, quart de finale WTA 250  Cleveland), Varvava Gracheva (79, ¼ finaliste WTA 500 de Tokyo), Leolia JeanJean (108, ¼ de finaliste Bogota WTA 250) et la jeune Tiantsoa Rakotomanga Rajaonah (122, vainqueur au 125 TWA de Sao Paulo) 

Actrice dans le passé, manageuse au présent, elle a plusieurs mois pour se mettre dans la peau et les émotions d’une capitaine, puisque la prochaine compétition aura lieu dans la semaine du 6 avril 2026, pour la phase de groupe.  

En cas de victoire, elles joueront la phase finale en Septembre 2026.  

On ne fait pas 20 ans de tennis de haut niveau de manière lisse. Si on doit résumer la personnalité de la française, on peut parler de courage dans le jeu, de maillot Bleu comme de l’émotion qui va avec, de recherche d’équilibre émotionnel. 

Il restera à élargir sa palette avec celle de manageuse d’ambitions. Celle des joueuses, celle de la Fédération, celle des médias et celle des fans. 

Pour info, la France l’a emporté par deux fois (1997 et 2019). L’Italie, équipe vainqueur de la Billie Jean King en 2024 s’est partagée, entre joueuses et staff, un prize money de 2,4 millions de dollars