La Belgique conteste l’Espagne jusqu’à la 50′, puis craque !
Espagne – Belgique et dans cette histoire impossible pour nos amies belges, il y a tout de Jacques Brel, chanteur de l’impossible et le Don Quichotte de la Mancha qui représente tant les couleurs de l’Espagne !
Au (6-2) final, les non spectateurs du match vont s’écrier sur la faiblesse de la 20e équipe FIFA et sur le titre déjà acquit des espagnoles (1er européenne, 2e mondial).
A la recherche néanmoins d’un trophée qui s’échappe depuis qu’elles ont gagné le championnat du monde à la surprise générale en 2023 et certainement, la leur !

Conquistadors qui se sont faites bousculer par la verve belge, capable de se battre pour être les Reines du Monde, dès lors qu’à la fin, il y a de l’amitié, des bières et des filles à chanter, la liberté d’être. Au cul des bourgeoises et des Reines du Royaume du football féminin mondial.
Au final, elles vont finir comme étant la plus mauvaise défense de ce groupe B, déjà placée dernière avec sept buts encaissés. Ce qui n’était pas si évident puisque l’Espagne en avait passé cinq au Portugal.
Et pourtant, par deux fois, elles sont revenues au score et sont les seuls, et certainement ne seront pas loin d’être les seules, à avoir passé deux buts aux espagnoles dans ce tournoi.
Une bière, une chanson, de l’amitié et Justine Vanhaevermaet (1-1, 24′) égalise deux minutes après l’ouverture du score (1-0, 22′) la très renommée Alexia Putellas (double Ballon d’Or et deux fois élue The Best FiFa). Une bière, une chanson et de l’amitié et Hannah Eurlings (2-2, 50′) égalise alors que l’ex-parisienne Irène Paredes (2-1, 39′) s’était fendue d’une tête rageuse sur corner.
Sauf que le match dure 90′. Qu’il reste 40′ face à l’Espagne et que la Belgique n’est pas l’Espagne comme Don Quichotte ne sera jamais un bourgeois.
Les Reines reprendront le pouvoir (Esther Gonzalez, Mariona, Alexia) et surtout un superbe but de Pina, dans ce qui sera le tir de l’EUro. Excentrée à gauche, décalage à droite pour s’offrir l’angle et but en lucarne opposée.
(6-2), la messe est dite. L’Espagne est en tête, la Belgique éliminée.
Italie – Portugal : les deux équipes cherchent leur place.
Le Portugal, en club, n’existe pas sur le plan européen. L’Italie héberge toutes les bonnes joueuses européennes des pays qui se situent entre la 15e et 25e place FIFA, en attendant d’avoir un vivier interne plus fort. Après s’être expatriées, les internationales italiennes jouent toutes en Italie, dans des clubs qui commencent à toucher les quarts de finale européens avec la Juventus.
En sélection l’Italie semble être comme était l’Espagne d’il y a dix ans. Prometteuse, mais incapable de passer les phases de groupe en compétition internationale.
Dans cette opposition entre deux pays latins au talent de l’orgueil bien prononcé, il y a un combat pour savoir ce que valait chaque championnat.

L’Italie a pris les devants avec un tir excentré, côté gauche, lucarne opposée de Cristiana Girelli (Juventus) à la 70′ (1-0) et le courage portugais pour égaliser à la 89′ (1-1) de Diana Gomes (FC Séville), reportant le risque de l’élimination en phase de groupe.
L’Italie est devant sans que le Portugal ne soit trop loin derrière.
Tout se jouera dans la dernière rencontre avec Italie-Espagne difficile pour un Belgique-Portugal, plus facile.
William Commegrain Lesfeminines.fr