Arsenal a enchanté le monde du football européen la saison dernière.

La saison dernière, partie dans la compétition européenne, dès les qualifications, l’équipe menée par Renée Slegers, devenue coach principal en cours de saison (octobre 2024), confirmée en janvier 2025, a remporté la Ligue des Championnes (WSL 2025) en battant l’Olympique Lyonnais (8 fois vainqueur, 1-4 en demi) et le redoutable FC Barcelone, en finale (1-0).

Une victoire inattendue les deux fois, d’autant que l’OL avait gagné en Angleterre (1-2) à l’aller. Puis lors de la finale à Lisbonne, face au palmarès récent des Catalanes, trois fois vainqueur (2021, 2023 et 2024) pour deux autres finales (2019, 2022).

Dans la lignée de cette performance jamais réalisée dans le passé, Arsenal est devenu le premier club anglais a remporté deux fois cette compétition (2007 et 2025) comme le seul, mettant « un vent » aux formules 1 actuelles de la WSL (Women’s Super League) que sont surtout Chelsea Ladies (6 fois championnes depuis 2020, une fois finaliste et quatre fois demi-finale de l’Europe) comme les deux Manchester, United (1 fois vice-championne, qualifiée deux fois en phase de groupe) et City (1 fois championne, 4 fois vice-championnes, deux fois demi-finalistes européens (2017 et 2018).

Stina Blackstenius marque le but d’Arsenal qui donne le titre aux Anglaises contre le FC Barcelone (1-0)

En 2025, l’Angleterre gagne quand Arsenal enchante le monde Anglo-saxon

De notre hexagone, on maîtrise mal la performance du club anglais d’autant, qu’à la différence de la France lorsque Lyon gagnait, l’Angleterre a vu la même année, son équipe nationale faire la performance unique de remporter, une seconde fois consécutivement, le titre de l’Euro en revenant au score contre les Espagnoles (1-1, vainqueurs aux tirs au but), actuelles numéro 1 mondial.

Arsenal 2026 marque le pas !

Habituées depuis 14 ans à prendre la seconde ou troisième place du championnat, les anglaises de Londres ont froid, placées à la 5e place, en regardant le classement actuel de la WSL ! La faute aux trois dernières rencontres, deux nuls (Manchester United) dont un contre une modeste équipe de West Ham (dernière).

Subissant la journée suivante (5e J), une première défaite (3-2) contre Manchester City. Un opposant du niveau de L’OL Lyonnes, actuellement second de la compétition, derrière Chelsea.

Chloe Kelly marque bien (2 buts), Caldentey aussi (2 buts), tout comme Russo (2 buts), la norvégienne Maanum (3 buts), l’australienne Foord, la suédoise Blackstenius (2 buts), le problème anglais est clair.

Elles ont pris trois buts contre City, trois buts de trop qui font mal.

Haut du classement de la WSL 2026 après 5 journées.

L’OL Lyonnes rugissent en France

Les Lyonnes rugissent en France.

Les Lyonnaises, très en verve en Arkema Première Ligue (4 victoires, 19 buts pour 3 encaissés), présentent des garanties de jeu avec son nouveau coach Jonatan Giráldez (ex-FC Barcelone) que ne donnaient pas l’Australien Joe Montemurro (coach 2024-2025),

Avec une pluie d’attaquantes et des jeunes qui s’affirment quand on leur donne leur chance, à l’image de Becho et Joseph, autrices de deux triplés face au RC Lens (1-8), l’Europe aura peut-être l’occasion de rêver devant les facilités de l’américaine Lily Johannes (18 ans), éclatante contre Sakina Karchaoui, face au Paris Saint Germain

Une diffusion Premium

La BBC diffusera jusqu’en 2030, en complément des droits européens pris par Disney+, les matches de Coupe d’Europe des trois équipes anglaises (Arsenal, Chelsea et Manchester City) en clair (free to air).

Des chiffres d’audience quasiment garantis notamment sur les réseaux sociaux, à comparer avec le diffuseur français, l’Equipe TV.

Une audience qui bénéficiera autant à Arsenal qu’à l’OL Les Lyonnes de Michele Kang, pas très en vue avec son autre club, Les London City Lionesses (9e sur 12, revenues à la 7e place après leur victoire contre Liverpool).

Dans une « mondialisation européenne » des meilleures joueuses du monde, les lyonnaises comme les canonnières d’Arsenal savent à quel point ce match peut leur ouvrir ou leur fermer, des portes.

Rappelez-vous l’ITW de Kessya Bussy précisant à notre correspondant allemand, Gerd Weideman, à quel point son match face à Wolfsburg, lui avait ouvert les portes de son transfert en Allemagne.

A chaque fois le football anglais l’emporte dans des finales qui ne leur donnent pas le statut de favori.

Arsenal est mal en point en ce début de championnat.

Encore plus mal en point si les Lyonnes se souviennent de la leçon reçue au Groupama Stadium, qu’elles avaient subi (1-4) la saison dernière alors que les lyonnaises s’étaient imposées en Angleterre (1-2). Les Lyonnaises doivent l’avoir en mémoire, ce match. L’élimination en demi-finale les ayant condamner d’un nouveau RDV face à leur meilleure ennemie, Barcelone.

Pour autant, Arsenal comme le football anglais, n’est jamais aussi fort que lorsqu’il n’est pas attendu.

L’Angleterre l’a emporté en 2022 contre l’Allemagne, huit fois vainqueur. En 2025, la finale s’est jouée contre l’Espagne (1-1, vainqueur aux tirs au but). Arsenal a joué sa finale 2025 en l’emportant contre le FC Barcelone, ogre actuel du football féminin européen avec en son sein, quatre Ballons d’Or donnés à Alexia Putellas (2022 et 2023) et Aitana Bonmati (2024 et 2025).

La seule concession faite par Arsenal aux européens en 2025 s’est jouée au Ballon d’Or du mois de Septembre.

Au théâtre du Châtelet, l’espagnole Mariona Caldentey (Arsenal) a vu Aitana Bonmati (déclarée meilleure joueuse de l’Euro et de la WCL 2025) prendre un 3e ballon d’Or devant elle, mais aussi, devançant Alessia Russo, (3e Arsenal et Angleterre), Chloé Kelly (5e, Arsenal et Angleterre) et Leah Williamson (7e, capitaine des deux équipes).

Quand on voit la notoriété donnée aux Ballons d’Or, issues le plus souvent des compétitions européennes (WCL ou UEFA), et alors que l’année 2026 n’aura qu’un seul titre à donner pour y briller, celui de la Women’s Champions League ….

Le club vainqueur aura une bonne chance de voir une de ses joueuses le soulever.

Les Ladies d’Arsenal feront-elles une nouvelle concession contre l’OL Lyonnes, mardi 7 au soir, à 21h comme elles l’avaientg fait en demi-finale aller à Londres ? Ou, pire, en direct sur L’Equipe TV, l’OL Lyonnes ne leur donnera pas le loisir de se poser la question ?