Leila Wandeler, 18 ans, OL Lyonnes, a une signature de jeu qui en fait son talent et sa différence.
Cela pourrait être son coup de reins quand elle récupère la balle pour perforer. A la manière d’un Thierry Henry, elle va vite et bien. Mais sa grande force est ailleurs.
La suissesse délivré des centres à un moment où personne n’a l’habitude de le faire.
Lorsqu’elle se prépare à centrer, elle a le regard plus loin que les autres. Elle ne cherche pas une partenaire proche, à dix, quinze mètres. Son envie est de donner un ballon précis, rapide, ferme, latéral au-delà des trente mètres que tout le monde utilise.
De plus, elle ne cherche pas à centrer en touchant la ligne, elle centre très tôt, dans les vingt-cinq mètres pour basculer le jeu de l’autre côté, quand la défense entre dans la surface et que les milieux s’approche d’elle pour lui bloquer son jeu.
Elle est donc l’arme idéale pour servir, champ opposé, une joueuse qui, venue de l’arrière, a suivi sa perforation et se retrouve seule, sans adversaire, dans l’autre côté du terrain.
Sur les trois matches qu’elle a joué en entrant, ce n’est pas une fois, mais deux ou trois fois qu’elle a réalisé ce geste. Instinctivement, rapidement, efficacement.
Le jour où sa partenaire sera certaine d’être servie, viendra pour avoir la balle, cela fera but ou au pire, une grosse occasion de but. La joueuse recevant son geste, est seule. Souvent, très souvent.
Gros danger pour les adversaires.
William Commegrain Lesfeminines.fr