Stockholm, petite finale. Dans cette double rencontre haletante pour les joueuses, plus qu’un résultat, cette victoire est le symbole d’une solidarité sans faille entre joueuses.

Solidarité qui s’est manifestée par le travail incessant de Grace Geyoro en milieu défensive, faisant un lien de qualité entre le jeu défensif et offensif des françaises. Un poste où elle exprime son tempérament calme et analytique, complété par la fougue de Sakina Karchaoui, adepte des récupérations et tacles dynamiques, comme du jeu de passe en première intention.

Sur les côtés, Perle Morroni et Elisa de Aimeida se sont exprimées donnant un peu de sang vif aux contres français, le tout mis en valeur par la pugnacité de Clara Mateo, buteuse (58′), signant ses réalisations d’un doigt sur le cerveau quand Kadidiatou Diani a fait rappeler à ses adversaires directes, qu’on doit craindre chacune de ses montées physiques.

Solidarité qui s’est renforcée face à la qualité des suédoises, tueuses de la fin de rencontre avec deux buts marqués dans les dernières minutes de la rencontre (84′ et 90’+2), sans qu’aucune française ne recule devant le constat d’une Pauline Peyraud Magnin mal positionnée comme d’une Delphine Cascarino, par encore entrée dans son match (74′) dans cette dernière réalisation.

Le tout s’est terminé d’une manière que les françaises ne connaissaient pas. A la volonté plutôt qu’au talent et la grande Kelly Gago (106′, 2-2) n’a pas tremblé pour débouler face à la gardienne suédoise, plutôt correct dans la rencontre, pour placer une balle en coin qui aurait pu sortir, tant les balles du talent français pouvait sortir dans le passé.

Les françaises (6e FIFA) ont fini par emporter le bronze au bénéfice du cumul « aller-retour » (3-2), montrant une forte solidarité et surtout des qualités d’efficacité, avec deux buts marqués dans les dernières minutes du jeu.

Le premier, à l’aller, dans les trente dernières secondes du match joué à Reims, par Griedge M’Bock (90’+6), le second par Kelly Gago (106′) au retour, dans le froid suédois.

Le tout avec l’absence de Marie-Antoinette Katoto et Selma Bacha, deux joueuses ayant signalé être gênées musculairement. Gêne assez mineure puisqu’elles joueront leur match de championnat, le dimanche de la même semaine.

Les joueuses s’en souviendront et souriront, dans le futur lointain, du résultat qu’elles ont obtenu ensemble. Une sorte de liens s’est crée entre elles, quand bien même, la première édition avait vu la France jouer la finale, largement perdue contre l’Espagne (2-0).

Cette solidarité, une future signature des Bleues ?

Quand l’Espagne marque un grand coup lors du retour face à l’Allemagne, l’emportant (3-0) malgré l’absence d’Aitana Bonmati sur blessure (Meilleure joueuse FIFA et Ballon d’Or en 2023, 2024, 2025), pour un second titre consécutif de cette récente Ligue des Nations.

Le mardi 2 décembre 2025 à Stockholm (3Arena).
Ligue des nations féminine de l’UEFA 2025 – Match pour la 3e place (retour)

SUÈDE – FRANCE : 2-2 a. p. (0-0, 2-1)

9 141 spectateurs.
Arbitre
 : Marta Huerta De Aza (Espagne). 
Buts : Ijeh (84e), Kafaji (90e+2) pour la Suède ; Mateo (58e), Gago (106e) pour la France. 
Avertissements : Rytting Kaneryd (60e), Angeldahl (85e) à la Suède ; Mbock (51e), De Almeida (51e), Peyraud-Magnin (85e) à la France. 

SUÈDE : Falk – Sandberg (Angeldahl, 59e), Nelhage (Blackstenius, 108e), Björn, Holmberg – Asllani (cap., Kafaji, 71e), Zigiotti Olme, Lundkvist (Sembrant, 88e) – Rolfö (Jusu Bah, 59e), Schröder (Ijeh, 71e), Rytting Kaneryd.   
Remplaçantes : Enblom (g), Öhman (g), Andersson, Anvegärd, Olsson,  Janogy. 
Sélectionneur : Tony Gustavsson.

FRANCE : Peyraud-Magnin – De Almeida (Sombath, 116e), Samoura (Sangaré, 110e), Mbock (cap.), Morroni – Fazer (Jean-François, 74e), Geyoro, Karchaoui – Diani (Gago, 96e), Mateo (Baltimore, 96e), Bussy (D. Cascarino, 74e). 
Remplaçantes : Chavas (g), Picaud (g), N’Dongala, Lakrar, Le Moguédec, Malard. 
Sélectionneur : Laurent Bonadei.