La jeune joueuse de 22 ans a interpellé lors de la dernière fenêtre FIFA, obligeant les Bleues de Laurent Bonadei à s’opposer à la 105e nation FIFA, faite d’avoir des adversaires disponibles, penchés sur les qualifications au Mondial brésilien de 2027.

Une quasi-punition pour les joueuses ou les fans qui s’est terminée par un (9-0) anecdotique français, face à la Lettonie, pays européen que les 3/4 des français auraient du mal à situer sur la carte de l’UE.

Dans un groupe où le sélectionneur a laissé volontairement aux USA, la jeune Laurine Fazer comme sa coéquipière des Anges, Perle Morroni, est apparu une inconnue en Bleue, Océane Hurtré.

Pour une joueuse attaquante, sélectionnée en A dans ce mois d’Octobre 2026, ne pas avoir marqué de buts sur une période de trois saisons, même avec des blessures, ce ne peut être que des statistiques à oublier.

Il faut mesurer la chance de cette fille, vouée à une certaine malchance pour avoir eu, si jeune, la fatale blessure des croisés en 2023 sous les couleurs d’un Girondins de Bordeaux, disparue des radars en 2026 et, l’année précédente, d’une grave blessure à la cheville auprès d’un autre club disparu du monde professionnel en 2026, le Dijon FCO !

Quand en plus, après avoir été sous les couleurs de l’OL (2017-2018) et du Paris Saint Germain (2024-2025) en passant sous les radars, faute de statistiques le permettant.

10 matches au PSG sans but avec une seule passe décisive, au cours d’une saison où les attaquantes parisiennes n’avaient pas brillé. 5 matches joués sous Bordeaux la saison auparavant, pour aucun but ni passes décisives après 5 matches de joués. Aucun but pour la saison d’avant (2022-2023), ni de passes décisives avec 13 matches de joués … A se demander si la position d’attaquante lui convenait.

Puis le départ pour l’Angleterre. Le speak « vertical » de la seconde division anglaise au sein d’une équipe Birmingham ayant connu les honneurs du plus haut niveau (vainqueur de la FA women’Cup en 2012, 1/2 finaliste de la Coupe d’Europe en 2014), entraîné par le futur sélectionneur de l’Angleterre, Mark Sampson (3e à la Coupe du Monde 2014 au Canada), notamment quand le football anglais se jouait encore de mars à Octobre.

Championne de seconde division, la montée en Women Super League -championnat reconnu comme étant le plus homogène en Europe-, la position de meilleure buteuse de son club bien qu’onzième sur quatorze à la date de l’article, et le titre honorifique de meilleure joueuse du mois du championnat (Septembre, 4 buts et 1 passe décisive).

21 matches dont 10 en tant que titulaire. 3 buts et 3 passes décisives en championnat, un triplé en FA Cup. La première saison anglaise fait oublier le monde français à cette internationale visiteuse des U17 (3 sel), U19 (5), un peu moins des U20 (10) et U23 (6).

Dans la saison en cours, la voilà, sur six matches, avoir marqué six buts (5 en championnat) et donné 3 passes décisives, la mettant dans le Top 3 des buteuses du championnat. Seconde derrière la star Khadija Shaw (7 buts, Manchester City), et devant Victoria Pelova (5 buts, Tottenham), Lauren James de Chelsea (4), et Lauren Hemp de Manchester City. Même Alexia, triple ballon d’Or, est derrière avec 3 buts (London City Lionesses).

Rien à voir avec la période française.

Après son but face à la Lettonie et une passe décisive, elle est candidate à être sur la prochaine liste de Laurent Bonadei (Vénézuela et Maroc) de fin novembre et début décembre.

Avec un style qui ressemble à celui de Bruno Bellone -pour les anciens- très vertical jusqu’à la ligne de but, pour un centre au cordeau du pied gauche et un mental à la « rugbywomen » de passer l’adversaire physiquement comme techniquement, elle apporte une carte que d’autres non pas.

Cette découverte confirme deux choses : tout est possible en football. Si dans un coin de terre, cela ne va pas. Il en existe d’autres avant de faire un bilan définitif. Le football féminin d’avant-hier ne le permettait pas. Voilà pour la première réflexion.

La seconde, c’est que le staff de l’équipe de France travaille sans étât d’âme. Si cela flambe quelque part, alors essayons là.

L’avantage d’être les premières qualifiées européennes pour le mondial 2027 (Allemagne, Espagne, France, Danemark) a donné cet avantage à Océane Hurtré : intégrer des essais.

Il lui reste à l’exploiter, après avoir reçu un ticket d’entrée.