La première mi-temps de la 11e journée a été très claire. Trop c’est trop. Trop de matches avec un nombre incroyable de sélections nationales pour les équipes européennes (U17, U19, U23, A), trop de fatigue, trop de professionnalisme, trop c’est trop et seulement quatre buts ont été marqués dans les quarante-cinq premières minutes pour un total de onze buts.

Les tirs « hors réparation » réparent les scores
Quatre buts dont trois issus d’un tir hors surface de réparation, surprenant des défenses qui sont au niveau des qualités athlétiques ou physiques des équipes offensives.
Donc un jeu sans occasion, sans finalité autre que de baisser la tête, oublier la dernière passe ratée, le contre repris sur un duel athlétique et espérer, qu’au moins une fois, une prochaine fois, l’action devienne occasion et qu’ensuite, bonheur suprême, elle se termine en buts.
Une petite journée avec des heureuses et un Paris FC, heureux de rester dans l’ombre du Paris SG
Ne me demandez pour quelles raisons l’Olympique de Marseille, dite les Marseillaises, a planté un score dantesque (Perret 12′, Bourdieu 45’+4′, Le Mouël 61′) à un Montpellier recevant à domicile, plutôt dominante dans les occasions du premier acte, avec une sacré joueuse Justine Rouquet, incroyable de vitesse sur ses appuis, à évaluer quand elle doit s’imposer dans une défense rude.
Un bond pour l’équipe de Corinne Diacre, sur deux buts de Mathilde Bourdieu et Margaux Le Mouël, ex-joueuse du Paris FC la saison dernière, qui ont bien manqué dans le derby parisien, obligeant d’écrire que le Paris FC, à l’image d’un Brel chanteur, a décidé « d’être l’ombre » du Paris Saint Germain après ce nul (0-0) sans occasion.
Une déclaration d’amour entre les deux Paris ou une réalité française quand on sait que le FC Nantes s’est fait surprendre à domicile par un Strasbourg classique mais auteur d’un but incroyable de Pinto (0-1). Un but rêvé devenu réalité.
Si les Marseillaises sont heureuses, le bonheur a trouvé son écho à l’autre bout de la France. Le RC Lens, onzième et premier relégable, malmené face au Havre (0-1, Enguehard 49′) est revenu au score en deux minutes (Gbedjissi 70′, Jeudy 72′) !
Saint-Etienne sait compter et doit se dire que le Père Noël les a oublié ! Les seules des quatre dernières à prendre une défaite sur le plus petit des scores (0-1, Declercq 54′).
Pour l’Ol Lyonnes, le plus compliqué est d’écrire le nom des buteuses tant elles peuvent devenir nombreuses. Là, c’est un (3-0) végétarien qu’elles ont infligé au FC Fleury (Katoto 32′, Yohannes 61′, Becho 70′). A noter le premier, avec un Katoto qui se démarque à l’idéal dans une forêt de joueuses, détente verticale totalement maitrisée sur une passe déposée de l’haïtienne Melchie Dumornay.
William Commegrain Lesfeminines.fr
Le classement de la 11e journée
