Delphine Cascarino
Pas si simple de trouver la meilleure joueuse française de cet Euro. Le premier souvenir nous impose la qualité de prestation de Delphine Cascarino (San Diego Waves), élue par deux fois meilleure joueuse de la rencontre face à de la concurrence !
Une première fois contre l’Angleterre (5e FIFA) pour avoir utilisé sa vitesse en mettant en difficulté Jess Carter, très contestée ensuite et admirablement servie Marie-Antoinette Katoto (36′, 1-0). Puis la seconde fois, ce sont ses deux actions face aux Pays-Bas (11e FIFA) qui ont éclairé son destin dans cette compétition concrétisées par deux buts (64′, 67′) et une passe décisive. Des statistiques plus que correctes en 209′ minutes de jeu, pour huit occasions, deux buts et deux passes décisives.
Le turn-over imposé par Laurent Bonadei en ouvrant sa sélection à six attaquantes au profil différent mais à la même qualité d’action, lui ont refusé d’avoir plus de confiance et de temps de jeu, pour marquer les fans des Bleues dans cet euro.
En retrait Sandy Baltimore
Marie-Antoinette Katoto, attendue, la plus présente sur le rectangle vert de la compétition (224′) a des statistiques proches de celle de Delphine Cascarino avec deux buts, neuf occasions et deux passes décisives. Seulement, sa prestation correcte contre l’Allemagne confirme que l’ex-parisienne devenue lyonnaise cette saison à venir, est devenue plus une joueuse collective qu’individuelle.
Sandy Baltimore, superbe buteuse contre l’Angleterre s’est très vite éteinte ensuite, l’UEFA ne lui accordant que quatre occasions de buts pour le temps de présence le plus élevé des attaquantes bleues : 220 minutes de jeu cumulées sur les quatre matches des françaises. A comparer, Kadidiatou Diani (Ol Lyonnes) qui n’a pas laissé grande impression pourtant a été assez efficace (204′, 1 but, 7 occasions et une passe décisive).
Des temps de jeu supérieurs à celui de Clara Mateo (168′), aussi efficace (1 but) mais avec autant d’occasions à son actif (6). Buteuse, passeuse, influenceuse du jeu français, face néanmoins à une équipe galloise éloignée au plan FIFA (30e).
Melvine Malard a joué 139′ cumulé sur les quatre matches des Bleues pour quatre occasions. Kelly Gago n’étant entrée qu’une fois : pour 25 minutes face au Pays de Galles.
Un milieu pénalisé par sa performance face à l’Allemagne
Une attaquante dépendant du jeu et de la qualité de passes comme de décision des milieux de terrains comme des latérales, on ne peut pas proposer les candidatures de Grace Geyoro (PSG), Sakina Karchaoui (PSG), Sandie Toletti (Real Madrid) et Oriane Jean-François (Chelsea) après le match face à l’Allemagne.
Elisa de Almeida est toujours aussi utile dans le couloir droit, son entente avec Delphine Cascarino a mis au banc la blessure du genou qui les opposait quant à Selma Bacha, elle est en train d’apprendre la difficile vie des adultes.
Pauline Peyraud Magnin
A mon sens, la meilleure française sur cette compétition a été Pauline Peyraud Magnin, 33 ans, pour son apport défensif dans le jeu des Bleues, à des moments difficiles. Notamment sur le pénalty arrêté face à Sjoeke Nüsken (Chelsea) face à l’Allemagne mais aussi sur ses six arrêts « save » enregistrés par l’UEFA sur quatre matches.
Sa responsabilité n’est pas engagée sur les buts encaissés. Le but anglais (2-1) est inarrêtable. Le but gallois vient après qu’elle ait arrêté un tir. Les deux buts des Pays-Bas, l’un est fait d’un tir en lucarne de Pelova, inarrêtable et le second est un csc de Selma Bacha. Enfin, l’égalisation allemande est aussi surprenante et ne relève pas de sa responsabilité.
Elle a été plus constante sur le jeu mais aussi dans les vestiaires sur les quelques films posés par la FFF sur sa plateforme. Sans oublier qu’il faut un sacré physique pour tenir face à Selma Bacha qui la tord de joie alors qu’elle vient d’arrêter le pénalty allemand dont elle est responsable.
Enfin, son intervention sur instagram condamnant les messages reçus sur les réseaux et sollicitant la FFF à déposer plainte montre qu’elle a été là, un peu plus que les autres.
Ecrire qu’elle a été la meilleure française pour sa constance ne lui donne pas le titre de meilleure gardienne du tournoi. C’est juste qu’elle a été, plus que les autres, au niveau des quatre matches joués.
William Commegrain Lesfeminines.fr